24/09/2015

Gran Canaria - Un stop logistique_Gran Canaria - a technical stop

BALEINE droit devant! Laurent a distingué loin et droit devant un grand jet d'évent alors que nous naviguons sous voiles en approche vers le phare de Maspalomas, au sud de Gran Canaria et que nous sommes encore en eaux profondes. Les jets sont espacés toutes les cinq minutes et se rapprochent de plus en plus près. Nous faisons même route en étant un peu plus rapide, six noeuds. La voila soudain qui surface le long du bateau et reprend son souffle. Quelques dizaines de secondes magnifiques. Notre compagne ne change pas de route et observe sans doute ce ventre d'aluminium blanc qui la dépasse doucement puis sonde pour réapparaitre cinq minutes plus tard dans notre sillage. Hasta luego bella!

WHALE ahoy! Laurent spots a huge spurt far in front of us as we sail towards the lighthouse of Maspalomas, south of Gran Canaria. The spurts are spaced out in timing, but we get closer ... and closer...and there she is, she surfaces not far alongside us, probably observing this white (aluminium)-bellied creature that has overtaken her. Gracefully maintaining her pace and her trajectory, she doesn't seem to mind, and we see her spurt 5 minutes later behind us in our trail. Hasta luego bella!


Gran Canaria, principalement un choix d'escale technique pour l'entretien de notre précieux Perkins, et logistique pour la récupération de notre spinnaker asymétrique (gennaker) que nous avions commandé en France lors de notre escale à Madère et pour la préparation de l'accastillage qui va avec.

Pour la faire courte coté visite de Gran Canaria: l'ouest on n'a pas vu, le sud: urbanisme clapier pour tourisme de masse, l'est: monstrueux de laideur. Seule la partie centrale montagneuse et les contreforts d'altitude au nord, très verts, valent le détour. La végétation des latitudes septentrionales: forets de pins, de châtaigner et de fougères y côtoie les espèces plus tropicales comme la canne à sucre, les figuiers de barbarie et les aloès. Des reliefs vertigineux creusés de vallées oasis irriguées et plantées de palmiers avec quelques villages typiques des Canaries dont l'architecture à résisté au principe du cube de béton qui prévaut partout ailleurs.
Nous bouclons nos affaires en préparation d'une navigation d'une semaine vers le Cap-Vert et concluons sans hésitation: les plus belles Canaries sont à l'ouest!

The stop at Gran Canaria turns out to be mainly technical, with some visits squeezed in. Maintenance of our Perkins engine, plus the reception of our asymetrique spinnaker ordered from France since our stopover at Madeira (yes we have it, but the story's not ended yet as the snuffer delivered is not of the right length!) 

Gran Canaria's central mountainous area is well worth the drive, with its valleys and slopes filled with pinetrees, eucalyptus, chestnut trees, ferns, figs, sugar cane plantations, palm oasis, and gigantic aloe vera plants. Apart from some villages which are pretty such as Teror or Fataga (with traditionally built houses), or Puerto de Mogan ('little venise' with its hanging bougainvilleas). Gran Canaria's lack of creativity (and taste) in their housing architecture - mostly cubic blocks in dull or very gaudy colours  with flat untiled roofs - leaves us a little dumbfounded. And the eastern coast with the commercial port and crowded capital of Las Palmas, highway, airport, factories, industrial parks and wind generator parks...bleuh. Not forgetting the stretches of hotels with thousands of units packing the southern coast. So much for hoping for a better experience than the other 2 islands.
We conclude that we very much preferred the western islands in our previous visit. So, BYE BYE Canary islands, and we are off for a week's journey south to the Cabo Verde islands!



18/09/2015

Un petit peu de Lanzarote et de Fuerteventura_A little bit of Lanzarote and Fuerteventura

Nos impressions de Lanzarote restent assez mitigées. Ile volcanique aride dont la beauté ne semble se dévoiler que lorsqu'elle est baignée de cette lumière du sud qui met en contraste sur son fond brun-noir les alignements de petits cubes chaulés de blanc des villages côtiers (qui, du large, ressemblent aux colonies de petits escargots blancs de Porto-Santo...). Nous mouillons derrière le brise-lame d'Arrecife, capitale de Lanzarote, sur un fond de roches de tenue très moyenne. Sur le conseil de notre voisin de mouillage, Laurent replonge et récupère une vielle aussière coulée d'un corps-mort constitué de deux énormes blocs de béton. Deux amarres passées dans l'aussière; Galatée est en sécurité. Arrecife possède une vielle ville agréable notamment autour du "Charco", lac d'eau de mer miniature alimenté par des chenaux navigables, mais en l'absence de motivation pour visiter l'intérieur de l'ile (y-en-a-t-il un?), nous mettons les voiles vers Fuerteventura.

Our first impressions of Lanzarote are not the most motivating. With its arid and bare volcanic cones, the island seems to regain somewhat its beauty only when bathed in sunlight, contrasting the monotone white buildings of the coastal villages against the black-brownish grounds (mmmh... looks like the tiny white snails of Porto Santo from afar...)
We anchor at Arrecife, capital of Lanzarote, realising when we dive (lots of tiny fish...), that the sea bed is more of rocks with just a fine layer of sand. With advice from a neighbour, Laurent dives again to retrieve a sunken mooring rope anchored to cement blocks, and Galatee is secured. Arrecife has a pretty old town area, with tapas bars and restaurants around the 'Charco' (miniature 'lake' with inlet directly from the ocean) but in the absence of a motivating 'wow' factor to visit the island, we decide to give it a miss and head towards Fuerteventura.



