24/11/2015

En route vers Rio de Janeiro_Journey to Rio de Janeiro

La cote Bahianaise, avec ses rios, offre quelques possibilités de mouillage que nous utiliserons pour couper la route. Bordées de cocotiers et de mangroves ces zones d'estuaire nous rappellent vraiment les fleuves du Sénégal.

Once out of Salvador, the scenes change again. Exit the hustle and bustle of a busy town, and enter the (almost) wilderness of the rios of Bahia which really remind us of the rivers of Senegal, with beaches and coconut trees and mangroves.  We make a few stops to shorten the duration of each journey south.

Bom Jardim - passé l'entrée du rio, nous disposons de plusieurs options de mouillage dans la rivière. Nous choisissons Bom Jardim, le mouillage le plus éloigné de la station balnéaire de Morro de Sao Paulo afin de prendre nos distances des bateaux de pêche et des bateaux taxis qui naviguent full speed dans les zones de mouillage. Une bonne nuit de repos et deux bonnes heures de baignade à nettoyer la ligne de flottaison et la carène de Galatée des salissures accumulées dans les eaux de Salvador.

Bom Jardim -  with several options of anchorages in the rio, we choose to anchor at Bom Jardim, further in along the rio, so as to distance ourselves from the many fishing boats and local taxi boats that speed through the anchorages. A good night's rest, and a couple of hours in the water the following morning cleaning Galatée's hull from the grime accumulated from Salvador's waters.



Ilheus - Une halte administrative impérative dans cette ville de province de l'état de Bahia pour effectuer l'extension de visa le Laurent à la Police Fédérale. Un mouillage sur bouée totalement ouvert aux vents et à la houle de NE qui rentre en force et le rend horriblement inconfortable. Heureusement le Iate Clube de Ilheus nous offre gratuitement le mouillage et le passage à terre (vers un ponton à pont-levis digne du seigneur des anneaux). L'extension obtenue, nous attendons une bonne fenêtre météo pour notre descente sud en profitant des excellents services du club (piscine, restaurant, douches) tout en regardant avec un peu (beaucoup) d'inquiétude et de peine Galatée sur sa bouée qui tangue violemment, roule bord sur bord et tire sur l'amarre comme un cheval sauvage qui cherche à s'enfuir. 

Ilheus - We make a stop at this provincial town (of no touristic interest whatsoever) only to finally complete the visa extension formalities with the Policia Federal. The mooring, exposed to the northern winds and swell, is terribly uncomfortable.  Fortunately, the Yacht Club of Ilhéus provides free mooring buoys and transfer service to and from their floating pontoon, complete with a suspension drawbridge that seems to have come out of the movie sets of Lord of the Rings.  Having to wait a day for a suitable weather window for our journey south, we profit from the excellent service and restaurant of the Club, with its swimming pool and showers, while we watch, with a (huge) pinch of worry nevertheless, Galatée at the mooring tugging and pulling violently at her mooring ropes like a wild horse trying to free itself of its reins.... 



Santo André - Une entrée sinueuse avec très (très) peu de fond où les escunas font (ici aussi) l'animation du rio. De manière à ne pas être dans le chemin de ces dancing flottants nous jetons l'ancre bien en amont du restaurant Gaivota, restaurant avec terrasse sur la rivière tenu par un couple très sympathique et plein d'attention envers les voiliers de passage. Douche, huitres fraiches et cassolette de fruits de mer arrosée d'une Antartica grand modèle puis sieste en plein air sur les coussins du grand canapé. Dure journée! 

Santo André - a very very shallow inlet, where local cruise boats 'escunas' animate the rio with their loud speakers and music and partying and camera clicking Brazilian clients. We anchor a little further from the restaurant Gaivota (so as to avoid being in the way of the escunas which discharge their load of clients to a neighbouring restaurant), run by a friendly couple offering not only very good food - fresh oysters and a hot delicious marmite of seafood, and also free showers, and a terrace with cushions allowing us to nap and relax!


