05/08/2011

Retour en Espagne, puis France / Return to northern Spain, then to France

29/06 – 08/07: Sao Miguel – Gijon; 12/07 – 14/07: Gijon – Royan; 16/07 – 17/07: Port Medoc - Bordeaux

Nous disons à bientôt à Philippe, Fabienne et Tom qui nous aident à larguer les amarres et nous quittons les pontons de Ponta Delgada le 29 juin, un jour avant qu’eux-mêmes ne mettent les voiles directement vers le nord de la France. Nous décidons de faire route NNE (cap sur le sud de l’Irlande) jusqu’au 44 N pour contourner l’anticyclone des Açores qui s’étend presque jusqu'à l’Espagne et pour éviter également la zone des alizés Portugais qui soufflent fort en nord Galice, puis ensuite piquer directement vers Gijon. Nous faisons bonne route, rapide et globalement confortable à l’exception des deux derniers jours où nous rencontrons, au nord de la Galice, une mer très forte générée par quatre mètres de houle de NW que nous envoie une dépression située au SW de l’Irlande et qui croise et déferle avec la mer du vent d’ouest qui souffle à 30 nœuds avec des rafales à 35 nœuds. Nous prenons le troisième ris et Galatée se comporte à merveille malgré les déferlantes qui tapent sur l’arrière tribord. Vers deux heures du matin, la veille de notre arrivée à Gijon, une déferlante plus grosse nous couche, inondant le cockpit et la descente, envoyant par-dessus bord tous ce qui était lové dans le cockpit et nous faisant empanner sauvagement, explosant le chariot d’écoute et déchirant en deux la capote de descente. Nous entrons finalement dans Gijon le 08 juillet, après neuf jours de navigation et 1200 Miles parcourus, pour y retrouver quelques voiliers de Flores, dont Quien Sabe (Alain) et Lotus (John et Lara). Malgré un timing un peu serré et un temps gris et pluvieux plutôt hors saison, nous réussissons à prendre du bon temps et à apprécier la veille ville de Gijon avec ses ruelles, ses restaurants animés jusque sur les trottoirs et ses tournées de cidre à en attraper des crampes dans les bras.
Avec Quien Sabe et deux autres voiliers français, nous quittons Gijon le 12 juillet pour notre dernière navigation hauturière de cette année, cap sur l’estuaire de la Gironde. A trente Miles au nord de Gijon, l’étai casse en tête de capelage… Nous sécurisons le mât et envoyons la petite trinquette sur le bas étai et, avec deux ris dans la grand-voile, nous réussissons à tenir les 5,5 nœuds de moyenne nous permettant d’attraper le début du flot à l’entrée de la Gironde à 11 heures, le matin du 14 juillet. Bon timing, qui nous permet d’entrer à Royan par cette belle journée d’été et d’assister, bien installés dans la marina, au spectaculaire feu d’artifice, qui sera, pour nous, après une année foraine pleine d’événements, beaucoup plus que la célébration d’un 14 juillet traditionnel !
Alain nous aide à déposer l’enrouleur et le génois avant notre départ pour Bordeaux qui s’effectuera de nuit en passant par Port-Médoc sous une succession de grains. Heureusement les éléments se calment en milieu de nuit et nous redécouvrons au petit matin les ilots verdoyants de roseaux et les eaux chocolat du fleuve qui, avec une pointe de nostalgie, nous renvoient à nos souvenirs de fleuves Africains…
Voila ça y est, la boucle est bouclée, nous nous amarrons dans les écluses du port de Bordeaux, prêts pour le sassage après, jour pour jour, 365 jours d’errance organisée et quelques 11500 Miles accomplis en toute sécurité avec Dame Galatée, toujours pimpante, qui a fêté cette année ces 27 ans !

Iod warmly sends us off from the marina of Ponta Delgada on 29th June, one day before they themselves set sail for their home in the north of France. We set our course for the south of Ireland on a NNE route up till 44N, thereby avoiding both the becalm of the anticyclone that extends almost to continental Spain, and the Portuguese north-easterly trade winds which are now well-established along the north-western coast of Spain. Deciding to stop neither at La Coruna or Vivero, the crossing back towards continental Europe takes us 9 days, bringing us into the marina of Gijon on 8th July. Globally speedy and comfortable, the journey is however rather rough over the last 2 days as we reach the north of Galician Spain. North-westerly swells of up to 4 meters descending from a low-pressure zone located south-west of Ireland crisscross and break with the wind-waves created by 30 knots of westerly winds (with gusts up to 35 knots). Galatée, with 3 reefs in her main sail, continues her course marvelously, despite breakers crashing onto her from the rear, starboard side. Towards 2 am the day before we reach Gijon, a breaker, bigger than the others, nearly knocks us down, with water gushing even into the salon, sweeping stuff in the cockpit (fortunately attached) overboard, breaks the mainsheet roller attachment, and tears the dodger. Not to worry, despite being extremely tired, we sail safely into Gijon, and meet up once again with Lotus (John and Lara) and Quien Sabe (Alain). Amidst a schedule that is rather tight in view of the repairs needed on the boat, and despite a weather that is too grey and wet and cold for summer, we still manage a few rounds of the famous Gijon cider (served specially ‘teh-tarek’ style or with special battery-operated gadgets in order to create a fizzy drink) in a town that is lively and animated with its many bars and restaurants.
Together with Quien Sabe and 2 other French yachts, we set out to cross the Biscay Bay on 12th July. 30 miles out from Gijon our forestay gives way at the top of the mast... after securing the mast, up goes the staysail, and with 2 reefs in the mainsail, we continue at an average speed of over 5.5 knots to still eventually catch the tide at the entrance of the Gironde Estuary at 11 am on 14th July. Great timing, as we manage to get a place in the marina in time for the fireworks display the same night, especially spectacular for us, not only for the National Day celebrations, but also to mark our return after a year full of wonders and adventures.
Alain helps us out in dismantling the forestay before we start back on the final leg of our journey towards home: a rainy and bumpy ride from Royan to Port Medoc crossing the route of the ferries, and a very windy and wet departure from Port Medoc at midnight. Fortunately, the weather calms down during the night, making our return journey along the ‘chocolaty’ river very peaceful and pleasant, reminding us nostalgically of our journey in Africa. We dock safely into the tide gates of our home port at Bordeaux in the early morning of 17th July 2011, with Lady Galatée, smart and pretty for her 27 years, completing our journey covering some 11500 nautical miles over exactly 365 days from our day of depart back in 2010.
 
回家的旅程 : 西班牙希洪(Gijon) – 法国鲁瓦扬(Royan) – 波尔多

6月29日离开亚速尔群岛,航往西班牙北部。这段航程不算远,但和其它航程比起来,却显得比较长,比较久,也许是因为想家吧。旅程一年前开始的时候,早就决定2011年7月初回波尔多,原定的日期接近,我们俩也确实想回家了。况且,航程最后两天比较累,风大浪大,又冷,没有多少阳光,蛮辛苦的。7月8日抵达西班牙希洪港口后,天气也并无好转的现象。逗留了3天,品尝了希洪著名的苹果酒和好多海鲜小菜之后,12日便和其他3艘帆船一起起帆回法国。14日抵达法国西部海滨城市鲁瓦扬,刚好庆祝法国国庆,从帆船上直接观赏当晚精彩的烟花晚会。休息的3天,便往波尔多航去,17日早晨安全回到波尔多的港口,完成了我们365天的航程!


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Açores / Azores - Sao Miguel

26/06 – 29/06: Ponta Delgada (Sao Miguel)

Nous quittons Terceira très tôt ce matin du 26 juin, dans le froid et l’obscurité, en ayant peu dormi, peu mangé et avec - ça c’est vraiment pas sérieux - deux jolies gueules de bois. En effet, la veille au soir nous avons copieusement fêté en compagnie des équipages de Gatorali et de Iod notre séparation avec Gabrielle et Thomas qui partent sur Santa-Maria puis en suivant en Méditerranée. Nous partons donc tôt ce matin dans l’objectif d’effectuer, ne serait-ce qu’une fois dans cet archipel, une navigation de jour avec un peu de chaleur solaire. Grace aux vents bien établis au SSW, nous accostons dans la nouvelle marina de Ponta Delgada bien avant la tombée de la nuit, sans aucune difficulté pour trouver une place, cette marina étant peu fréquentée.
Bien que nous ne disposant que de trois jours avant la prochaine fenêtre météo favorable pour la route vers le nord de l’Espagne, nous réussissons néanmoins à effectuer dans les temps les travaux de préparation de Galatée pour le retour et à visiter les principaux sites d’intérêt de Sao Miguel : tour panoramique sur les lacs de Sete Citades et son charmant village sur les bords du Lagoa Azul et tour final en compagnie de Philippe, Fabienne et Tom à Furnas, pour une baignade dans la fontaine d’eau chaude (38 ºC) du parc botanique de Terra Nostra et Lagoa das Furnas où des fours naturels sont creusés à même le sol près des sources de vapeurs volcaniques et mis à disposition de tous ceux qui désirent s’investir dans une préparation d’une grande potée dont la cuisson prend six heures…
  
Leaving Terceira in the early morning of 26th June – in the cold and in the dark, not having slept nor ate sufficiently due to a late night out (and thus, a serious hangover…which is not good at all we know) with Iod and Gatorali with whom we bade farewell as Thomas and Gabrielle head next towards Santa-Maria and then onwards to Marseille, we set our sails towards Sao Miguel, with the objective of accomplishing at least one (sunny) day-sail trip in the archipelago. Established south-south-westerlies blowing as forecasted, we dock in the new and barely filled marina of Ponta Delgada (the capital of the archipelago islands) well before night fall. 
With less than 3 days before the next favorable weather window to northern Spain, we nevertheless manage to prepare Galatée for our return trip as well as visit the main attractions of Sao Miguel. The panoramic views of the lakes of Sete Citade are especially captivating on a clear sunny day; its village (less touristic than we expected) lying on the banks of Lagoa Azul provides an almost Swiss-like and idyllic backdrop for an after-lunch stroll.  And a final tour together with Philippe, Fabienne and Tom to Furnas, for a dip in the hot (38ºC!) spring pool of Terra Nostra, and Lagoa das Furnas where holes dug next to the volcanic hot springs provide ideal natural cooking stoves available for anyone who wishes to prepare a huge pot of food that cooks for over 6 hours…

亚速尔群岛东部岛屿 – Sao Miguel

亚速尔群岛的首都,Ponta Delgada,置于Sao Miguel的南部。Ponta Delgada虽然是个大城市,但这岛屿的山水景色,不输给其它岛屿,尤其是西部Sete Citade的火山湖,在阳光普照的这一天,景色的确很优美。还有岛屿中部的火山热泉,有个特点,就是在热泉旁边,当地人可以利用自然“热炉”在6小时内煮一大锅的食物!短短三天,一晃就过了,我们帆船一切准备妥当之后,航往西班牙北部,一年的旅程,接近尾声了!

