Il y a sept années,
nous avions vagabondé sur la rivière salée et pris ce joli chemin de traverse qui,
serpentant entre les ailes de ce grand papillon, nous avait conduit au grand
cul de sac marin, à la grande rivière à goyaves puis à Saint-Louis. Pour varier
les plaisirs, nous avons décidé cette année de visiter la cote ouest de
Basse-Terre, principalement dans le but d'aller plonger sur la réserve de
l'ilet Pigeon. De toute manière, le passage de la rivière salée est fermé
depuis 2013, les deux ponts levants ne fonctionnant plus. Les coûts d'entretien et le risque d'interruption du flot de circulations (100 000 véhicules
par jour) ont eu raison de cette faveur à l'égard des plaisanciers et de cette
belle opportunité nautique. Dommage.
Nous nous arrêtons brièvement à l'ilet Gosier, puis à l'ilet à Cochons où nous réapprovisionnons et saluons Gil de Cholgas qui s'occupe activement à redonner une nouvelle vie à ses caillebotis de cockpit.
Puis route vers les Saintes où nous mouillons dans la belle anse Fideling (ou grande anse) au sud de Terre-de-Bas qui reste encore un des rares mouillages forains des Saintes, libre et gratuit, qui offre, en marchant un peu, l'accès aux villages colorés, accueillants et magnifiquement bien entretenus de cette toute petite ile. En revanche, nous apprécions assez peu la politique de plaisance des Terre-de-Haut: dans le Pacifique les communes mettent des coffres gratuits devant les villages pour aider les voiliers, car les mouillages sont très profonds, ici, ils mettent des coffres payants, là où le mouillage est peu profond et facile sur fond de sable et forcent le mouillage forain là où les fonds tombent rapidement... Pratique de sauvages que nous ne goutons guère et nous passons rapidement notre chemin en quittant cet endroit bruyant et corrompu qui, très clairement, est entré dans sa phase terminale de déchéance des escales touristiques victimes de leur succès.
Nous nous arrêtons brièvement à l'ilet Gosier, puis à l'ilet à Cochons où nous réapprovisionnons et saluons Gil de Cholgas qui s'occupe activement à redonner une nouvelle vie à ses caillebotis de cockpit.
Puis route vers les Saintes où nous mouillons dans la belle anse Fideling (ou grande anse) au sud de Terre-de-Bas qui reste encore un des rares mouillages forains des Saintes, libre et gratuit, qui offre, en marchant un peu, l'accès aux villages colorés, accueillants et magnifiquement bien entretenus de cette toute petite ile. En revanche, nous apprécions assez peu la politique de plaisance des Terre-de-Haut: dans le Pacifique les communes mettent des coffres gratuits devant les villages pour aider les voiliers, car les mouillages sont très profonds, ici, ils mettent des coffres payants, là où le mouillage est peu profond et facile sur fond de sable et forcent le mouillage forain là où les fonds tombent rapidement... Pratique de sauvages que nous ne goutons guère et nous passons rapidement notre chemin en quittant cet endroit bruyant et corrompu qui, très clairement, est entré dans sa phase terminale de déchéance des escales touristiques victimes de leur succès.
Fort heureusement,
cet endroit définitivement oublié, nous nous réjouissons de notre escale
suivante à la pointe Malendure et sommes réellement enchantés par nos plongées
à l'ilet Pigeon: bonne visibilité, vie marine abondante, beaux jardins
coralliens, épaves colonisées (dont l'Augustin Fresnel) et, qui plus est,
plongées faciles, sans courant, sans houle, bref que du plaisir, le tout proposé
à des tarifs forts raisonnables. Malheureusement, nous n'aurons pas le plaisir
de vous faire partager visuellement notre enthousiasme pour ces sites de
plongée car notre vénérable appareil photo sous-marin Olympus à rendu l'âme en
Afrique du Sud (après neufs ans de bons et loyaux services): Donc pas de photos
des coursives concrétionnées ni des bancs de carangues...
Enfin,
après un court séjour à Deshaies, dernier mouillage de la cote ouest sur la
route du Nord, le 6/4, nous profitons d'une des dernières journées de vent
modéré d'Est avant un renforcement au NNE pour couvrir confortablement, sans
trop serrer le vent, les quelques quarante milles qui séparent la Guadeloupe du
mouillage de Freeman's bay au Sud d'Antigua.
7 years ago we sailed through the centre of Guadeloupe's
butterfly-shaped island via the beautiful 'Riviere Salee', northwards to exit
at the 'grand cul de sac marin' before heading to Port Louis on Grand-Terre. We
did not plan to cruise on the Riviere Salee this year, intending to sail north
up the west coast of Guadeloupe in order, mainly, to dive at the Cousteau
Marine Park Reserve (Pigeon Island). In any case, the passage through the river
unfortunately seems to be no longer feasible since 2013. The two bridges
linking Grand-Terre and Basse-Terre, raised and lowered for the passage of
boats, are no longer functioning. Costs and risks of breaking down the only
road links (used by more than 100 000 vehicles per day) result, sadly, in a
stale-mate situation of leaving the bridges as they are, and thus sacrificing
the nautical sector. It's a pity.
After a short stopover at Ilet du Gosier and Ilet à Cochons for
reprovisioning and a final farewell with Gilbert, we sail south west to Les
Saintes, where we stay a couple of nights just to break the journey.
For
reasons we do not quite appreciate, free anchorages in reasonably shallow
depths (where there is only sand and no corals) at the islands of Les Saintes
are now very limited, contrary to the Pacific, where mooring buoys are
installed to enable yachties to stopover where the depths are too excessive for
safe anchorage. Anse Fideling (south
coast of Terre-de-Bas) is fortunately still free and accessible. This tiny
island, with its colourful and impeccably maintained houses of the 2 little towns
where we chat with friendly locals, remains for now quite untouched by the
mainstream tourists and noisy pleasure motor boats which overrun its sister
island Terre-de-Haut. The anchorage, though crowded if more than 15 boats, is
pretty and well protected from the north, but the snorkelling is disappointing,
the sand bottom being quite littered with rubbish, discarded nets and rusting
metallic structures. We leave Les Saintes without any regrets, its previous
charm having been heavily diminished by mass tourism, ferries and charter
yachts.
Our three dives at the Cousteau Reserve are fortunately very satisfying.
Fish life and coral growth are still quite abundant, visibility is great and
dive conditions are really easy - no currents, no swells, and no gulfweed, all
at a price which is really reasonable! Too bad that there are no
underwater photos as souvenirs, as our waterproof Olympus Tough camera has, since
Richards Bay, stopped functioning after 9 loyal years of great service.
Seeing
that the east winds will strengthen for perhaps more than a week from 8/4
onwards, we set sail for Antigua on 6/4 after a short stopover at Deshaies, the
last northwest bay of Guadeloupe, avoiding thus a difficult journey of 40+
nautical miles close-reaching NNE to English Harbour's Freemans Bay anchorage.




