21/07/2016

Marquises_Marquesas : Nuku Hiva Sud

Après le Nord, nous rejoignons Taiohae, capitale de l'archipel située au Sud de l'ile, juste à temps pour assister à la dernière représentation de la compétition de danse traditionnelle Marquisienne qui s'y déroule chaque année pendant le mois de juillet. Nous sommes sous le charme des chants et de la chorégraphie réalisés par le groupe de cette vallée. Charme qui durera bien plus longtemps que la compétition. Après avoir patiemment essuyé une journée complète de pluies torrentielles qui ont transformé la baie de Taiohae en une vaste étendue d'eau marron couverte de débris végétaux flottants, nous faisons un saut de puce dans la baie voisine de Hakatea. L'eau, qui y est plus claire, nous permet d'apprécier le ballet des mobulas (petites raies mantas) qui, chaque jours, rentrent dans la baie et folâtrent autour de notre bateau. Dans cette baie ceinturée de montagnes, de l'autre coté d'un petit promontoire, se trouve le "village" de Hakaui accessible en annexe à marée haute par un étroit bras de mer qui demande une bonne pratique locale pour négocier la barre qui se forme à l'entrée. Les deux familles qui y vivent du coprah, de la pêche et de la chasse sont toujours ravies d'accueillir et de proposer une restauration locale aux équipages des voiliers: cochon sauvage, chèvre, poisson cru et uru. Hakahui est aussi l'endroit parfait pour faire le plein de fruits. Notre séjour dans cet archipel touchant à sa fin, nous faisons un archi plein de pamplemousses, bananes, papayes, goyaves et caramboles avant de nous élancer vers les Tuamotu où nous savons qu'il nous sera très difficile de trouver des fruits et légumes dans les atolls, la pauvreté du sol ne permettant, à de très rares exceptions près, que la culture du coprah.



Sailing back to the southern coast, we anchor in front of Taiohae (administrative capital of the Marquesas), for a timely attendance of one of the last performances of the Marquesas' annual traditional dance competition: a captivating and marvelous performance, beautifully choreographed, with participants of all ages from one single village putting in their heart and soul to the hour-long dance.  After a full day of heavy downpour (there being so much precipitation this one day that the waters in the bay of Taiohae turns all brown with the mud, silt, twigs and leaves and whatever else discharged from the rivers), we head west again towards the bay of Hakatea. There, we spend the first few hours just looking at the five or six mobulas (small manta rays) surfacing and circling the yachts. The anchorage is beautifully surrounded by high cliffs of lush vegetation, and a rather tricky dinghy ride leads us into the adjacent village of Hakaui, where, together with companions from 3 other yachts, we are pampered (by 2 different families) with delicious dishes of raw fish, uru (breadfruit), banana fritters, wild goat, wild pig, and chicken. This is also THE place to stock up on fruits before heading to the Tuamotu (where fruits will be difficult to come by), for a reasonable price one gets a good several weeks' supply of grapefruits, bananas, lemons, papayas, guavas and starfruits. So, happily loaded with vitamins, we turn southwest towards the Tuamotu atolls for the next phase of our Polynesian immersion.



15/07/2016

Marquises_Marquesas : Nuku-Hiva Nord

Nous atterrissons dans la somptueuse baie d'Anaho au Nord de Nuku-Hiva et mouillons devant la plage de sable blanc à proximité du récif qui la borde. Il n'y a pas de village, juste quelques farés familiaux dispersés le long de la plage sous les plantations de cocotiers. Au bout de la plage, une zone de culture communale nommée "les 50 pas du Roi" s'étire et offre à tous les fruits des multiples arbres qui sont plantés dans cet espace paysagé ainsi que l'eau fraiche de la montagne; un petit paradis perdu où nous cueillons notre premier Uru (fruit de l'arbre à pain). 