02/08/2011

Açores / Azores - Terceira

13/06 – 25/06: Terceira

La fête ! Nous arrivons à Angra Do Heroismo juste avant l’ouverture du festival annuel de Sanjoaninas, connu pour être LE festival des Acores. La diaspora Açorienne (majoritairement Américaine) qui envahit la ville retrouve à cette occasion la famille restée au pays pour ces festivités de défilés traditionnels, concerts, danses populaires, touradas à la corda et corridas qui se succèdent avec frénésie jours et nuits pendant plus d’une semaine. La marina d’Angra merveilleusement située au pied de la cité historique reçoit également sa part de festivité et de musique chaque nuit jusqu’au petit matin dont nous profitons pleinement, des premières loges... Nous partageons nos journées entre les visites de cette magnifique ville (classée patrimoine de l’Unesco) qui fut jadis capitale du Portugal et les rencontres apéritifs à répétition avec nos compagnons de Flores (Argo du Canada, Lotus d’Angleterre, Maupiti des Sables, Kadoran de Suisse,…) et bien sûr avec les inséparables Iod et Gatorali. Apres deux semaines d’immersion, nous quittons Terceira avec en mémoire beaucoup de gentillesse, de couleurs et d’éclats de rire et le souvenir d’une spectaculaire « corrida mista » (corrida traditionnelle Portugaise) dans les arènes d’Angra. Les défenseurs des animaux peuvent, bien sûr, ne pas adhérer à ce type d’activité qui présente, malgré l’absence de mise à mort, un certain risque pour les taureaux et les chevaux comme en témoigneront Robert et Françoise de Kadoran suite à leur expérience de corrida durant laquelle un taureau se décorne et un cheval s’effondre sous son cavalier victime d’une crise cardiaque…


Party time! We arrive in Angra just before the start of the annual week-long festival of Sanjoaninas, known to be THE festival of the Azores. Azoreans living abroad come flocking home for these celebrations, during which traditional parades, concerts, folk dances, bull runs and bull fights fill the daily programs up to the brim. The marina of Angra, conveniently situated right in the heart of this magnificent town (Unesco heritage site, and which was once the capital of Portugal), receives its fair share of music late into the nights. Squeezing in our visits of this very beautiful town and island, not forgetting to mention the numerous sessions of aperitifs with fellow yachties from Flores (Argo from Canada, Lotus from England, Maupiti from France, Kadoran from Switzerland…) and of course with Gatorali and Iod, we leave Terceira with great memories after almost 2 weeks of immersion in the culture, nature, friendliness, colors, lots of laughter and a memorable and spectacular ‘corrida mista’ (our first and probably last attendance at a Portuguese bull fight) at Angra’s arena. Animal lovers may not necessary adhere to this traditional ‘sport’ which, although prohibits the killing of the bulls, has its obvious risks for both horses and bulls, as our friends Robert and Françoise from Kadoran witness on a later performance – a bull has one of its horns broken off leading to profuse bleeding; and worse, one of the horses die of a heart attack in the middle of a bull fight…

亚速尔群岛中部岛屿 – Terceira

抵达Angra(英雄港)的那个星期,刚巧是这岛屿每年最大最精彩的传统节日和庆典。连续好几天,街道大游行,舞蹈,音乐会,和主要的葡萄牙式奔牛和斗牛表演,多姿多彩的节目,让我们打开眼界,在欢笑中,和不少在旅途中认识的新朋友,过了难忘的两周。葡萄牙式斗牛,和西班牙式斗牛一样,历史悠久,不过,最大的不同点,是葡萄牙不允许斗牛士在斗牛场杀牛。当然,斗牛士把利镖插在牛背上,不免鲜血染红牛背和牛脖子,而牛被“豆”得精疲力尽,也还是蛮残忍的。



26/07/2011

Açores / Azores - Faial (Horta)

08/06 – 12/06: Horta (Faial)

Horta, l’escale hauturière par excellence avec sa marina archibondée, ses quais décorés par les milliers d’équipages des centaines de voiliers qui chaque année depuis des lustres accomplissent cette transhumance océane et bien sûr son bar mythique le fameux « Peter’s café », point de rendez-vous incontournable.
La très bonne ambiance qui règne autour du port (les officiels y contribuent pour beaucoup) ne nous confine pas pour autant autour des pontons ; la ville et l’ile d’où nous admirons le majestueux mont Pico à une encablure, méritent réellement quelques belles balades, quand bien même le soleil n’est pas toujours au rendez-vous. Ayant complété notre avitaillement et ayant réussi à acheter les pièces de rechange nécessaires pour retaper notre pilote Bonux, nous quittons Horta pour la suite de nos escales Açoriennes. Une navigation de nuit plus tard, en partie au moteur de par le dévent de Sao Jorge, nous pointons le bout de notre étrave devant le joyau citadin de ces iles.

Horta, the choice landfall of cross-Atlantic yachts due to the excellence of its marina that is thus inevitably overcrowded, is famous for its colorful quays and walls which are densely decorated by thousands of crews of hundreds of yachts that arrive each year from their trans-Atlantic migration, continuing a tradition dating from ages ago. One docks into Horta without missing as well the famous Peter’s Café, THE meeting place for yachties in the Azores. A rather exciting atmosphere reigns in the marina and at the Cafe, of yachts and crew coming and going, exchanging experiences and stories. The town of Horta and its surroundings are also well worth the visit, notably with a majestic view of neighboring island’s Pico – when the sun is out (which is unfortunately not always the case during our short stay). After re-stocking the boat with food provisions and purchasing highly necessary spare parts for our precious Autopilot and a night’s navigation on the 12th (partially on engine to pass through the becalm between the islands of Pico and Sao Jorge) towards the island of Terceira, we dock into the marina of Angra do Heroismo, the jewel amongst the towns of the Archipelago.

亚速尔群岛中部岛屿 – Faial (Horta)
Horta虽然不是亚速尔群岛的首都,却是过大西洋的必经之地。Horta的海港,每年欢迎上百艘帆船,进进出出,气氛蛮热闹的。况且,多年来,经过Horta的海港,海员都希望留下“记号”,在海港的地面和墙上,画上自己帆船的图案,写下自己的名字,证明我们的的确确过了大西洋,安全地抵达亚速尔群岛。(我们的图案,在Flores的小海港画上了)。在Horta我们也抽空到四十年代开始操作的鲸鱼工厂观光(现在只不过是博物馆),看着以往当地人捕抓鲸鱼的相片,好心酸!

Açores / Azores - Flores

30/05 – 07/06: Lajes das Flores

Nous profitons du mouillage de Lajes das Flores aussi longtemps que les conditions de mer le permettent afin d’éviter d’avoir à nous incruster dans la toute petite marina en cours de finition qui empiète maintenant sur la zone de mouillage et dans laquelle quelques bateaux de voyages ont réussi à rentrer au chausse-pied. Roulés bords sur bords par la houle de sud-est qui maintenant rentre dans l’avant-port, fatigués de mal dormir et de ne pas tenir debout, nous levons l’ancre le troisième jour et nous mettons à couple le long du ponton derrière le brise-lame de la marina. Le temps continue à se détériorer et nous soufflons un peu ici à l’intérieur même si le ressac reste fort et soumet les pare-battages et les amarres à très rude épreuve. En jetant un regard par-dessus la jetée nous avons un sentiment de compassion pour les équipages des plus grands voiliers qui sont coincés au mouillage…
Nous restons à Flores plus longtemps que prévu et profitons de cette ambiance de petit village insulaire où tout est simplicité, cordialité et où la vie s’écoule nonchalamment au rythme de ce climat changeant de ciels plombés et de percées de soleil. Nous visitons cette ile sauvage, caillou volcanique glacé d’une végétation courte, dense et impénétrable d’arbustes et de mousses à la texture patagonne, émaillée de bosquets d’eucalyptus et de pâtures aux murets de pierres noires. Les Açores : le vert de la sylve et des pâtures, le bleu de la mer, l’anthracite des murets et les taches blanches du bétail omniprésent.
Saisissant l’ouverture d’une petite fenêtre de SW, nous quittons Lajes en début d’après-midi du 07 juin sous un ciel bouché qui referme bientôt son rideau de pluie, engloutissant Flores à moins d’un demi-mile derrière nous.

