18/12/2017

Passage du cap des Aiguilles_Rounding Cape Agulhas


Remis de nos émotions et après une première journée de navigation assez lente, pratiquement sans vent ni courant, nous sommes enfin en approche du Cap des Aiguilles, le cap le plus au Sud du continent africain, par 35 degrés de latitude Sud, qui marque pour nous une étape importante de notre voyage en nous rouvrant les portes de l'Atlantique Sud où nous recouperons notre route et bouclerons notre tour du monde quelque part au large du Brésil. Nous doublons ce cap mythique le 16/12 à 12h30, au largue, toutes voiles dehors, dans une très légère brise du Sud, 48 heures après avoir quitté Knysna. Mais nous savons que ces conditions ne vont pas durer et que nous serons obligés de trouver un mouillage en route car un fort coup de vent de SE est prévu pour les 17 et 18/12 au cap de bonne espérance. Nous optons pour le mouillage de Romansbaai que nous approchons ayant doublé la pointe de Danger Point vers minuit, sans aucune visibilité dans une nuit sans lune et sous une pluie battante, parfois si dense, qu'elle en arrive à masquer le puissant faisceau du phare de Danger Point. Nous faisons notre approche du mouillage en utilisant les quelques informations du SA Nautical Almanach et les précieuses images satellite qui montrent assez clairement la zone de mouillage. Par prudence, la visibilité étant nulle, nous jetons l'ancre dès que les fonds remontent vers 10m. Celle-ci rague un peu, sur un fond qui semble rocheux, puis croche fermement. Le lendemain matin, nous découvrons que nous sommes mouillés près d'une zone de kelp, qui flotte en surface, et donc proche d'une zone rocheuse. Nous remouillons donc en face de la plage dans 7m d'eau sur fond de sable en un endroit d'une beauté sauvage et austère qui nous rappelle un peu la  Patagonie: dauphins peu craintifs, cormorans et phoques qui batifolent. Le climat aussi nous rappelle un peu la Patagonie car le ciel est couleur de plomb et il fait sacrément froid...




After a pretty slow first day of sailing with neither wind or current to push us, we are finally on our way to pass Cape Agulhas - South Africa's southernmost point. This significant point marks our return to the (south) Atlantic, the beginning of our route northwest towards the north of Brazil where we will cross our outbound journey of 2015 to complete our circumnavigation. The freighter traffic in this zone is impressive, we navigate to stay out of the 'highway'. With light southerly winds but progressing under sails at 4-5 knots, we pass Cape Agulhas on Saturday, 16/12, 12:30 p.m., 48 hours after leaving Knysna. Not the fastest record, but in calm conditions, which however do not stay calm much longer. Obtaining a fresh GRIB file, we know we have to make another stop before rounding the Cape of Good Hope, for which gale force southeast winds are confirmed for the 17th and 18th December. Either at Romansbaai (in Walkers Bay/Gansbaai) or Pringle Bay (at the inner southeast coast of False Bay). We opt for Romansbaai, even if we are to arrive at midnight, nearer to us (and thus further from the centre of the gale at the Cape), and more importantly which allows us to sail a better route to Cape Town thereafter. The going is tough nevertheless, having to stay 5 miles off Danger Point, thus making a big turn back into the winds and swells for over an hour, with incessant sheets of  rain at times blinding even the lights of Danger Point (oh it finally rains when one does not want it!) and in the dark moonless night, before finally finding shelter from the coast. Since visibility is practically zero, we rely on information from the South African Nautical Almanach and Google satellite images to find a spot at 10 metres, drop the anchor and pray that it holds for the night, and that we have not anchored in kelp. In the morning, we realise that we are not that far off from a kelp-covered area (thus, rocks underneath...), so we move, this time with visibility, to a sandy spot in front of the sand dunes. Yes, here it is very much like being back in Patagonia: there is kelp, basking seals, graceful dolphins, thousands of cormorants in flight formations, strong winds, grey skies, and it is terribly cold!