Anaho offre aussi de jolies randonnées. On peut relier en une heure de marche par un sentier muletier le village de Haitheu, de l'autre coté de la montagne. On peut également atteindre la baie de Haatuata, à l'Est, où se trouve une petite ferme de culture maraîchère magnifiquement installée entre l'océan et la montagne. Au retour de notre visite du Marae (ancien site religieux Polynésien) de Haitheu, en longeant un jardin débordant de caramboles, nous demandons si l'on peut acheter quelques fruits. La propriétaire nous en offre un plein sac et nous donne en prime une baguette de pain toute fraiche. C'est ça l'accueil des Marquises! Les nonos aussi sont très accueillants aux Marquises. Ces sales petites bestioles invisibles vous dévorent tout vif et laissent des vilaines cicatrices qui grattent pendant des semaines.




The sumptuous bay of Anaho, at the northeast corner of the island, has a handful of simple lodgings dotting its long stretch of sand beach and coconut plantations, amongst which a summer camp for school children (whose traditional singing provides us with pleasant entertainment in the evenings). The beautifully maintained coastal path (stretching a few hundred metres, lined with many fruit and flowering plants and poetically named 'the 50 steps of the King') actually belongs to everyone, visitors included. We can pick fruits as we wish and use the numerous spring water taps. We walk the path in wonder, of nature's, and of the islanders', generosity.

Anaho offers a couple of trekking options: an hour's walk along the very muddy donkey/horse track uphill, and we are at the pretty landscaped village of Haitheu west of Anaho, where we visit their marea (ancient religious site), and again we meet folks happy to share their fruits (very sweet starfruits) and even bread! A second trek, slightly less muddy, eastwards to the bay of Haatuatua, brings us into the fruits and vegetables gardens of the local farmer, set in a breathtaking mountaneous backdrop just a few steps from the ocean. These rewarding walks are not unfortunately without physical 'sacrifices', as the Marquesas are known to be equally generous with their sandflies (or 'no see-ums'), whose nasty bites leave itchy scars for a few weeks to come...




12/07/2016

Marquises_Marquesas : Hiva-Oa (Hanamenu)

Afin de faciliter notre navigation de nuit vers Nuku-Hiva, nous faisons halte sur la côte Nord de Hiva-Oa dans la petite baie de Hanamenu. Nous y rencontrons l'immense générosité de la Nature et des quelques habitants qui vivent ici, la plupart de manière temporaire pendant les vacances scolaires, dans des farés entourés de jardins de fleurs et d'arbres fruitiers (citronniers, pamplemoussiers, goyaviers, papayers et des forets de manguiers...) à proximité d'une piscine naturelle alimentée par une petite cascade. On nous propose de cueillir autant de fruits que nous le désirons et de nous rafraichir sous la cascade. Nous bavardons et échangeons sur les recettes de cuisine Polynésiennes, notamment le poisson cru à la chinoise. Nos hôtes nous mettent en garde sur la présence de requins dans la baie où les enfants ont interdiction de se baigner. En les remerciant chaleureusement de leur accueil, ceux-ci nous offrent en cadeau d'adieu deux énormes sacs de bananes et de pamplemousse! Une fois rentrés à bord, nous nous débarrassons des quelques restes du gros thon que nous avons péché le matin. Ceux-ci ne resteront pas longtemps en surface: une nuées de pointes noires surgissent de l'eau limoneuse et gobent tout en trois secondes!



Stopping just for an afternoon on the northern coast of Hiva-Oa to facilitate a night sail northwards to Nuku-Hiva, we experience the immense generosity of nature, as well as that of the people at the bay of Hanamenu. Several families live here, some temporarily only for the school vacation period, their simple houses surrounded by gardens beautiful flowers and fruit trees (lemons, limes, grapefruits, guavas, papayas, grenades, and forests of very very sweet mangoes...), and waterfalls forming natural pools. They let us pick whatever fruits we desire, invite us to dip in their natural pool, share their recipe of the local dish 'raw fish chinese style' (quite similar to Lo-Hei) and send us off with 2 huge bags of fruits.  The only 'negative' point here, as the families warn us, is that we cannot swim in the bay due to the presence of sharks in the murky waters.  Dropping just some leftover fishbones from our morning's fishing of a tuna out at sea (where we have already gotten rid of the majority of the bloody remains), the feeding frenzy of the black tips is proof enough.