For as long as the sea and wind conditions permit, we leave Galatée at the anchorage of Lajes das Flores, alongside a handful of bigger yachts which, due to their size, are unfortunately unable to enter and moor at the tiny marina. The newly built marina of Lajes, not yet operational, is only just having its last pontoons put in place. On our third day, the swell starts entering the bay from the south east rolling the yachts excessively. Tired of not being able to sleep, let alone stand without falling, we finally lift our anchor to dock in the marina. The weather continues to deteriorate, the effects of the swells being felt even in the marina, putting the fenders and mooring ropes under a lot of stress.
Our stay in Flores turns out to be longer than we planned for, waiting for the winds to turn in our favor before heading for the island of Faial. Lajes das Flores, a traditional village untouched by tourism, welcomes nevertheless an increasing number of cross-Atlantic sailors with a warmth and genuine cordiality that overwhelms us. Life on this still rather rural island goes on casually, nonchalantly, to the rhythm of an ever-changing climate that switches from overcast grey to bright sunny blues (as they say, one can experience all 4 seasons in a day in the archipelago). We rent a car with the bright and cheerful Paula (she runs a one-stop shop for passing yachts) to tour the wilderness of Flores, a delightful introduction to the colors of Azores: its grey volcanic landscape covered with lush, dense and impenetrable eucalyptus forests with grounds matted with thick bright green moss; its acres and acres of grazing fields shielded by walls of charcoal grey stones; the omnipresence of herds and herds of black, white and brown cows, grazing or sharing the roads; and the white, blue or rose pink hydrangea blooms that line the roads and fields, all of which surrounded by the deep blue of the Atlantic ocean.
We set sail for Faial on 7th June, skies overcast with sheets of rain so dense that seem to close in on Flores, which disappears out of view in less than half a nautical mile behind us as we sail south-east.

亚速尔群岛西部岛屿 – Flores

这个小岛屿,在亚速尔群岛的最西部,旅客不多,小村的村民,对过大西洋的帆船却十分友善。不过,刚建好的海港,不但很小,也因为海浪的方向,不时转入海港内,停留在海港的这几天,天气又不好,摇晃的好厉害,蛮不舒服的。还好,乘五月底两三天阳光普照,我们租车游岛,春季的亚速尔群岛,花草树木五颜六色,漂亮极了。可惜我鼻子敏感,一到岸就发作了!

05/06/2011

Transat de retour / Atlantic crossing to Azores (Flores)

07/05 – 30/05: Tortola, BVI - Lajes das Flores, Açores

Enfin lotis d’une météo qui nous semble favorable pour les prochains jours, nous hissons les voiles de Road Harbour en milieu de matinée du samedi 7 mai. Nous serrons le vent dans une gentille brise de nord-est et avec l’aide temporaire de notre bon vieux Perkins nous doublons Scrub Island en milieu de journée. La stratégie que nous prévoyons de suivre pour le début de cette transat consiste à suivre la route orthodromique (grand diamètre) tant que faire se peut, en tirant toutefois un peu nord afin d’accrocher un des fronts froids des dépressions qui passent à 500 miles plus au nord et ainsi de bénéficier de vents de sud-ouest et nord-ouest de 20, 25 nœuds nous permettant de faire route directe à bonne allure. Nous nous installons assez facilement dans la routine de la vie en mer dont une de nos taches quotidiennes les plus importantes est de recevoir les fax météo émis par les centres de la Nouvelle-Orléans (et plus tard de Boston et de Hambourg) qui nous permettent de disposer d’analyse de surface et de cartes de vent et de houle à 24 h, 48h et 96h et ainsi d’identifier clairement à quelle sauce on est susceptible de se faire croquer…
Après quatre jours de navigation patiente et confortable au nord, nord-est dans des vents légers, nous accrochons – comme prévu – du bon nord-ouest qui nous propulse au portant pendant les quatre jours suivants avec parfois des surfs à neuf nœuds !
Le neuvième jour le vent commence à faiblir, comme l’état de santé de notre pilote qui rend définitivement l’âme en début de nuit dans un cri déchirant. Nous barrons à tour de rôle pendant cette nuit du 15 au 16 mai, durant laquelle la seule créature à bord à passer une bonne nuit sera une petite hirondelle fatiguée qui est venue se blottir sur le dessus du moteur hors-bord.
Le vent tombe complètement. Sachant (merci les fax météo) qu’une bonne brise de sud-est devrait nous arriver du bord sud-ouest de l’anticyclone des Açores, nous décidons de ne pas gaspiller notre précieux gazole et prenons notre mal en patience en bouchonnant et dérivant tout doucement les trois jours suivants sur une mer d’huile au beau milieu de l’Atlantique nord à 1000 miles de toute terre. Sensation étrange en particulier avec la pleine lune, qui la nuit, illumine une mer lisse comme un miroir. Nous profitons de ces journées de pétole carabinée pour réparer le pilote (moteur électrique et réducteur hors d’usage) en cannibalisant ce qui reste de bon du pilote de rechange et en se préparant un bon couscous comme à la maison !
Nous récupérons un peu de vent d’est à partir du 12ieme jours et croisons sous voiles nos premiers cachalots, un groupe de six. Ceux-ci faisant route de collision, nous lançons le Perkins au ralenti pour signaler notre présence, on ne sait jamais…Nous les observons changer de route très doucement et passer derrière Galatée à une dizaine de mètres.
Enfin, ça y est, le 14ieme jour la brise de sud-est se lève, Galatée reprend vie et nous sortons définitivement de notre torpeur, glissant à six à sept nœuds pendant les cinq jours suivants ! Le matin du 21 nous sommes cueillis par la pluie et les grains que la dépression orageuse qui se creuse dans notre sud-ouest nous envoie et apercevons sur l’horizon (fort heureusement assez loin), sous deux énormes masses nuageuses noires, deux trombes soulevant des masses d’eau à des hauteurs spectaculaires ! Nous n’osons même pas imaginer les conséquences d’une rencontre proche avec un de ces monstres.
Les dauphins nous accompagnent maintenant jours et nuits, en nageant devant, le long et passant dessous Galatée. Nous croisons également plusieurs fois de très près des cachalots et des rorquals qui, semble-t-il, font eux aussi route vers les Açores et qui nous évitent très délicatement.
A moins de 300 miles de Flores, nous progressons très lentement dans des vents variables d’est, nord-est en faisant porter les voiles du mieux que nous pouvons de manière à réserver notre gazole pour la zone sans vent que nous sommes quasi certains de trouver autour des Açores. Le 22ieme jour, à moins de 100 miles de Flores, nous mettons le Perkins au travail et entrons finalement le 30 mai au petit matin dans la zone de mouillage de l’avant-port de Flores après une croisière de 23 jours et 2450 miles sous la coque. Accueillis par des dauphins joueurs et par un beau lever de soleil sur une île toute en verdure, nous débouchons une bonne bouteille de Prosecco pour fêter notre traversée et notre future découverte de cette belle île.

Armed with a 7-day GRIB weather forecast, we set our sails from Tortola’s Road Harbour in mid-morning of 7th May, Saturday. Tight reaching in a light northeasterly breeze, and with the aid of our Perkins for a short while, we finally clear Scrub Island near mid-day. The ‘strategy’, is to take as best we can, a rhumb-line route and take the opportunity to surf on the sweeping cold fronts further north (some 500 nautical miles north) that should send us south-westerlies, then north-westerlies of 20-25 knots. Our daily routine sets in quickly, of which the most important task of receiving facsimile weather forecasts issued by New-Orleans (and later on Boston and Hamburg) giving us 24-hr, 48-hr and 96-hr surface analysis, wind and wave forecasts.
Patiently and comfortably sailing north / north-east with rather light winds, we finally pick up the north-westerlies on our 4th day, allowing us to surf (up to 9 knots!) running with the winds continuously over the next 4 days. On our 9th day, the winds start to die down, and so does our automatic pilot (which turns out to be our only technical problem during this crossing, most fortunately). We take turns to steer throughout the night of 15th-16th May, during which the only one able to have a good night’s sleep, is a tiny swallow (don’t really know exactly what bird it is) which cautiously decides to spend the night with us, all fluffed up and warm, perched on top of our outboard engine.
The wind dies down completely. Over the next 3 days, we literally ‘stop’, right in the middle of the Atlantic Ocean. With the knowledge that we will eventually pick up south-easterlies from the south-west part of a High-Pressure (Anticyclone), we decide to save on our diesel consumption and wait out the calm. The feeling is really bizarre, of drifting, amidst this absolute tranquility, so far in any direction from any land, on a water surface so calm that it resembles a mirror, especially illuminated by a full moon. Taking things in stride, we take the opportunity to replace the autopilot by putting together all working parts from our 2 sets of motor and gear assemblies, and even set the cockpit table for a full meal of couscous, wine and all.
We start catching on easterly winds on our 12th day, after sighting our very first sperm whales – and a group of six too! Running our Perkins for a short while to alert them of our presence, we watch them divert their route making a slight detour behind us. (The photo we are showing here is actually taken by IOD on their way to Bermuda, as our camera is unable to zoom sufficiently for a good shot of the whales).
And YES! We hop onto the south-easterlies on our 14th day, gliding along at 6 to 7 knots over the next 4 to 5 days! The morning of the 21st starts off with squalls and rain, and storms behind us on the western horizon. Our first (and hopefully last) sighting of 2 waterspouts, which are the equivalent of tornados at sea, gives us quite a scare – despite being far away, as we watch (from our binoculars) the huge swirls of water being ‘sucked’ violently upwards from the surface reaching spectacular heights…
Dolphins start to accompany us, day or night, speeding alongside, under, and in front of us. It’s really magical, all the more with the occasional sightings of whales heading towards the Azores.
At less than 300 nautical miles from Flores, with slight and unstable easterlies and north-easterlies, we progress ever so slowly, under sails as best we can, reserving our diesel for the final approach, where we know we are very likely to enter into a windless zone. And on our 22nd day, with less than 100 nautical miles to go, we finally put our Perkins to work, cruising into the anchorage area of Lajes das Flores to end our transatlantic crossing at a reasonable score of 23 days, covering 2450 nautical miles, in the early morning of 30th May. With a beautiful sunrise and dolphins welcoming us at dawn whilst we approach Flores, and after celebrating our achievement with a bottle of Italian Prosecco wine, we settle down at Lajes das Flores for a few days of well-deserved rest.