Comme pour sa petite sœur, l'aspect général de Fuerteventura, qui est sèche et rocailleuse, tempère notre motivation à nous lancer dans de grandes visites. En faisant quelque effort, on réussi à trouver néanmoins des endroits acceptables: Corralejo au nord, près des dunes de sable saharien que le vent a (gratuitement) amené, les grottes côtières de Ahuy sur la cote ouest ou encore les longues plages de sable blond de Morro-Jable dans le sud. La dépendance totale de l'économie de l'ile du tourisme de masse avec ses barres d'hôtels hideuses, dont certaines ne seront jamais finies, laisse toutefois une impression durable de mauvais gout et de tristesse.

Like its sister island, Fuerteventura's dry, rocky landscape dampens our motivation, but we make an effort all the same, finding some pretty spots such as Corralejo in the north (next to the island's wind transported dunes of Sahara sand), the coastal caves at Ahuy on the western coast, and the white fine sand beaches near Morro Jable in the south. But the island's dependency on beach bound tourists, as well as the over-construction of hotels and residences (some unfortunately unfinished and left in ugly cement ruins) has left us somewhat sad.





Fort heureusement, dans toute pénombre on voit toujours scintiller des petites lumières. Et pour ce court séjour, ces petites lumières auront été les contacts chaleureux avec les insulaires et la très amicale compagnie helvetico-portugaise de  Ruth et François, en voyage pour un tour d'Atlantique sur leur voilier Veruf. Rendez-vous au Portugal dans quelques années, les amis, c'est dit!

Luckily, it is not all negative! Our contact with the people of the islands has simply been great. With a little basic (and broken) spanish, all who we meet have been warm and friendly. Thanks to the wonderful company of Swiss/Portuguese  yachties Ruth and Francois of SY Veruf II, our stay in these 2 Canarian islands will still be very memorable, not to forget as well that we've an open invitation to visit them in Portugal in 3 years' time! 





08/09/2015

La Graciosa - une île presque déserte_La Graciosa - almost Sahara

Quarante huit heures de navigation branlante, vent et mer de travers, sur la route sud-est qui nous amène aux abords de l'île la plus nord-est de l'archipel des Canaries: Graciosa de Lanzarote.  Nous avons la chance de profiter de quatre jours de beau temps et d'une lumière magnifique qui transforme le mouillage de la playa de Francesa en piscine naturelle où, dans six mètres d'eau, on peut compter les petits cailloux sur le fond; un mouillage presque Caribéen. Nous faisons une visite au village de Caleta del Sebo à quarante minutes de marche du mouillage afin de se faire une opinion de la situation du petit port de plaisance; mignon mais trop animé a notre goût. De la plage on peut randonner dans les paysages désertiques de sable (amené par le vent du Sahara) et de roches de cette petite île volcanique et grimper les 179m de Montana Amarilla qui donne une vue splendide sur les îlots du nord. 

48 hours of a yet again rocky n rolly journey, towards the south east, to arrive at the north-easternmost island in the Canaries archipelago:  La Graciosa of Lanzarote.  We are lucky it seems, 4 days of sunshine and not much wind, the anchorage at the playa de Francesa offers an amazing tranquility between 4 pm and mid day the next day (otherwise we have for company 2 huge catamarans and 2 glass bottom ferries filled with party loving beach goers and MUSIC). And when the wind dies down completely, the waters are so clear we see our anchor securely embedded at 5-6 meters deep, and we can count the tiny pebbles on the sea bed! Almost comparable to a Carribean anchorage!
A short trek up Montana Amarilla (179m), and a visit to Caleta del Sabo (40 minutes by foot from the anchorage through a vast paysage of Saharien sand) : great tapas of deep fried anchovies and fried Canarian cheese with fig jam, good bread from the one and only bakery, quaint white washed appartments, and a buzzling tourist filled port (too buzzling for our taste...), before heading towards the capital town of Lanzarote (Arrecife).



04/09/2015

Une semaine tranquille à Madère_Relaxing week in Madeira

Cinq heures de moteur après avoir quitté Porto-Santo, nous abordons grande Madère et décidons de passer quelques jours au mouillage forain dans la Baia de Abra, mouillage en eau très claire entouré de falaises volcaniques au pied de la pointe de Sao Lourenço, avant de nous poser à la marina de Quinta do Lorde. Cinq ans après notre premier passage (qui ne s'était pas très bien passé lors de la prise de catway...), le plan des pontons de la marina a été réaménagé et laisse maintenant beaucoup plus de place pour manœuvrer entre les pannes du fond. Le complexe touristique est également achevé avec un joli aménagement paysagé qui réussit à attirer quelques clients "all-Inclusive". Une semaine relax donc, avec quelques visites en bus à Funchal et Machico et agrémentée de quelques apéros sympas avec Wolfgang et Birte du voilier Tanamera que nous aurons peut-être l'occasion de recroiser au Brésil.




After 5 hours of motoring from Porto Santo (no wind...), with the deep blue of the ocean as compensation, and a few groups of small dolphins as company, we anchor in the Bay of Abra for a couple of days (quiet, cliffs of impressive volcanic lava flow traces), before heading to the Marina of Quinta do Lorde. 5 years since our last visit, the marina has been improved with more space between pontoons, and the hotel and resort complex is now completed with beautiful landscaping, attracting a handful of clients inclined to spend a few days in a 'all in one' holiday resort. We spend a few relaxing days with bus trips to Funchal  and Machico, dining and chatting with german yachties Birte and Wolfgang from SY Tanamera, and a re-trek of the Sao Lourenço route to stretch our legs a little.