11/07/2016

Marquises_Marquesas : Tahuata (Hanamoenoa)

Une des particularités des mouillages des Marquises est la turbidité des eaux liée aux nombreux cours d'eau qui, alimentés par les pluies régulières, déversent quantité de sédiments dans l'océan. La visibilité est ainsi souvent réduite à quelques mètres voire beaucoup moins. Il existe cependant au moins une exception à ce lieu commun: la petite ile de Tahuata à quelques milles au SW de Hiva-Oa où nous jetons l'ancre dans les eaux turquoise de la baie de Hanamoenoa et où, après ces mois de complète abstinence de baignade, nous sommes récompensés par la gracieuse visite d'une raie Manta le long de la coque de Galatée alors que nous lui refaisons la ligne de flottaison.



One 'shortcoming' in the anchorages of the Marquesas islands, is that the waters in most of the anchorage bays are silty and murky, resulting principally from the extensive rainfall, such that rivers overflowing into the ocean bays discharge their loads of soil and silt.  We hear from fellow yachties, that at the neighbouring island of Tahuata, the northeasternmost bay of Hanamoenoa is known for its clear waters and fine sand beach.  True enough, we anchor and plunge into a clear turquoise bay, content, after all these months of being in cold waters, and are rewarded more so, by a visit by a huge manta ray just next to Galatée's hull!


10/07/2016

Marquises_Marquesas: Hiva Oa (Atuona)

Apres cette longue traversée du Pacifique et ces nombreux jours de mer en complète liberté et solitude, notre première touchée en Polynésie Française se fait avec une légère appréhension et beaucoup d'interrogations. Nous nous faufilons au milieu des quelques autres voiliers au mouillage d'Atuona et cherchons une place. Deux annexes de voiliers Français nous rejoignent et nous aident à porter une ancre sur l'arrière, tous les voiliers étant ici mouillés tète et cul. Nous bavardons en français, chose qui ne nous était pas arrivée depuis assez longtemps, et, comme toujours à l'arrivée dans un nouvel endroit, nous nous faisons largement débriefer sur toutes les commodités, services  et particularités du coin. Le lendemain, nous rendons visite aux deux gendarmes de la petite ville d'Atuona qui nous reçoivent très gentiment. Formalités d'entrée rapidement effectuée, nous disposons maintenant d'une durée de séjour autorisée en Polynésie Française de 3 ans pour l'équipage et le bateau! Nous soufflons et ressentons la fatigue du voyage se transformer en paisible langueur. Le temps est magnifique et nous nous installons dans un rythme de vie de marins au mouillage: quartier libre et insouciance !
Les Marquises, belles et sauvages, rudes aussi. Des paysages stupéfiants de verticalité, dentelés, acérés. Des paysages d'une beauté sauvage, luxuriante, sombre, confinant parfois à l'austérité, puis soudain riante d'un vert tendre et scintillante de lumière après le passage d'une ondée.    
Les Marquisiens sont modelés à l'image de leurs iles: rudes, rustiques, passionnés de pèche et de chasse et merveilleusement accueillants! Cette chasse aux chèvres et cochons sauvages qui se pratique dans les vallées inaccessibles autrement qu'avec ce petit cheval marquisiens omniprésent. Dans la campagne marquisienne c'est le cheval, le fusil, le chien et les deux grands couteaux dans leur étui de cuir!
Nous sommes réellement étonnés par cette première escale en Polynésie, que nous nous imaginions très touristique et sophistiquée. Touristique, un peu, mais un tourisme discret et très privé sans sophistication aucune. Nous en sommes ravis.