过大西洋,回往欧洲



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航往欧洲的这段航程,23天。比去年十二月的航程来的长。主要是我们三个星期内,有至少四,五天完全“风平浪静”,在大西洋中央飘浮,等待风的来临,有如在一片特大的湖面上,感觉很奇妙。总的来说,没什么大风大浪,三个星期还算不错。其他帆船有些航程中比较多风,十五天就抵达亚速尔群岛,有些却没这么“幸运”,二十八天之后才抵达。北上的航程,不免天气温度越来越低,开始转冷,海水的温度不超过十九度,冲凉不免要加热水才敢冲!途中,最难忘的就是遇到不少海豚和鲸鱼,看相片为证!

02/06/2011

Nord-Antilles / North Caribbean : Iles Vierges Britannique / British Virgin Islands

03/04 – 12/04: Virgin Gorda (St Thomas Bay, The Baths, Necker Island, Eustatia Sound, Gorda Sound); 13/04 – 16/04: Anegada (Setting Point); 16/04 – 20/04: Tortola (Marina Cay, Burt Point, Nanny Cay Marina); 20/04 – 22/04: Cooper Island (Haulover Bay / Cistern Point) and Salt Island (RMS Rhone wreck); 22/04 – 25/04: Norman Island (Carrot Shoal, The Indians, Privateer Bay, Santa Monica Rock); 25/04 – 26/04: Peter Island (Whelk Bay); 26/04 – 27/04: Norman Island (The Indians, The Bight); 27/04 – 29/04: Tortola (Road Harbour); 29/04 – 04/05: Van Dyke (Green Cay, Sandy Spit); 04/05 – 07/05: Tortola (Road Harbour)

Après une navigation de nuit tranquille au portant avec les vents d’Est au départ de Philipsburg, nous entrons dans les eaux des iles Vierges Britanniques via le passage de Necker, virons sud et filons sept nœuds vers Virgin Gorda où nous avons prévu de faire notre entrée administrative. Ainsi commence le mois que nous consacrons a la découverte des fonds sous-marins des BVI, notre dernière escale dans les Caraïbes avant notre transat de retour vers les Açores. Nous y partagerons nos activités quotidiennes de snorkeling avec les équipages de Gato Rali et de Iod en particulier avec lesquels nous découvrirons les secs de Carrot shoal et de Santa Monica rock et le site merveilleux des Indians.
Nous compensons totalement par la plongée le peu d’intérêt que présente la randonnée - la végétation des îles étant sèche et monotone - et l’absence totale d’intérêt du mode de vie local, qu’il concerne les aspects culinaire, artistique, musical ou autre et surtout ne cherchez pas de jolies Doudous à regarder aux iles vierges, il n’y a que des monstres apathiques, moitié femmes moitié baleines !
Nous plongeons, plongeons et plongeons encore, tous les jours, au gré des mouillages forains en explorant le plus de récifs possible et en nous émerveillant de la variété des espèces que nous y observons : Un mois à jouer les bohémiens en masque, palme et tuba.
Au mouillage à Anegada, la technologie nous rappelle à la dure réalité matérielle. Une cosse sertie de l’étai s’étant fissurée, nous faisons une halte technique obligée à la marina de Nanny Cay (ça fait neuf mois que Galatée n’a pas été dans une marina !) pour y effectuer la réparation d’urgence. Endroit très chouette, bien aménagé avec de bons services techniques et avec – sans blague – les toilettes les plus luxueuses et les plus confortables de tout l’Atlantique nord! Nous y restons (pas dans les toilettes, bien sûr…) le temps de fêter le 49ieme anniversaire de Laurent. Allez, un dernier « Painkiller » pour la route le 6 mai à Road Harbour et nous sommes prêts (hips !) pour la transat retour!

After a rapid and smooth night voyage running with the eastern wind from Philipsburg, we enter the waters of British Virgin Islands via the northern Necker passage arriving at almost 7 knots towards Virgin Gorda. Thus begins our one-month discovery of the underwater wonders of the BVI, our last stop before our return crossing of the Atlantic to the Azores. We place an emphasis on the word ‘underwater’, snorkeling to the point of being almost ‘fanatic’, either on our own or with Iod and GatoRali. In particular, with Iod, our snorkeling escapades at the Indians, Cistern Point, Carrot Shoal and Santa Monica Rock are especially fulfilling, with numerous photos (and videos – thank you Philippe!) for souvenirs. In any case, the vegetation on the islands being rather dry and lacking of colour, and the attitude, ‘culture’ (if any at all) and restaurant menus reflecting a similar monotony, we are more than happy to dive, dive and dive… searching the company of the large and interesting variety of marine flora and fauna. Obliged to make a stop at Tortola’s Nanny Cay Marina for an urgent repair job of our forestay (very professionally done by the team from Richardon’s Rigging), we nevertheless find a welcoming and colourful marina and restaurant (where we celebrate Laurent’s 49th birthday), complete with the most luxurious baths and toilets we’ve ever seen. Otherwise, we have as well taken a liking to the famous ‘Painkiller’ drink, taking advantage of Happy Hour discount prices at bars all over the islands… a final Painkiller ‘for the road’ at Tortola’s Road Harbour on the 6th, and we are ready for return crossing of the Atlantic.
 
加勒比海北部 - 英属维京群岛 (British Virgin Islands)
在英属维京群岛的好几个岛屿逗留了差不多一个月,和我们从1月以来一起航海的两艘帆船的朋友欢聚,一起潜水。英属维京群岛潜水的确很精彩,我们每天都往水里去,寻找有趣可爱的鱼类和珊瑚。可惜岛屿上的所谓“文化”,没什么好说。不知为何,这里的人大多数似乎不怎么友善!食物方面,千篇一律,油腻,又不便宜。(这里的女士们,大部分都是胖嘟嘟的!)






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17/04/2011

Nord-Antilles / North Caribbean : Sint Maarten-St Martin

27/03 – 03/04: Sint Maarten (Great Bay/Philipsburg): Nous attendons tranquillement la montée de la demi-lune pour hisser les voiles en tout début de matin (01h00) et faire route avec un peu de lumière de Barbuda vers Sint-Maarten / Saint-Martin (l’île est divisée en deux parties, le nord partie française et le sud partie hollandaise). Enfin nous sommes au portant dans les caraïbes ! Juste après le lever du soleil, nous évitons de justesse un merdier dérivant de restes de filets avec ses bouées. Laurent regarde la ligne de traine qui va passer juste dessus ; ça y est on est bon pour y laisser la paéta…La canne se plie et le moulinet commence à hurler. On se prépare à couper la ligne pour ne pas perdre toute la bobine, quand, surprise, nous réalisons que la ligne a marsouinée sur le filet sans s’y prendre et on aperçoit au bout du leurre une belle carangue qui avait élu pavillon de chasse autour de cette épave. Nous relâchons en douceur la carangue (sériole limon) qui dans ces eaux est toxique (ciguatéra) et remettons le poulpe à l’eau.
En approchant de Saint-Barthélemy (ou nous n’avons pas prévu d’escale) et alors que nous rêvassions allongés sur les bancs du cockpit, Laurent remarque que le loch n’affiche que 2,5 nœuds, bizarre à cette allure avec le vent que l’on a. Un coup d’œil vers l’arrière nous montre alors un sillage bouillonnant d’où émergent les deux bouées d’un casier pris dans le safran. Ceux-ci sont impossibles à voir et à éviter avec cette houle ! Nous mettons en panne et passons une heure pour dégager la ligne principale qui, malgré notre faible vitesse de dérive, tire très fort avec la nasse au bout et perdons un bon couteau de plongée…
Mis à part ces petites péripéties, nous effectuons néanmoins une très jolie navigation durant laquelle nous croisons deux baleines à bosse dont nous apercevons la nageoire dorsale caractéristique et les jets d’évents bien droits et pêchons un thazard franc de 3 kg - alors que nous filions 7.5 nœuds au largue - que nous dégustons sitôt mouillés dans la baie de Philipsburg.
Sint-Maarten…Vue du mouillage, la baie de Philipsburg est assez jolie avec une jolie plage bordée de quelques cocotiers, mais ceci étant, la caractéristique de cette petite ville très urbanisée et congestionnée par les embouteillages – et globalement de l’ensemble de l’île – est d’être entièrement structurée pour accueillir le tourisme de masse nord-américain déversé par les ‘cruises ships’. Ici tout se paye en dollar (même dans la partie française) et les rues alignent sans fin, casinos, bijouteries, bazars noyés de T-shirts de pirates des caraïbes et bars à bière servant tous la même nourriture sans imagination aucune. Un petit endroit d’exception toutefois, un peu à l‘écart du circuit touristique, dans une ancienne marina un peu vétuste, ou l’on grignote et écoute de la bonne musique sur une terrasse les pieds dans l’eau. Un bon chantier nautique également avec des tarifs très intéressants comparés à ceux pratiqués en Martinique (je ne cite pas de nom…). Nous passons quelques jours pour faire l’avitaillement (de ce point de vue on trouve tout ce dont un voilier a besoin, même si la disponibilité de certains produits – comme les bouteilles de butane – reste tributaire des arrivages de Guadeloupe dont Saint-Martin dépend) et également visiter Simpson bay et Marigot, agglomération principale de la partie française, dont ma foi on se lasse très rapidement après une demi-journée de promenade.