14/12/2017

De Port Elizabeth à Knysna_From Port Elizabeth to Knysna

Le lagon de Knysna est réputé pour sa beauté et aussi pour la difficulté de son entrée, appelée 'The Heads', qui dans toutes conditions autres que calmes est rendue impraticable par une barre qui brise sur toute la largeur du passage entre les récifs, passage qui ne dépasse pas 50m de large. Le petit port de Mossel Bay, 40 milles plus à l'W de Knysna étant saturé par les voiliers locaux en cette période de vacances (les grandes vacances dans l'hémisphère Sud), nous sommes contraints si nous souhaitons y faire escale de soit mouiller devant la plage de Santos à l'extérieur du brise lames - mouillage exposé à la houle*, soit de trouver un amarrage à couple avec les chalutiers si il ya de la place. Nous décidons donc avec les voiliers Chrisaloha et Kisbar (Jean-Marie et Aldo) de tenter l'escale de Knysna en prévoyant d'entrer à l'étale de pleine mer le 11/12 ce qui colle assez bien avec un départ de PE en début de matinée et avec une météo qui s'annonce très clémente.

Nous nous levons à 5h00, afin que Laurent ait le temps, avant d'envoyer nos blanches voiles, de monter au mât et de nettoyer  la totalité du gréement couvert de noir de manganèse: haubans, bas-haubans, bastaques, étais, mât... péniblement, mètre par mètre, à l'éponge et à l'eau de mer, que Shu-In hisse par seaux avec la drisse de spinnaker. A malheur toute chose est bonne, dit-on; Laurent découvre en tête de mât, avec des yeux ronds comme des billes, que la goupille qui normalement retient l'axe de cadène de l'étai principal a été cisaillée et que l'axe est à moitié sorti de la chape. L'étai tient par miracle, la cadène s'étant bloquée en travers dans la chape de tête de mât. Avec l'aide de Marcel et de quelques bon coups du gros marteau de bord pour décoincer la cadène et l'axe, nous décapelons l'étai au niveau du pont puis recapelons en tête et finalement sur le pont.  A 09h30, tout est rentré dans l'ordre et nous sommes prêts à l'appareillage.

Enfin dégagés de PE, nous réussissons à faire route sous voile pendant les premières huit heures avec du vent léger puis, le vent étant complètement tombé nous lançons le moteur afin de tenir notre rendez-vous avec la marée à l'entrée des 'Heads'. En fin d'après-midi, le moteur commence à donner des signes inquiétants de faiblesse: le régime est fluctuant pendant quelques minutes, puis soudain le moteur monte dans les tours et finalement cale... Laurent reconnait-là les symptômes d'une prise d'air dans le circuit gazole et après inspection et purge du circuit (ce qui est une plaie avec le 4108) ramène le moteur à la vie. Pour quelques heures seulement. Nous répétons trois fois la manipulation pendant la nuit avec les mêmes résultats: fonctionnement normal pendant une heure puis désamorçage... Nous vidons alors le coffre bâbord pour accéder au moteur, au pré filtre et au réservoir gazole et commençons à tout vérifier. Une heure plus tard et après démontage complet du pré filtre et du robinet d'isolement du réservoir, le coupable est enfin trouvé: des brins d'herbe ou de foin (origine?) qui ont quasi complètement colmaté l'arrivée de gazole et conduits aux prises d'air par la mise en dépression du circuit par la pompe primaire. Nous nettoyons les litres de gazole qui se sont répandus dans les fonds, rangeons le coffre et remettons en route le Perkins, qui maintenant bien alimenté ronronne enfin comme à son habitude.