After such a long period away from 'civilisation' crossing the vast Pacific Ocean, having assimilated a strange but strong sensation of complete liberty and solitude, we approach our very first landfall in French Polynesia with a slight apprehension, wondering if we will feel at ease. Zig-zagging our way through the dozen or so yachts already anchored in the bay of Tahauku (on Hiva-Oa), we start waving 'hellos' and exchanging greetings. The ice is broken rapidly, with French speaking yachties (among others, Gérald of S/Y Saudade) as well as 2 Czechs Ondrej and Tomas. As always, the sharing of useful and practical information regarding administration, facilities, transport, food etc is spontaneous , quickly helping us get back into the rhythm of 'being on land'.  Although the anchorage is some kilometers away from the village of Atuona, we have no difficulties hitch-hiking to and from the village, the folk here being friendly, curious, chatty and always happy to save us the few kilometers of walking.  Entry formalities at the police post in the village are straightforward and efficient (wow! a complete change from the bureaucracy we have experienced in Brazil and the loads of paperwork in South America), and Galatée and crew are authorised to stay for up to 3 YEARS in French Polynesia!!  Everything is in place: the anchorage is safe, despite the slight swell; provisioning is not a problem; we can fish in the bay itself (clearance from the locals regarding ciguatera for specific species of fish); there are water taps at the quayside and even a simple concrete cubicle with a shower head.... All is well, we feel the Transpacific fatigue creeping in, as we settle down for a well deserved rest, free of worries so as to enjoy the island(s).  

The Marquesas islands, magnificent and wild, with its rough terrains and mountains, surrounded by cliffs of impressive verticality and jagged summits. The beauty is accentuated by the omnipresence of passing squall clouds (yes, there is much rain in July here, but abundant sunshine too) throwing alternating shadows and luminous highlights onto the mountains' wilderness and the vast luxurious green forests and valleys.  The folk here are a perfect reflection of their environment: genuinely welcoming and unpretentious, and live in harmony with what nature provides: fishing and hunting and the abundance of fruit trees. In particular, despite the presence of many Toyota 4WDs (everyone seems to have one especially in Atuona!), the hunting folk, armed with their rifles, dogs and a couple of big machetes,  rely mainly on horses in order to access the hunting grounds for wild pigs and goats.   In fact, we are frankly very surprised by the quiet simplicity of our first Marquesas island, having mistakenly expected to find a very touristic and sophisticated archipelago. 

05/07/2016

Transpacifique

Notre Zarpe en poche validé par un officier de l'Armada après inspection de l'armement de Galatée, nous quittons le quai de Valdivia le 18 mai sous les adieux du personnel du Yacht Club qui nous offre, de manière solennelle, un fanion de membre du club. L'épais brouillard omniprésent en automne se lève en ce début d'après-midi et nous offre une descente agréable et facile du rio jusqu'a bahia Coral. Voiles hissées nous quittons pour de bon les 40emes Sud et mettons en route vers le NW pour remonter le long de la cote du Chili et aller chercher la zone des alizés, quelque part vers les 30 degrés Sud, en contournant l'anticyclone de Pâques. De là nous prévoyons ensuite de faire de l'W pour rallier l'archipel des Gambier en naviguant le long du 23eme parallèle Sud.
Apres deux semaines de navigation très lente dans du tout petit temps, nous récupérons début juin des alizés assez consistants qui nous permettent de naviguer dix jours durant avec les deux voiles d'avant tangonnées et d'afficher, tirés par le nez par nos soixante mètre-carrés de toile, de très belles moyennes journalières.
Sur ce long passage assez éloigné de la route orthodromique, les jours se suivent, puis les semaines. Une route dans des alizés variables ponctuée de dépressions tropicales parfois violentes qui nous obligent à obliquer vers le N ou le S pour rester au portant et en atténuer les effets; nous battons presque nos records de mauvais temps du Sud de l'Argentine avec parfois une mer blanche et fumante sous les rubans d'embruns. Apres quarante jours de mer nous approchons des Gambier sous voilure très réduite car le temps est mauvais depuis trois jours. Nous sommes inquiets sur notre atterrissage car les conditions de vent et de mer sont dures. Nous doublons la passe SE: trop de mer. Nous tentons une approche de la passe SW, moins houleuse, mais le vent est trop fort: nous ne pouvons pas tenir le premier des alignements qui doivent être suivis pour passer le seuil d'Aukena. La mort dans l'âme, nous nous résignons donc à la seule décision, celle de la sécurité: nous tournons l'étrave et mettons en fuite le long du récif extérieur, route vers les Marquises. Notre seul souvenir des Gambier restera une photo prise à la volée...
Nous faisons un point détaillé de notre avitaillement et en particulier de l'eau douce restante car nous avons perdu une partie du réservoir arrière de 150 litres qui s'est crevé début juin et nous sommes à l'économie depuis. Le Maraamu (vent du Sud) aidant, nous atterrissons aux Marquises, à Hiva-Oa, huit jours plus tard le 05 juillet après 48 jours de mer et 5170 milles parcourues depuis Valdivia, sous des alternances de grains noirs qui donnent à ces iles hautes d'un vert sombre, aux crêtes acérées et couronnées de nuages, leur allure majestueuse et réellement impressionnante pour le marin qui les approche.





