17/11/2015

Salvador - Une ville aux multiples visages_Multi-faceted Salvador

La visite de Salvador est une traversée de décors et de scènes de vie juxtaposés et contrastés. Le spectacle de barres de gratte-ciel modernes aux pieds desquelles sont agglutinées des habitations de briques ni faites ni à faire nous accueille dès notre entrée dans la baie de tous les saints. Nous nous amarrons sur pendilles au ponton du Terminal Nautico qui est géré par la municipalité de Salvador et qui est idéalement situé au  cœur de la ville. Nous apprécions l'accueil et la gentillesse du personnel mais apprécions un peu moins les travaux de rénovation en cours qui rendent le séjour bruyant et poussiéreux ainsi que le trafic des bateaux d'excursion (escunas) qui, le weekend, par dizaines, chargent et déchargent leurs lots de Brésiliens dansants et chantants (hurlants) aux sons (rugissements) des sonos poussées au maxi en faisant des voltas à proximité des pontons. Ceci semble tout à fait normal et nous nous adaptons avec bonhomie. Heureusement c'est un (petit) peu plus calme les jours ouvrés. Les décors se succèdent: des trottoirs cassés et malodorants qui courent le long des hangars du port noyés dans la poussière du trafic infernal des bus, des taxis et camions à la grande salle circulaire du restaurant du premier étage du Mercado Modelo au plancher de bois ciré avec ses sympathiques serveuses Bahianaise en robes d'une impeccable blancheur en passant par les rues colorées, touristiques et très animées du Pelourinho sur les hauteurs de Salvador qui étale ses bars, ses magasins branchés, ses cathédrales et sa police militaire pléthorique. La cour des miracles côtoie le luxe sans transition avec pour barrière un police armées omniprésente le jour. La nuit pas un chat et nous ne nous risquons pas à tout autre forme de déplacement que le taxi. Au petit pécheur dans sa barque de trois planches et à la voile rapiécée que nous avons croisé à l'entrée de la baie se succèdent les yachts de pêche sportive alignés dans la Marina Bahia avec leurs propriétaires en Rolex et Porsche qui ne daignent même pas toucher une amarre. A l'eau terriblement sale des bassins de pêche succèdent l'ensemble des bâtiments impeccablement entretenus de la Marinha do Brazil et ses marins tirés à quatre épingles. Tout ça sur quelques centaines de mètres. Salvador, notre première grande ville du Brésil, nous cueille avec un sentiment partagé d'inégalités criantes et d'ambiance festive avec des Brésiliens d'une bonne humeur inoxydable et d'un contact invariablement chaleureux.  

Visiting the state of Bahia is like watching a movie of ever-changing scenes.  At the foot of Salvador's skyline of high rise residences, crammed slum-like brick housing haphazardly built fill the slopes of the Bay of All Saints. We berth at Terminal Nautico, practically located in the heart of downtown Salvador, and is wonderfully serviced by friendly and helpful staff. The marina, under renovation (thus unfortunately dusty and noisy), is situated next to the cruise terminal, where hundreds of amazingly boisterous Brazilians flock onto the dozens of local cruise boats (escunas) during the weekend. Abrupt and unmerging changes of scenes start from broken and smelly pavements along the go-downs and offices of the commercial port surrounded by the dust from buses, taxis and heavy traffic, to the touristy Mercado Modelo topped at the second level by a clean and bright restaurant served by friendly girls in traditional white Bahian dresses decorated with colourful sashes, to the very animated and colourful historical old town (the Pelourinho up on the hill) with its numerous cathedrals, large squares, restaurants, boutiques, drum bands, open air bazaar, beer pubs and lots of Caipirinha and Caiprioska stalls. Here, and as on the streets down below, the omni-presence of the local policia ensures security in daylight hours. Once dark however, we take the advised precautions not to walk on the deserted streets and make our trip back to the marina only by taxi.  To add further to the succession of changing scenes, the fishing port with its terribly dirty waters just interior to the marina, dotted by homeless people dogs and cats, and right next door, the impeccably maintained grounds of the Brasilian Navy with the Navy men in equally impeccably pressed uniforms and shiny boots. To top it off, in sharp contrast to the small and basic wooden sail boats of the local fishermen, the very posh Bahia Marina with its rich and aloof clients and their oversized motor yachts and matching luxury cars. All these, and more, just in downtown Salvador, within just hundreds of meters of one another.


