06/04/2018

Guadeloupe




Il y a sept années, nous avions vagabondé sur la rivière salée et pris ce joli chemin de traverse qui, serpentant entre les ailes de ce grand papillon, nous avait conduit au grand cul de sac marin, à la grande rivière à goyaves puis à Saint-Louis. Pour varier les plaisirs, nous avons décidé cette année de visiter la cote ouest de Basse-Terre, principalement dans le but d'aller plonger sur la réserve de l'ilet Pigeon. De toute manière, le passage de la rivière salée est fermé depuis 2013, les deux ponts levants ne fonctionnant plus. Les coûts d'entretien et le risque d'interruption du flot de circulations (100 000 véhicules par jour) ont eu raison de cette faveur à l'égard des plaisanciers et de cette belle opportunité nautique. Dommage. 

Nous nous arrêtons brièvement à l'ilet Gosier, puis à l'ilet à Cochons où nous réapprovisionnons et saluons Gil de Cholgas qui s'occupe activement à redonner une nouvelle vie à ses caillebotis de cockpit.

Puis route vers les Saintes où nous mouillons dans la belle anse Fideling (ou grande anse) au sud de Terre-de-Bas qui reste encore un des rares mouillages forains des Saintes, libre et gratuit, qui offre, en marchant un peu, l'accès aux villages colorés, accueillants et magnifiquement bien entretenus de cette toute petite ile. En revanche, nous apprécions assez peu la politique de plaisance des Terre-de-Haut: dans le Pacifique les communes mettent des coffres gratuits devant les villages pour aider les voiliers, car les mouillages sont très profonds, ici, ils mettent des coffres payants, là où le mouillage est peu profond et facile sur fond de sable et forcent le mouillage forain là où les fonds tombent rapidement... Pratique de sauvages que nous ne goutons guère et nous passons rapidement notre chemin en quittant cet endroit bruyant et corrompu qui, très clairement, est entré dans sa phase terminale de déchéance des escales touristiques victimes de leur succès.



Fort heureusement, cet endroit définitivement oublié, nous nous réjouissons de notre escale suivante à la pointe Malendure et sommes réellement enchantés par nos plongées à l'ilet Pigeon: bonne visibilité, vie marine abondante, beaux jardins coralliens, épaves colonisées (dont l'Augustin Fresnel) et, qui plus est, plongées faciles, sans courant, sans houle, bref que du plaisir, le tout proposé à des tarifs forts raisonnables. Malheureusement, nous n'aurons pas le plaisir de vous faire partager visuellement notre enthousiasme pour ces sites de plongée car notre vénérable appareil photo sous-marin Olympus à rendu l'âme en Afrique du Sud (après neufs ans de bons et loyaux services): Donc pas de photos des coursives concrétionnées ni des bancs de carangues... 

Enfin, après un court séjour à Deshaies, dernier mouillage de la cote ouest sur la route du Nord, le 6/4, nous profitons d'une des dernières journées de vent modéré d'Est avant un renforcement au NNE pour couvrir confortablement, sans trop serrer le vent, les quelques quarante milles qui séparent la Guadeloupe du mouillage de Freeman's bay au Sud d'Antigua. 




7 years ago we sailed through the centre of Guadeloupe's butterfly-shaped island via the beautiful 'Riviere Salee', northwards to exit at the 'grand cul de sac marin' before heading to Port Louis on Grand-Terre. We did not plan to cruise on the Riviere Salee this year, intending to sail north up the west coast of Guadeloupe in order, mainly, to dive at the Cousteau Marine Park Reserve (Pigeon Island). In any case, the passage through the river unfortunately seems to be no longer feasible since 2013. The two bridges linking Grand-Terre and Basse-Terre, raised and lowered for the passage of boats, are no longer functioning. Costs and risks of breaking down the only road links (used by more than 100 000 vehicles per day) result, sadly, in a stale-mate situation of leaving the bridges as they are, and thus sacrificing the nautical sector. It's a pity.

After a short stopover at Ilet du Gosier and Ilet à Cochons for reprovisioning and a final farewell with Gilbert, we sail south west to Les Saintes, where we stay a couple of nights just to break the journey. 

For reasons we do not quite appreciate, free anchorages in reasonably shallow depths (where there is only sand and no corals) at the islands of Les Saintes are now very limited, contrary to the Pacific, where mooring buoys are installed to enable yachties to stopover where the depths are too excessive for safe anchorage.  Anse Fideling (south coast of Terre-de-Bas) is fortunately still free and accessible. This tiny island, with its colourful and impeccably maintained houses of the 2 little towns where we chat with friendly locals, remains for now quite untouched by the mainstream tourists and noisy pleasure motor boats which overrun its sister island Terre-de-Haut. The anchorage, though crowded if more than 15 boats, is pretty and well protected from the north, but the snorkelling is disappointing, the sand bottom being quite littered with rubbish, discarded nets and rusting metallic structures. We leave Les Saintes without any regrets, its previous charm having been heavily diminished by mass tourism, ferries and charter yachts.


Our three dives at the Cousteau Reserve are fortunately very satisfying. Fish life and coral growth are still quite abundant, visibility is great and dive conditions are really easy - no currents, no swells, and no gulfweed, all at a price which is really reasonable! Too bad that there are no underwater photos as souvenirs, as our waterproof Olympus Tough camera has, since Richards Bay, stopped functioning after 9 loyal years of great service.

Seeing that the east winds will strengthen for perhaps more than a week from 8/4 onwards, we set sail for Antigua on 6/4 after a short stopover at Deshaies, the last northwest bay of Guadeloupe, avoiding thus a difficult journey of 40+ nautical miles close-reaching NNE to English Harbour's Freemans Bay anchorage.