27/03 – 03/04: Sint Maarten (Great Bay/Philipsburg): With light from a half-moon, we set our sails just past 1 am on the 27th westwards towards Sint Maarten-St Martin (the island is split into two between the Dutch and the French). Yes! We are finally running with the easterly winds in the Carribean! Just after daybreak, we miss a drifting mess of abandoned fishing nets by centimeters, catching an Almaco Jack (one of the many species of fish that live and feed around drifting objects) as we pass by. We let it go, as the Almaco Jack is known to be one of the toxic species affected by Ciguatera. Approaching Saint-Barthélemy (island just south of Sint Maarten) nearing mid-morning, we head straight into a floating fishing buoy (which is really quite impossible to spot with the swells)… and this time we are not so lucky, the line gets hooked onto the rudder and Laurent has to dive to cut them all away. Losing Laurent’s dive knife and an hour later, we are back on track, this time on a permanent look-out for more of such inconsiderate traps! Otherwise there are great moments as well: we sight 2 whales (their dorsal fins and 2 jets of sprays), and whilst running at 7 knots, haul up a 3 kg wahoo (thazard franc) just south of Sint Maarten.
Sint Maarten…what we will remember of Philipsburg and Simpson Bay is its huge cruise ship dock (there can be up to 5 docked at the same time) : tourists, easily identifiable as they are usually ‘white’ from avoiding the sun (or pink from not having avoided it), and of course Philipsburg’s reputed duty-free shops and casinos, accompanied by a multitude of multi-coloured advertisement signboards of all sizes put up everywhere and anywhere, such that important directional road signs are so much less conspicuous on the one-lane roads that are practically always congested. We spend the necessary few days getting provisions for the boat, including a couple of trips by bus (oh the traffic jams!) to Marigot on the French side for “Camping gaz” (there is one and only one place which provides butane gas refills), and books (sadly, reading does not seem to be part of the culture in Philipsburg…)!

加勒比海北部 – Sint Maarten / St Martin

这个岛屿其实分为两个国家,北部属于法国,南部属于荷兰。我们停留在南部的“Great Bay”,在Sint Maarten的主要小镇Philipsburg休息几天。这个海港内,特大型的游艇(有好几层楼高!)载满了旅客,其中“特大型”的美国人特别多。他们来Sint Maarten的主要目的,是来购买免税名牌首饰!我们在这儿休息了一个星期,除了购买需要的食品和煤气,没什么其他活动。




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03/04/2011

Nord-Antilles / North Caribbean : Antigua & Barbuda

11/03 – 16/03: English Harbour; 16/03 – 20/03: Green Island. Quittant au petit matin, sans regret, le mouillage très inconfortable de Port-Louis, les éléments nous gratifient d’un vent favorable de NE qui nous permet de faire route directe sur un seul bord, au près pas trop serré, vers English Harbour au SE de l’ile d’Antigua.
Le site de English Harbour, ancienne base logistique de grand carénage de l’amiral Nelson dans les Antilles a été remarquablement restaurée et l’ensemble des bâtiments du 18eme siècle ont été réhabilités pour abriter les diverses facilités mises à disposition de la communauté des navigateurs (douanes, immigration, voilerie, chantier, shipchandlers, restaurants et épiceries…) ce qui donne plus à l’endroit une ambiance de musée à ciel ouvert qu’une ambiance réelle de port néanmoins tout à fait opérationnel.
Le snorkeling sous les « colonnes d’Hercules » à la pointe Charlotte y est excellent et la randonnée le long du « Carpenter’s trail » jusqu'à la colline de Shirley’s Height reste de notre point de vue une des ballades côtière les plus intéressante depuis celle de la pointe de Sao Laurenco à Madère. Ayant décidé de remonter l’ile le long de la cote E de manière à être plus au vent pour le passage vers Barbuda, nous mouillons dans la baie de Nonsuch Bay, juste au N de Green Island (qui possède quelques merveilleuses petites criques d’eau cristalline) où nous explorons avec l’équipage d’Iod le récif à la recherche des « monnaies caraïbes », gastropodes très décoratifs (voir photos) qui s’accrochent sur les branches de corail mou de la grande barrière - derrière laquelle nous sommes mouillés et qui protège la baie de la grande houle de l’Atlantique. Notre séjour à Antigua restera également mémorable par la rencontre tout à fait incroyable de Phil et Mani (une amie d’enfance de Shu-In à Singapour) en vacance de Londres en famille pour une semaine dans un hôtel situé dix minute à pied du mouillage de Clover leaf bay, que nous n’avions pas revu depuis 2004 !
20/03 – 24/03: Barbuda Harbour / Cocoa Point; 24/03 – 26/03: Low Bay / Codrington Lagoon. Alors, c’est comment Barbuda ? Imaginez de longues, très longues étendues vierges de sable blanc poudreux légèrement teinté de rose par les millions de brisures de petits coquillages, frangées de quelques touffes de cocotiers, éclatantes de lumière dans le contraste du dégradé de bleu de la mer et du ciel ; l’image parfaite de lagon des Caraïbes. Les paysages à Cocoa Point et également à Low Bay sont quasi irréels ; nous sommes mouillés dans des décors de pastels bleu, où, de temps en temps, une tortue Caouanne vient nonchalamment faire surface près de Galatée. Nous explorons en annexe l’intérieur du récif de Palaster, situé à deux miles au S de notre mouillage de Cocoa Point. Nous y trouvons une visibilité de 30 mètres et une faune abondante (grands barracudas, bancs de chirurgiens…) et un corail globalement en bonne santé malgré de grandes étendues dévastées par les houles cycloniques. Le snorkeling sur le récif à l’W de Low Bay est moins spectaculaire et la visibilité réduite à 10 mètres dans une eau rendue laiteuse par les fines particules de sable mises en suspension par la houle qui rentre dans la baie. Nous terminons notre séjour à Barbuda par une mémorable partie de pêche (chasse) à la langouste dans le lagon en compagnie de Cédric du catamaran Tepakap avec un guide local, la réglementation interdisant aux non-résidents toute activité de prélèvement. Après une heure de pratique du lasso, que l’on passe par la queue de la bestiole et que l’on serre d’un rapide coup de poignet, nous rentrons avec une belle prise de vingt langoustes (chicken lobsters) que nous nous partageons avec Cédric et qui nous ferons à tous (notre guide compris) quelques très bons repas !
 
11/03 – 16/03: English Harbour; 16/03 – 20/03: Green Island. Leaving Port Louis’s uncomfortable anchorage at daybreak of the 11th, we are fortunate to have the winds in our favour (easterlies), allowing us, without regrets, to head towards English Harbour, on the south-eastern coast of Antigua. With its beautifully restored buildings dating back to the 18th century that now houses practical amenities for the sailing community (immigration and customs, dockyard, sail lofts, ship chandlers, groceries, bakery, restaurants and cafés…), English Harbour resembles more of a pretty open-air museum than a typical port. Snorkeling at Charlotte Point is great and the splendid trek up the Carpenter’s trail on Shirley Heights is to us, one of our best coastal treks since Madeira’s Ponta de Sao Lourenço. Deciding to sail north along the island’s eastern coast, we moor just north of Green Island (with its quiet little coves and crystal clear waters) in Nonsuch Bay, snorkeling with IOD in search of the many Flamingo Tongues (gastropods), known in French as the “Monnaie Caraibe” that cling themselves to soft corals on the huge reef that protects Nonsuch Bay from the Atlantic swells. Our stay in Antigua is made even more memorable with a surprise reunion with Mani and Phil who we have not seen since 2004, on holiday for a week from London. Out of sheer coincidence their resort is at a mere 10 minutes’ walk from Cloverleaf Bay (one of the moorings in Nonsuch Bay)!
20/03 – 24/03: Barbuda Harbour / Cocoa Point; 24/03 – 26/03: Low Bay / Codrington Lagoon. Picture Barbuda as such: stretches of white (actually, with a pretty pink hue due to the colour of shells glittering in the sun) and untouched beaches, in stark contrast with the shades of blue of the sky and symphonies of blue and green of the sea. The scenery at Cocoa Point and similarly at Low Bay is almost unreal, resembling so much more like a pastel-coloured painting, animated from time to time by turtles nonchalantly surfacing close to Galatée. Exploring Palester Reef (south of Cocoa Point) by dinghy, we are pampered with at least 30 meters of underwater visibility, sighting barracudas, schools of surgeon fishes and much more. Snorkeling at the reef west of Low Bay is also not too bad, although the waters here are unfortunately milky due to the fine sand particles in suspension. We top off our visit in Barbuda with a rather unusual activity: going lobster-fishing in Codrington Lagoon together with Cedric of Tepakap. In fact, Barbuda forbids fishing and catching lobsters in its waters unless it is done with a local boat and guide. Salman, our guide, shows us the techniques of ‘chasing’ lobsters out of their hiding places, passing a lasso (made with a thin wire loop) from behind the lobster’s tail, and with a swift arm movement hooking the lobster out of the water (the lagoon is pretty shallow at only 2 or 3 meters). After a bit of practice Laurent and Cedric both get the hang of it, and we are more than contented to return with a plentiful catch of around 20 ‘chicken’ lobsters!

加勒比海北部 – Antigua 和 Barbuda
Antigua以往是英国的一部分,岛屿南部的海港English Habour,在18世纪是英国海军的主要海港之一。这个海港很特别,保留了18世纪的建筑物和设计。我们在其中的一个餐馆,庆祝了我的40岁生日!在这岛屿逗留一个星期,很碰巧的,竟然和老同学Mani 和她先生(加拿大人)Phil和两个可爱的宝宝欢聚!
再北上,小岛Barbuda面积不大,完全没有山丘,最高地点只不过60米。Barbuda以它的沙滩为特点,白色的沙滩近看其实是粉红色,原因是粉红色的小贝壳碎片,盖满了沙滩的面积,的确很漂亮!小岛的另一个特点,是这里的龙虾。我们俩和另一个朋友,跟随一个本地的导游,在Codrington湖内潜水抓龙虾,一个钟头内竟然抓了20多只,可算是满载而归,吃了一顿丰富的晚餐!