13/11/2015

En route vers Salvador_Sailing to Salvador

Nous finissons notre transatlantique en faisant route vers Salvador avec des conditions globalement similaires (vents de SE et houle de travers qui nous fait rouler pendant quelques jours...) avant de finalement choper du NE et le fameux courant du Brésil qui nous portent avec un peu plus de confort et de vitesse vers l'entrée de la baie de tous les saints (Baia de Todos os Santos).

Rencontre improbable: durant notre transatlantique, nous nous interrogions sur la flotte des voiliers de la Jacques Vabres partie du Havre le 25 octobre. La première nuit de navigation en quittant Fernando de Noronha, Laurent note une lumière clignotante sur l'horizon qui se rapproche derrière nous. Nous identifions avec l'AIS la présence d'un IMOCA de la Jacques Vabres à deux milles qui fait route à 15 nœuds et va nous passer de très prés sur bâbord. Laurent les appelle sur VHF pour vérifier qu'ils nous voient bien. L'équipage est très surpris de l'appel et par le fait que nous les positionnions avec l'AIS. Ils nous expliquent qu'ils ont pratiquement cramé toute leur électronique et sont très contents d'appendre que leur transpondeur AIS fonctionne; au moins on les voit. Apres cinq minutes de discussion Laurent réalise qu'il est en train de converser avec Marc Guillemot avec lequel il a eu l'occasion de travailler ponctuellement sur l'ancien IMOCA Safran. Rencontre totalement improbable. Nous apprenons que la flotte a pris deux sérieuses "cartouches" et qu'il ne reste que neuf bateaux en course. Nous nous souhaitons bon vent et Marc nous indique également que Bureau Vallée suit derrière à 50 milles. Nous le voyons passer sur notre bâbord quelques heures plus tard.

Exocet presque assassin: Nous sommes dans le cockpit, en fin de troisième soirée et il fait déjà sombre. Nous commençons notre diner quand Laurent entraperçois un objet volant qui lui passe a dix centimètres de la tète et vient impacter l'arceau de bimini dans un magistral "Bing" et tombe sur le banc de cockpit. Un exocet (poisson volant) de la taille d'un beau maquereau est à coté de nous, raide mort. Nous nous regardons hagards avant de reprendre rapidement le chemin de la réalité pratique et de tailler deux jolis filets que nous prendrons le lendemain matin en snack (l'exocet est aussi bon que le meilleur des harengs!).

This journey constitutes the second part of the transatlantic, with similar conditions (Southeasterlies, swells rocking the boat over a few days...) before we finally hop on the train of the northeasterlies nearing Salvador.  Just a highlight on some significant 'events' of this journey:  

Incredible meeting: We have been wondering during our transatlantic if we would come across the race boats of the Jacques Vabres Transat sailing race which left the French port of Le Havre on the 25th of October. On the first evening leaving Noronha, Laurent sights the navigation lights of a sailboat not far behind us. Calling them on the VHF to make sure that they see us (these monster sailboats speed 3 times faster than us, we don't want to be in their way), we identify them as one of the IMOCA category competitors, and 5 minutes into the conversation, we realise that we have Marc Guillemot on the line - the ex-skipper of IMOCA SAFRAN sponsored by Laurent's company, and with whom Laurent has had the opportunity to work with briefly on a technical issue! Incredible coincidence, in this vast ocean, especially when we are told that a significant number of the competitors did not make the crossing, due to rough conditions far up north!

Almost murderous flying fish: Starting our dinner on the third evening, Laurent vaguely sees (it is already dark) an object flying towards him in the cockpit...it misses him by inches, and 'THUD', it hits the bimini (leaving a huge patch of fish scales) and lands motionless on the cockpit bench. A flying fish, large enough (20 cm long). Usually, missed landings on the boat decks result in a trail of fish scales, with the fish flipping vigorously to get itself back into the water. This unfortunate individual lies stone dead.  We stare at each other in disbelief, before picking it up and putting it into a tupperware, ready to be turned into fish filets for a small but delightful snack!