Having had our exit 'zarpe' validated by an officer of the Armada, and having completed the inspection of Galatée, we leave the pontoon of Valdivia on 18 May, the team of the Yacht Club bidding us farewell with a solemn gift - a membership flag of the Yacht Club. The thick autumn fog starts to lift just after midday as we depart, thus enabling an easy and enjoyable journey on the rio Valdivia out towards the Pacific ocean. Under sails, we leave, finally, for good, the southern forties, and head NW up the Chilean coast in search of the tradewinds, which we hope to catch on somewhere in the southern thirties by avoiding the High around Easter Island. From there, we aim to continue westwards, along the 23rd southern parallel, so as to make landfall in the Gambier archipelago.  After 2 painfully slow weeks in very light winds, we finally hop onto to the path of rather stable southeastern tradewinds in the beginning of June, allowing us to sail during 10 days with the 2 foresails goosewinged, pulled by the nose by our 60 square meters of sails, to achieve a remarkable daily average of between 140 and 150 nautical miles. 
As our chosen route is somewhat far from the rhumb line, we start by counting hours in this long journey, but switch quickly into counting days, and then naturally to weeks. The passage is punctuated by tropical lows, sometimes violent, making it necessary for us to oblique to the North or South so as to remain sailing down wind and thus minimising the effects of the lows. We almost break our records of bad weather encountered previously in the Atlantic, in southern Argentina, with at times an ocean surface foaming white and the air filled with fuming sprays. After 40 days at sea we sight land : the south-eastern islands of the Gambier, under reefed sails (with very much reduced sail areas as the bad weather has started since 3 days ago). 
The wind and sea conditions are rough as we approach, despite a slight and brief calming of the winds and the breaking of the morning sunlight through the clouds giving us a tiny whisper of hope. We give up on the Southeastern entry channel : the sea swells are too rough. We attempt the Southwestern entry channel, where there is less swell, but the wind is too strong: we are not able to hold Galatée in the required approach alignments inside the lagoon in order to reach the anchorage. In despair, we turn Galatée's bow into the lee wind along the external coral reef : the only wise decision to take for our security.  We head north to the Marquesas, taking with us a single photo shot of the archipelago as our only souvenir of the Gambier... 
Taking stock of our inventory of food supplies, and more importantly the quantity of our remaining fresh water stock as since we lost our main 150-litres water reservoir which suffered a tear in the beginning of June we have been on 'economical' mode. The Maraamu (south winds) helping us, we make landfall in the Marquesas, on Hiva-Oa, 8 days later on 5 July after 48 days at sea and covering 5170 nautical miles since Valdivia. The final approach, despite being wet and frustrating under a continuous series of heavy squalls, is majestic and impressive with the dark green mountains looming overhead and their crests partially shrouded by clouds.