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15/03/2011

Nord-Antilles / North Caribbean : Guadeloupe

01/03 – 05/03: Les Saintes; 05/03 – 07/03: Ilet de Gosier; 07/03 – 09/03: Point-à-Pitre; 09/03 – 11/3: Rivière Salée / Grande Cul-de-sac Marin

Les alizés et la houle étant un peu plus calmes en ce début d’après-midi du premier mars, nous quittons Portsmouth pour la Guadeloupe (les Saintes) en espérant retrouver Josée et François sur Garatapo qui cabote dans le coin. Galatée bombarde à sept nœuds quand nous apercevons une silhouette bien connue d’un ketch sous trinquette et yankee qui déboule au SE vers Dominique. Pas de chance, Galatée et Garatapo se croisent finalement dans le canal de la Dominique, à s’envoyer une bordée, juste le temps de se saluer et de se souhaiter bon vent sur la VHF !
Il tombe tellement de flotte aux Saintes que nous décidons (un peu pour nous occuper) de mettre en place et d’améliorer notre petit récupérateur d’eau de pluie grâce auquel nous collectons vingt litres en deux nuits. Nous réussissons néanmoins à bénéficier de quelques jours bien ensoleillés pour faire un tour de terre-de-haut en scooter (visite du très intéressant musée du fort Napoléon et des criques de cette petite ile) et mouiller devant l’ilet Gosier, à l’entrée du petit cul-de-sac marin au sud de la Guadeloupe. Avec le catamaran Delphis - que nous avions quitté au Sénégal et que nous avons retrouvé au mouillage de Gosier - nous passons au nord de la Guadeloupe en empruntant la rivière salée qui serpente dans la mangrove et sépare les deux ailes du grand papillon dont l’ile reprend quasi parfaitement la forme. Le passage de la rivière salée et de ses deux ponts levants (passage étroit avec du courant traversier) au lever du jour est stressant mais le paysage est vraiment magnifique et l’ambiance paisible avec la lumière naissante éclairant la mangrove de haute-terre et ces aigrettes par dizaines qui glissent sur la surface d’une eau miroir au débouché du grand cul-de-sac marin.
Le grand cul-de-sac marin est une réserve naturelle qui couvre un large espace d’eau peu profonde avec de nombreuses cayes (récifs coralliens) affleurantes, sans grand trafic maritime, qui donne l’impression quand le vent est faible de naviguer sur un grand lac salé. Par cette journée claire et ensoleillée nous apercevons le sommet fumant de la soufrière de Galway à Montserrat qui s’est réveillée en 1995 et est active depuis lors.
Après ce passage nous mouillons à l’Est de l’entrée de la grande rivière à Goyaves, rivière sauvage que nous explorons tout doucement en annexe (où nous cueillons en passant quelques noix de coco dans un cocotier pas trop haut…).
Afin de préparer notre traversée vers Antigua que nous souhaitons faire sur un seul bord, nous faisons une escale à Port-Louis, un petit village de pécheur qui semble sommeiller hors du temps et de l’agitation de Point-a-Pitre où la seule activité notable est celle des grands pélicans et frégates qui piquent et plongent dans le port.

01/03 – 05/03: Les Saintes; 05/03 – 07/03: Ilet de Gosier; 07/03 – 09/03: Point-à-Pitre; 09/03 – 11/3: Rivière Salée / Grande Cul-de-sac Marin
Once the winds and swell are calmer in the early afternoon of 1 March, we leave Portsmouth for Guadeloupe (Les Saintes), still hoping to meet up with François and Josée from Garatapo before they make their way south to Martinique. Galatée is sailing at 7 knots away from Portsmouth when we sight a familiar looking ketch south-bound to Dominica…alas, Galatée and Garatapo finally cross their path in the Caribbean but we are only able to bid our farewells via VHF!
It rains so much on arriving at Les Saintes that we decide to put up our rain-catcher, collecting an estimated 20 liters over 2 nights and days. We manage nevertheless to benefit from a few days of sunshine, for a full tour of Les Saintes’ Terre-de-Haut (visiting the very interesting museum of Fort Napoleon and all the island’s beaches) on scooter, and mooring at Ilet du Gosier (white sands and crystal clear waters but very few fish and corals) in the Petit Cul-de-Sac Marin nested between Basse-Terre and Haute-Terre at the southern part of the butterfly-shaped island of Guadeloupe. With our friends from the catamaran Delphis (who we finally meet up again at Gosier after parting from Senegal), we sail up the Rivière Salée which in fact cuts through the central part of the island (imagine the tiny body of a butterfly) separating Basse-Terre and Haute-Terre (the butterfly’s wings) and opens into the Grand Cul-de-Sac in the north. The journey north on the Rivière Salée is a little stressful (crossing 2 bridges with rather narrow channels just before daybreak) but beautiful and peaceful, with the rising sun glowing over the mangroves of Haute-Terre and dozens of snow-white aigrettes gliding across the water surface as we exit the river. The Grand Cul-de-Sac is a protected nature reserve covering a vast plane of shallow waters and coral reefs, without too much marine traffic, giving the impression of being on a lake when there is not much wind. On this clear and sunny day we can actually see the smoking summit of Montserrat’s Galway’s Soufriere volcano. We moor east of the entrance of the Grande Rivière à Goyaves, and explore the river by dinghy, enjoying the tranquility and wilderness of Guadeloupe’s longest river, and collecting a few coconuts by climbing a tree that we find of manageable height. Finally, just before sailing north to Antigua, we spend an afternoon visiting Port Louis, a quiet and seemingly ‘forgotten’ town (away from the normal tourist circuit) where we watch frigates and huge pelicans plunge at impressive speeds into the waters in and around the port.

加勒比海北部 – Guadeloupe

一到Guadeloupe,下雨下了两天两夜。还好雨后天气转晴,我们租摩多车游其中一个小岛屿。蝴蝶型的Guadeloupe分为平坦的东面,山多的西面,中间有一条小河。我们从“蝴蝶”的中心的这条小河流北上,到岛屿的北部。北部的海湾内水面大,在风平浪静的这个早晨,有如飘入一面大湖泊的感觉。




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Nord-Antilles / North Caribbean : Dominique / Dominica

23/02 – 27/02: Roseau: Nous traversons le canal entre la Martinique (la dernière des iles au vent) et la Dominique (la première des iles sous le vent) le matin du 23 février avec une prévision météo donnant 4 à 5 Beauforts de NE. A un demi mile devant nous, nous observons nos amis Allemands, Ulrich et Gerda sur Momo (un Hanse 42) qui naviguent avec toute la toile dehors (et elle est grande la Grand-voile du Hanse…) et qui entrent dans le canal, hors de la zone de protection de la cote Martiniquaise. Nous écarquillons les yeux en voyant Momo qui prend des claques et des coups de gite à 45 degrés comme un promeneur sortant d’un immeuble et se faisant retourner le parapluie un jour de grand vent. Nous nous félicitons de notre prudence et de nos voiles arisées !
Avec quatre équipages, dont ceux de Gatorali et Iod, nous découvrons la partie sud de la Dominique réputée pour sa forêt tropicale, ses lacs, ses sources sulfureuses et ses magnifiques chutes d’eau. Après une randonnée avec une vue panoramique sur les montagnes et vallées environnantes, nous finissons la journée par une fraiche baignade sous la cascade grondante de Trafalgar falls puis par une délicieuse ‘trampouille’ relaxante dans une source d’eau chaude coulant à proximité. Un sale nom, mais un très bel endroit. Enfin et avant de quitter Roseau et le sud de cette belle ile, nous prenons un taxi collectif pour découvrir une des curiosités volcanique de l’ile : Champagne Reef , récif où l’activité volcanique sous-marine créée un environnement étrange où l’on nage dans du champagne chaud avec une faune récifale étonnamment peu perturbée…
27/02 – 01/03: Portsmouth: Après une petite régate sympathique avec Iod, nous mouillons au Nord de Prince Rupert Bay, à l’écart des nombreuses épaves de cargos qui s’alignent le long de la plage en face du village. Par manque du financement nécessaire pour découper ou couler ces épaves mises à la cote par les cyclones successifs, celles-ci resterons pendant encore longtemps un des éléments du décor de cette baie. Une excursion de deux heures le long de la rivière indienne (qui était utilisée jadis par les indiens Caraïbes comme accès à la mer) constituera notre dernière modeste contribution à l’industrie du tourisme de Dominique à l’exception de notre avitaillement en fruits et légumes de toute première qualité qui font aussi la réputation de cette ile.