07/11/2015

Fernando de Norohna - Todo Bem!

'Todo Bem?' : tout va bien? Sourires et accueil chaleureux sur la plage ensoleillée du port au son de la musique brésilienne des petits cafés et des bateaux locaux...Le sentiment d'être réellement au Brésil nous imprègne progressivement. Les formalités administratives sont un petit peu lourdes mais sont accomplies avec beaucoup de sympathie par les officiers de la Police des Frontières et de la Marine Brésilienne qui se succèdent dans le petit bureau du port. L'accueil est très chaleureux : transport gratuit en haut de la colline au premier village pour retirer de l'argent, détour par le bureau du parc national pour récupérer nos cartes d'accès, arrêt au garage du coin pour louer un buggy pour le lendemain et, quand nous revenons au bureau du port, nous trouvons nos six bouteilles de cinq litres d'eau gentiment remplies! Et tout ça spontanément sans rien demander en retour! L'île est touristique mais pas bondée et particulièrement bien gérée et propre. La recherche scientifique est active et s'intéresse en particulier à la préservation des zones de ponte des tortues et de la zone de reproduction des dauphins 'rotador'. Deux jours durant, nous avons de la chance et observons les dauphins rotador dans la zone de mouillage. Nous découvrons les différents sites et plages de l'île en buggy (sorte de 4X4 local) sur des chemins empierrés et de terre particulièrement agressifs vis-à-vis de nos arrière-trains...Nous passons le deuxième après-midi sur un petit bijou de plage, cachée au pied du village de Los Remedios à regarder les frégates plonger dans les rouleaux au milieu des surfers en dégustant un poisson grillé devant une caipirinha les orteils en éventail et les pieds de la table dans l'eau. Todo Bem, c'est sûr!

'Todo Bem?' : All is well? Greetings and smiles from the bright and sunny beach of the Port, plus Brazilian music from the cafés and local boats... the realisation of REALLY being in Brazil gradually sinks in. Administration formalities are a little heavy, with officers from the various POLICIA services streaming into the small 2-desk cabin of the port office, just to see us for our paperwork. But the welcome is genuine. From a free ride uphill to the village to withdraw money, to the tourist booth to get our National Park tickets, to renting a Buggy, to filling our water bottles... all done without us even asking. The island is touristic, but not overcrowded, and is exceptionally clean. Scientific research is active, aiming at the protection of wildlife, mainly turtles and spinner dolphins. We are lucky to sight 2 schools of these dolphins, particular to these islands, behind Galatée's anchorage on 2 consecutive days. We spend a full day driving around the island, exploring the magnificent (surfers') beaches accessible only by Buggy (sort of ruggedized open 4X4 which Laurent has a fun time driving) on unpaved and uneven rocky paths.   We spend a second afternoon on a jewel of a beach, just at the foot of the village of Remedios. Watching fregates twist and dive into the waters unperturbed and sharing their fishing grounds with the surfers, we are pampered with a delicious lunch of grilled fresh fish, salads, rice and farofa, plus, not forgetting, Brazilian Caipirinha and Skoll beer. Todo Bem, indeed.


04/11/2015

Transat vers le Brésil - Une affaire de chance_Transatlantic to Brazil: a slow journey

