Après le Nord, nous rejoignons Taiohae, capitale de l'archipel située au Sud de l'ile, juste à temps pour assister à la dernière représentation de la compétition de danse traditionnelle Marquisienne qui s'y déroule chaque année pendant le mois de juillet. Nous sommes sous le charme des chants et de la chorégraphie réalisés par le groupe de cette vallée. Charme qui durera bien plus longtemps que la compétition. Après avoir patiemment essuyé une journée complète de pluies torrentielles qui ont transformé la baie de Taiohae en une vaste étendue d'eau marron couverte de débris végétaux flottants, nous faisons un saut de puce dans la baie voisine de Hakatea. L'eau, qui y est plus claire, nous permet d'apprécier le ballet des mobulas (petites raies mantas) qui, chaque jours, rentrent dans la baie et folâtrent autour de notre bateau. Dans cette baie ceinturée de montagnes, de l'autre coté d'un petit promontoire, se trouve le "village" de Hakaui accessible en annexe à marée haute par un étroit bras de mer qui demande une bonne pratique locale pour négocier la barre qui se forme à l'entrée. Les deux familles qui y vivent du coprah, de la pêche et de la chasse sont toujours ravies d'accueillir et de proposer une restauration locale aux équipages des voiliers: cochon sauvage, chèvre, poisson cru et uru. Hakahui est aussi l'endroit parfait pour faire le plein de fruits. Notre séjour dans cet archipel touchant à sa fin, nous faisons un archi plein de pamplemousses, bananes, papayes, goyaves et caramboles avant de nous élancer vers les Tuamotu où nous savons qu'il nous sera très difficile de trouver des fruits et légumes dans les atolls, la pauvreté du sol ne permettant, à de très rares exceptions près, que la culture du coprah.
Sailing back to the southern coast, we anchor in front of Taiohae (administrative capital of the Marquesas), for a timely attendance of one of the last performances of the Marquesas' annual traditional dance competition: a captivating and marvelous performance, beautifully choreographed, with participants of all ages from one single village putting in their heart and soul to the hour-long dance. After a full day of heavy downpour (there being so much precipitation this one day that the waters in the bay of Taiohae turns all brown with the mud, silt, twigs and leaves and whatever else discharged from the rivers), we head west again towards the bay of Hakatea. There, we spend the first few hours just looking at the five or six mobulas (small manta rays) surfacing and circling the yachts. The anchorage is beautifully surrounded by high cliffs of lush vegetation, and a rather tricky dinghy ride leads us into the adjacent village of Hakaui, where, together with companions from 3 other yachts, we are pampered (by 2 different families) with delicious dishes of raw fish, uru (breadfruit), banana fritters, wild goat, wild pig, and chicken. This is also THE place to stock up on fruits before heading to the Tuamotu (where fruits will be difficult to come by), for a reasonable price one gets a good several weeks' supply of grapefruits, bananas, lemons, papayas, guavas and starfruits. So, happily loaded with vitamins, we turn southwest towards the Tuamotu atolls for the next phase of our Polynesian immersion.