23/02 – 27/02: Roseau: We cross the channel between Martinique (the last of the windward islands) and Dominica (the first of the leeward islands) in the morning of 23rd February, with forecasted Northeasterly winds of 4 to 5 Beaufort. Ahead of us, we see our German friends Ulrich and Gerda on their sloop Momo, with all their sails out, start out into the channel away from the protection of Martinique. It is like watching someone with an opened umbrella step out of a building into gusty winds… we see Momo’s mast tilt to port at more than 45 degrees, and are glad that we have taken a reef in our sails!
Together with GatoRali and Iod and yachties from 2 other boats, we explore the southern part of Dominica, reputed for its lush forests, lakes, bubbling sulphur springs and magnificent waterfalls. Trekking with panoramic views of the mountains and valleys, we finish the day with a refreshing swim in the cold pool at the foot of the thundering Trafalgar falls, followed by a therapeutic dip in the hot springs just next to the falls. Before leaving for Portsmouth, we spend another afternoon snorkeling at Champagne Reef, south of Roseau, where bubbling underwater volcanic activity creates a curious sensation of swimming in (warm) champagne. Actually, the area with bubbles is quite limited, but the visibility at the coral reef is great, with an interesting variety of fish (needlefish, barracudas, parrot fish, porcupine fish, smallmouth grunt…).
27/02 – 01/03: Portsmouth: After “racing” Iod from Roseau to Portsmouth, we moor in the north of Prince Rupert Bay, away from the numerous cargo shipwrecks (from various hurricanes) that line the beach in front of the village itself. Short of financing to remove or sink them, these wrecks are destined to be a permanent feature of Portsmouth’s beachfront! A 2-hour boat-ride on the Indian River (so named as the Carribean Indians of the past used the river as their main transport route) completes our modest contribution to the tourist industry of Dominica, apart from having tasted their local produce of delicious grapefruits, pineapples, bananas, mangoes, tamarind and fresh vegetables…

加勒比海北部 – Dominica

Dominica是个多山岛屿,河流湖泊多,瀑布也多。除了和其他两只帆船的朋友欢聚(我煮了咖喱鸡招待他们),也一起游岛。在这里一个星期,风多也大,还好停留的海湾内很安全。3月1日风向风力适合,我们北往法国的另一个海外岛屿Guadeloupe。




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07/03/2011

Sud-Antilles / South Caribbean : Martinique

06/02 – 16/02 (Le Marin): Notre priorité à la Martinique étant une escale technique, nous passons une semaine à sec au chantier Carenantilles au Marin au sud de l’ile au fond du cul de sac du même nom. Galatée est sortie de l’eau et nettoyée le 09/02 pour un carénage complet pendant le weekend (antifouling et remplacement de toutes les anodes). Nous installons un capteur d’angle de barre qui devrait bien améliorer le fonctionnement du pilote et (pour la première fois) nous déposons le safran pour changer les bagues de jaumière et de crapaudine très usées, qui faisaient cogner la barre et la rendaient imprécise. Nous profitons également de la proximité des supermarchés et magasins divers pour refaire le plein complet d’avitaillement, car depuis maintenant six mois que nous sommes en route, notre approvisionnement de base fait en France est pratiquement à sec !
Bien sûr, visiter la Martinique et ne pas déguster son rhum serait une hérésie passible du bûcher ! En compagnie de Philippe, Fabienne et Tom du voilier Iod, nous faisons donc un break d’une journée dans notre planning de chantier pour visiter le site magnifique de l’habitation (rhumerie) Clément. Visite grâce à laquelle, depuis lors, nous dégustons à bord (avec modération…) un ti’ punch maison préparé avec un rhum agricole de première qualité !
17/02 – 23/02 (Ste-Anne/Grande d’Anse d’Arlet/St-Pierre): Ayant hâte de continuer notre route et de remettre la dérive dans des eaux claires, nous quittons Le Marin dès que Galatée est remise à l’eau, navigant de Ste-Anne (où nous faisons un arrêt plutôt « shopping ») jusqu'à l’anse d’Arlet (superbe visibilité et snorkeling à la pointe lézarde et tortues juste sous Galatée) pour finir à St-Pierre, lieu historique de la Martinique si il en est un. Le parcours des ruines de cette ville qui fut le Paris des petites Antilles, rasée en 1902 par l’éruption de la montagne Pelée, reste une visite réellement bouleversante. Etant mouillés juste devant le club de plongée Papa d’Lo, nous ne manquons d’ailleurs pas de plonger sur l’épave mythique du Roraima (52 m) que Cousteau appelait « l’épave aux cheveux d’argent », vapeur de 120 m de long coulé en rade pendant l’éruption après avoir brulé pendant trois jours, aujourd’hui concrétionnée et couverte de corail blanc spiralé ainsi que dans les canyons de Babodi (42 m) avec leurs éponges tubulaires géantes. Nous quittons la Martinique avec un formidable souvenir d’accueils chaleureux et de sourires, pour être franc, vraiment à l’opposé de ce que nous nous attendions à trouver.

06/02 – 16/02 (Le Marin): Our priority in Martinique being a ‘technical stop’, we spend a week working on Galatée in the dock yard of Carenantilles at Le Marin situated at the southern tip of the island. Galatée is brought out of the waters on 9th February, gets her hull washed down before receiving a full new coat of antifouling over the weekend. We add a rudder transducer to the autopilot, and for the first time, dismantle the rudder to replace the worn-out parts of the steering system. Taking advantage of the proximity of the supermarkets and facilities just next to the dockyard, we manage as well to stock up our food and medical provisions, for after all we have been ‘on the road’ for more than 6 months now and our initial provisions from France have very much been consumed!
Of course, visiting Martinique is incomplete without tasting its Rhum. Together with Philippe, Fabienne and Tom from Iod, we take a break from our work schedule to visit the beautiful and historical site of L’Habitation Clément, and have since been enjoying our own Ti-Punch on board (within acceptable limits of course) every now and then!
17/02 – 23/02 (Ste-Anne/Grande d’Anse d’Arlet/St-Pierre): Eager to get on with our journey and head back into clear blue waters, we leave Le Marin as soon as Galatée is back into the waters, sailing from Ste-Anne (pretty much a shopping visit with its numerous swim and beach-wear shops) to the Anse d’Arlet (great visibility and fantastic snorkeling at Point Lézard, and turtles right in the bay) and finally to St-Pierre. Here, we visit the ruins of the town heavily laden with memories of the 1902 volcanic eruption of Mountain Pelée which razed the entire town of St-Pierre killing its 30000 inhabitants. Moored just in front of the local dive club Papa d’Lo, we obviously do not miss out the opportunity to dive the famous wreck of Roraima at 52m (which Cousteau named “the silver-haired wreck” due to the abundance of white spiral corals), sunk during the eruption after burning for 3 days, and a second dive at 40m in the volcanic canyons of Babodi with its huge tubular sponges. Not forgetting to mention, finally, that the people of Martinique have left us a wonderful impression with their warmth and friendliness and smiles.

加勒比海南部 – Martinique

抵达Martinique,主要的目的是维修我们的帆船。从离开波尔多,航程差不多七八个月之久,必须把帆船提上岸,冲洗之后更新船身的保护漆。当然,繁忙中我们也抽空和朋友一起租车去游玩,品尝这里出产的朗姆酒(这里的甘蔗园因此特别多)。我们也乘机到附近的超级市场,填满了接下来几个月所需要的食品和饮料。维修工作完成后,我们继续北上,在Martinique北部的“圣彼得”St-Pierre停留了几天。圣彼得原本是Martinique的首都,被1902年Mountain Pelee火山爆发毁灭, 当时全镇的3万市民,只有一两个人幸存。当年停留在圣彼得海湾内的好几艘大船,也无一幸免。其中一艘长120米的船的残骸,在圣彼得海湾海底50米的深度,特别著名,我们当然不错过潜水的好机会!




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Sud-Antilles / South Caribbean: Ste-Lucie/Ste-Lucia

29/01 – 30/01: St-Vincent: Afin de couper la route de Bequia à Ste-Lucie nous décidons – malgré les avis dissuasifs de certains yachties - de relâcher pour la nuit à Chateaubelair où nous mouillons face à une falaise couverte de cocotiers au Nord du village et où nous nous ferons plaisir en faisant un peu de chasse sous-marine sur le récif à deux coups de palme de Galatée.

30/01 – 06/02 : Ste-Lucie : Les sommets des deux pitons (petit et grand piton) dominants en arrière plan la charmante petite ville de la Soufrière offrent, à n’en pas douter, un décor très pittoresque en particulier quand on a la possibilité de l’admirer de la surface de l’eau depuis la réserve marine de Rachette point, au Nord de la baie de la Soufrière.
Nous explorons avec délice les tombants des pitons avec Chester, un guide local qui connait tous les secrets des sites de plongée et de leurs habitants ; plonger avec un guide local est incroyablement plus enrichissant que de plonger avec les jeunes Dive Master Européens qui, bien souvent, ne connaissent que la topologie du site et les consignes de sécurité…
Nous bougeons Galatée de la baie de la Soufrière à l’anse des pitons à un demi-Mile au Sud et après une nuit infernale durant laquelle nous roulons bord sur bord sans pouvoir fermer l’œil, nous décidons d’abréger nos plans d’apnée. Nous levons l’ancre au petit matin et faisons route directe pour Rodney bay au moteur dans un vilain clapot avec vingt cinq nœuds de vent dans le pif…
Nous restons à Rodney bay le temps de visiter le village de Gros Islet et Pigeon Island et d’avoir des Alizés sympas qui tournent un peu à l’Est pour que notre traversée vers la Martinique puisse se faire d’un seul bord.

29/01 – 30/01: St Vincent: Breaking the journey from Bequia to Ste-Lucia, we stop for a night at Chateaubelair on the main island of St Vincent, where we moor in front of a cliff full of coconut trees, enjoying the snorkeling and spear-fishing just around the boat.

30/01 – 06/02: Ste-Lucia: The summits of the two Pitons (Petit and Grand Piton) towering over the simple yet charming village of Soufriere present indeed an impressive backdrop, even more so when viewed from the water surface as we snorkel in the marine reserve off Rachette Point, just north of Soufriere Bay. We have an especially good time (with great visibility) diving with Chester – a local guy running a no-fuss-great-service dive shop at Soufriere Bay – who shows us many of the ‘secrets’ of the dive sites and their inhabitants (snake eels, lobsters, crabs, porcupine fish…), be it under rocks or within the great sponge corals. After an unbearably rocky and rolly night in the Anse des Pitons (which is nevertheless very pretty with its lush green slopes), we cut short our initial plans of snorkeling and head north early in the morning of 3rd February to Rodney Bay – a short but really tiring journey relying solely on our Perkins, as we head north-east into the wind and the swells. We stay for just a short break at Rodney Bay, visiting the village of Gros Islet and Pigeon Island while we wait for easterly winds before making our passage north to Martinique.