Tous les manuels de navigation le précisent, la traversée du pot-au-noir (la ZIC: Zone de Convergence Intertropicale) est surtout une affaire de chance compte tenu de la rapidité de son évolution et nous n'en n'avons pas eu beaucoup à vrai dire. Nous avons quitté Praia tôt le matin du 20 octobre sous des alizés de NE assez faibles avec la stratégie de faire du sud le long du 23eme méridien de longitude Ouest jusqu'à la sortie de la ZIC, normalement vers 4 ou 5 degrés Nord, de manière à avoir un bon angle au vent et pouvoir ainsi passer impérativement à l'Est des rochers St-Pierre et St-Paul qui constituent la limite Est à ne pas dépasser, si on ne veut pas se faire dépaler vers l'estuaire de l'Amazone par le courant Sud-Équatorial... Première malchance: une dépression tropicale se forme au sud du Cap-Vert, à l'entrée de la ZIC, et nous envoie du vent du SSW alternant entre petit temps et grains sérieux qui, sous deux ris et trinquette, nous font mettre les passavants dans l'eau et nous font battre des records de lenteur. Nos moyennes journalières ne dépassent pas 75-80 miles! Cinq jours de navigation plus tard, nous entrons de manière assez peu marquée vers 7N dans la ZIC en vivant une expérience particulière de vents variables de grains et de déluges d'eau impressionnants. Nous essayons de jouer les grains à la voile pour conserver notre réserve de gazole que les jours précédents ont mis à mal, aidés par des nuits de pleine lune qui nous permettent de bien visualiser les masses nuageuses et les monstres qui passent. Deuxième malchance: une dépression tropicale se creuse au sud de la ZIC et nous en refuse la sortie en nous envoyant du vent du Sud et une mer levée dans laquelle Galatée cogne dur, très dur. Nous sortons finalement de la ZIC vers 5N après huit jours de navigation difficiles et rencontrons enfin le début des alizés SSE dans lesquels nous progressons au prés bon plein vers le Brésil. Nous passons enfin avec soulagement les rochers St-Pierre et St-Paul et gagnons avec mérite notre ticket d'accès au Brésil sud! Dans notre peine nous n'oublions pas pour autant les traditions et fêtons le 01/11 notre premier passage de la ligne sous les bons auspices de Neptune qui s'est invité à bord pour l'occasion! Le 04/11 au petit matin, nous apercevons les lumières de Fernando do Noronha et progressons avec prudence dans la zone de mouillage très encombrée par les bateaux locaux sur coffres et jetons l'ancre dans 15 mètres d'eau en filant 50 mètres de mouillage. Après ces 15 jours de traversée nous prenons un bon petit déjeuner et une sieste réparateurs et nous voici prêts pour aller rejoindre les terriens et accomplir les formalités administratives.

Doing this particular transatlantic in a fast pace is a very much a matter of luck, due to the ever changing positioning and width of the Inter Tropical Convergence Zone (ITCZ). Luck, it seems, isn't with us this time. Strategy wise, we know we must first head south as far as 5 degrees latitude, as heading too early south-west risks letting the south-equatorial currents carry us off to the Amazon...  Leaving Praia in the early morning of 20 October, we head south with fairly weak northeast tradewinds which unfortunately do not sustain even into the first night. A tropical low just south of the Cabo Verde islands complicates our descent, sending us winds in the nose. Alternating between squalls (heavy rain with gusts that last up to 45 minutes) and windless periods, we make our southbound journey in a miserably slow pace. Record breaking for us and for Galatée indeed... as we manage only a pitiful average of 75-80 nautical miles daily. We cross into ITCZ around 7 degrees N latitude, experiencing the typical doldrums (no wind, or variable wind directions...), with several impressive downpours drenching us and washing the entire boat of its accumulated dust and sand and salt. A second tropical low again complicates our exit of the ITCZ, sending us southwest winds, and more uncomfortably, in a sea agitated and rough. A tough ride, Galatée courageously hitting and hitting hard into the swells. Even as we finally catch on the southeast trade winds on exiting the ITCZ, the winds are either weak, or stubbornly south before finally veering east-southeast at around 5 degrees N latitude, allowing us to turn towards Brazil. Frustrating though it is, we try our best to keep our spirits up, with a couple of catches (dolphinfish, tuna), enjoying the sashimi and cooking (an acrobatic feat...). We watch several sea birds display spectacular flights and dives around the boat, and one even spends 2 consecutive nights resting on the deck.  Not forgetting of course, our first crossing of the equator, in the late afternoon of 1st November. This, we celebrate, following marine traditions, with the blessings of Neptune, a 'baptism' by pouring a bucket of sea water down each other's heads!  We sight the lights of Fernando de Norohna in the early dawn of 4 November, dropping our anchor in the bay that is not only deep (15 metres, thus requiring 50 metres of anchorage!) but also crowded with local boats moored on buoys after 15 days at sea.  Breakfast and a short nap before we head towards shore for the administration formalities...