加勒比海南部 – Ste Lucia

在Ste Lucia的南部,可潜水的地方不少,我们听从朋友的介绍,找到了一个本地潜水导游,带我们到他所熟悉的地点,让我们看到了不少鱼类动物和职务,还真不错!我们在Ste Lucia耐心地等待风向转东,再北上法国海外岛屿之中的Martinique。




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04/02/2011

Happy Chinese New Year!

Dear friends and family, here's wishing all of you a prosperous, happy and healthy lunar new year!

With love from St Lucia,
Laurent and Shu-In

愿祝大家新年快乐,身体健康,万事如意!

Sud-Antilles / South Caribbeans : Grenadines de St Vincent

17/01 – 18/01: Union (Clifton); 18/01 – 21/01: Tobago Cays (Horseshoe Reef); 21/01 – 23/01: Mayreau (Salt Whistle Bay); 23/01 – 29/01: Bequia (Admiralty Bay)

Le mouillage de Clifton étant très encombré, nous prenons un coffre juste sous le vent du récif de Green Island dans une eau couleur de piscine (la photo de la couverture du guide de Patuelli, pour ceux qui connaissent) et faisons notre entrée dans les Grenadines de Saint-Vincent. Mouillage encombré donc et aussi venteux ; un 50 pieds dérape sur son ancre juste à coté de nous et vient se prendre les haubans dans le beauprés de la goélette amarrée sous son vent. Aie, aie…Les boat-boys tentent de le dégager avec leur canots et des aussières; nous, nous lançons le moteur et Laurent se tient prêt à couper notre amarre si la manœuvre tourne mal. Finalement tout rentre dans l’ordre et nos affaires à Union étant réglées, nous décidons promptement d’abréger notre séjour et de nous diriger vers la destination de rêve des Grenadines : les Tobago Cays et son gigantesque récif en fer à cheval.
Franchement c’est une zone de mouillage absolument magnifique ! Le revers de la médaille étant que cette affirmation est loin d’être un scoop et que nous ne sommes donc forcement pas les seuls à vouloir en profiter… Après un mouillage temporaire peuplé et très passant entre « Petit Rameau » et « Petit Bateau » - deux des quatre îles des cays - nous rejoignons le mouillage au Sud de « Baradal » et tirons avantage sur le reste de la meute du fait que Galatée ne cale que soixante centimètres de tirant d’eau, pour nous « isoler » en nous faufilant entre les patates et en posant l’ancre juste sous le vent du récif, laissant, pour le coup, le plus gros de la meute des bateaux « charter » derrière (catamarans compris) ! Le voila enfin notre décor de carte postale et ce lagon en camaïeu de bleu marqué par son fin liseré d’écume sur l’horizon! Lagon où la nuit, sous la lumière de la pleine lune qui se réfléchi sur le blanc du sable corallien, nous flottons dans la plus belle piscine que la nature ait pu créer. Nous profitons pleinement des cays pendant ces quatre jours, où notre timing décalé par rapport au reste de la troupe nous permet de belles évasions quand, par exemple, nous nous promenons sur la plage vierge de Jamesby ou bien quand nous nous faufilons sur les sentiers menant aux hauteurs des îles, à surprendre, au passage, les quelques iguanes qui lézardent sur le feuillage des buissons !
En faisant route vers l’Ouest vers l’ile voisine de Mayreau, nous nous réjouissons de ne porter que le génois sur ce court et tranquille trajet (en fait notre première navigation au portant depuis que nous sommes dans les Caraïbes) qui nous fait poser l’ancre dans la jolie, mais là aussi, très fréquentée baie de Saltwhistle Bay. En fait de fréquentée, c’est bondé ! En ce vendredi après-midi chargé, les « boat-boys » se moquent des règles élémentaires de respect de distance et de sécurité et font le maximum de business en plaçant (moyennant finance) autant de bateaux (catamarans charters en grande majorité) qu’il en arrive dans chaque petit espace laissé libre par les bateaux déjà mouillés. Cela nous vaut une bonne prise de bec avec un « boat-boy » particulièrement actif. Heureusement, l’endroit est bien protégé et ce weekend le temps sera assez clément pour nous éviter tout accident.
L’ambiance de plage est ici assez bizarre avec ce grand hôtel au trois quart déserté au personnel désœuvré et ces vendeurs et vendeuses de bidules standards à touristes qui font des figures d’enterrement…
Nous nous promenons jusqu’en haut de la colline où la jolie église du père Divonne offre une vue imprenable sur les Tobago cays. A notre satisfaction, nous y découvrons un petit village vivant à l’ambiance décontractée et sympathique avec sa rue principale bordée de petits restaurants colorés surplombant Saline Bay.
Apres une super soirée au ti ‘punch à bord de Lunéo, nos amis que nous avions quitté à Eringa au Sénégal et que nous retrouvons fortuitement ici à Mayreau, Galatée met les voiles vers Bequia (prononcez « Bécoué ») pour notre dernière destination des Grenadines de Saint-Vincent. Nous passons une petite semaine à Port-Elisabeth (Admiralty bay) où nous nous faisons plaisir en découvrant, trois jours durant, avec le club « Dive Bequia » de très beau site de plongée, notamment « the wall » et où nous fêtons nos deuxièmes retrouvailles avec Gatorali autour d’un grand faitout de langoustes et de quelques bonnes bouteilles de Bordeaux blanc!


The mooring in the bay of Clifton on Union must be a popular stopping point for checking in or out of the Grenadines of St Vincent…given the amazing number of sailboats moored around the Roundabout Reef (appropriate name indeed, right in the middle of the bay). Boat-boys zip about in their wooden boats proposing mooring buoys, which we quickly accept given the lack of space and the windy conditions. We are given one with an unobstructed view of the tiny Green Island surrounded by crystal clear waters (those who know the guide book “Guide Des Antilles” of Jacques Patuelli…this is the place where the cover picture was taken!) just leewards of the Thompson Reef that encloses the bay.
The strong winds continue throughout the night to the early morning of 18th, when just next to us, a 50-foot sailing boat unfortunately sees its anchor dislodge (a nightmare especially in such a confined mooring…) and gets its shrouds entangled in the bowsprit of the huge schooner behind her….There being only 2 girls on the 50-footer (the 2 men are out fishing!) and no-one on the schooner, the situation quickly turns desperate. Fortunately the boat-boys come quickly enough to the rescue, attempting to dislodge the 2 boats in an effort that last more than 20 minutes, during which, given the proximity to Galatée, Laurent starts our engine in case the rescue operation turns complicated. Finally, they manage to re-anchor, but we decide to shorten our visit of Union (having done the necessary immigration paperwork) to head towards THE destination of the Grenadines: the Tobago Cays and its gigantic horseshoe reef!
Tobago Cays - a dream mooring and snorkeling destination indeed with its crystal clear waters that under the moonlight, gives the impression that we are moored in nature’s purest swimming pool, foaming white waves breaking onto the exterior part of the horseshoe-shaped reef, which protects its 4 small islets - “Petit Bateau”, “Petit Rameau”, “Jamseby” and “Baradal” with their powdery white sands and inhabited only by beautiful iguanas. Of course, we are not alone in wishing to benefit from a few days of snorkeling in this magnificent backdrop. The Carribeans is known to be “the” place to rent huge catamarans for the sailing season, by people who do not necessarily have the experience or sufficient good manners in sharing nature’s treasures or respecting other sailboats’ privacy. Either they drop their anchor so close that they get to see everything we do in our cockpit, or right in front of us such that their boat is almost above our anchor. Fortunately, we do have the advantage that Galatée, with a draft of only 60 centimeters (with her rudder and keel lifted), is able to moor as near as possible to the reef in the shallower waters, thus leaving the majority of sailboats behind us and giving us an unobstructed post-card view of the reef!
Heading west towards the neighboring island of Mayreau, we are happy to just raise the Genoa for a short but easy journey (running with the wind for once in the Carribeans!) to drop our anchor in the crowded but pretty Saltwhistle Bay. On this Friday afternoon when the traffic is especially heavy the available mooring space becomes quickly limited, the boat-boys do not however seem to bother themselves with security issues, instructing incoming boats to drop their anchors at every possible space between already-anchored boats! Fortunately, the bay is well protected from the swells, and the winds over this weekend are not too strong, thus avoiding accidents of any sort. The beach area of Saltwhistle Bay, with a resort that is almost empty, gives us a weird impression that the locals are really not too ‘gay’ – to put it bluntly, it is as if a post-funeral atmosphere shrouds the place. We trek up the hill towards the island’s little church with its panoramic view of Tobago Cays. To our relief the heavy atmosphere dissipates, bringing us to a quiet little town dotted with colorful local restaurants and bars overlooking Saline Bay.
After a wonderful evening on-board Lunéo (our friends with who we parted ways back in Eringa in Senegal), Galatée sets her sails north towards Bequia (pronounced “Bake-way”), our last stop-over in the Grenadines of St Vincent. Here, we spend almost a week in the vast bay of Port Elizabeth (Admiralty Bay) enjoying 3 days of wonderful diving at beautiful dives sites – notably the wall dive at the islet of West Cays (bravo to the team from Dive Bequia!), local fruits (mmmh… mangoes, bananas, pineapples and grapefruits) and meeting up once again onboard Gatorali for a delicious lobster meal together and downing some good bottles of Bordeaux wine!

加勒比海南部 - (Grenadines of St Vincent)
离开格林纳达,我们继续北往邻国St Vincent,主要是在这里著名的Grenadines小岛逗留和潜水。白色的沙滩,绿色的小岛,蓝色的天空,清晰的海水,的确是梦寐以求的潜水去处!




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