Nous entrons à la suite de Chrisaloha et de Kisbar dans les 'Heads', un peu à la bourre et pour cause, deux heures après la PM. Nous avons de la chance: les conditions sont idéales, la mer est calme, le moteur fiable (...) et nous entrons dans le lagon comme une lettre à la poste. A l'intérieur du lagon, nous sommes pourtant surpris de constater que, dû au relief, il souffle 30 nœuds sur un plan d'eau assez agité alors que dehors il n'y a rien, ou presque. Le vent n'aidant pas, Marcel dans son annexe nous donne un coup de main pour prendre un coffre du YC et après une rapide collation nous nous jetons dans notre couchette à 19h00 pour une nuit bien méritée, libre de toute interruption technique.

(*) Les 06/12 et 07/12, alors que nous attendions en relative sécurité à PE le passage du coup de vent de SE, le voilier Day-Off (Gregory), mouillé à Mossel Bay, a rompu sa chaine sous les violents rappels dus à la grosse houle qui rentrait dans la zone de mouillage et a été drossé sur la plage de Santos. 
Knysna est un assez joli endroit. C'est aussi un endroit très touristique, sophistiqué et, disons-le franchement, assez bourgeois. Notre point de vue recoupe donc assez bien l'avis dont Guy de PE nous avait fait part. Pour autant, nous apprécions notre séjour en la très bonne compagnie des équipages bons vivants de Chrisoloha et Kisbar: balade jusqu'aux 'Heads' par une belle journée ensoleillée, bières et vins au café Mario et un dîner mémorable au restaurant sur pilotis du YC très largement arrosé de bons Chenins blancs et d'excellents rouges Sud-Africain. Là, en passant, nous nous devons de saluer les Sud-Africains pour la qualité de leurs tables; la cuisine y est excellente, raffinée et  présentée avec goût. Que du bonheur.

La webcam des 'Heads' montrant une barre blanche très franche de déferlantes en travers de la passe, nous reportons sans hésitation notre départ initialement prévu le 14/12 au matin à l'étale de BM, à l'après-midi, une heure avant l'étale de PM et donc avec encore un peu de courant entrant. Ce sont là les meilleures conditions: houle, vent et courant dans le même sens avec un peu plus d'eau au niveau du seuil. Cela étant et bien que notre timing soit parfait, notre passage dans les 'Heads' restera une expérience que pour rien au monde nous ne referons. Les conditions semblaient acceptables pourtant, mais une fois dans la passe, la houle de SW encore trop forte, de l'ordre de 3m, nous a fait vivre un moment d'angoisse que nous ne sommes pas prêts d'oublier. Alors que nous entrons dans l'étroiture, les murs d'eau successifs se présentent devant Galatée, de vrais murs d'eau qui se dressent quasi verticaux et qui nous font grimper à 45 degrés sur leur surface ruisselante. Derrière la première crête blanche, le vide. Un trou de trois mètres dans lequel Galatée bascule en faisant ventiler entièrement l'hélice et au fond duquel elle s'écrase dans un fracas horrible qui secoue le bateau comme un coup de masse gigantesque. Le premier choc est si violents que nos yeux se portent d'instinct vers le gréement pour vérifier que nous n'avons pas démâté. L'ancre, pourtant assurée, a été arrachée du davier et pend en cognant contre la coque. Impossible de faire demi-tour. Le moteur hurle sa détresse et Laurent se débat pour maintenir l'alignement sur l'arrière entre les récifs et garder Galatée perpendiculaire aux murs; surtout ne pas donner dans le travers! Les murs se succèdent, deux, trois, moins violents maintenant. Deux cents mètres plus loin, nous sommes sortis de cet enfer. Un canot rapide, qui attend dehors notre passage nous fait un signe de respect que nous ne sommes pas vraiment en situation d'apprécier. Moralité et règle absolue:  quand il y a plus de 2m de houle à l'ouvert des 'Heads', on reste sagement au mouillage et on attend!


Knysna's lagoon is reputed for its beauty as well as for its narrow entrance called 'The Heads', which in less than ideal conditions is not at all practicable with a barrier that breaks across the entire width of the entrance (just 50 metres wide) between the reefs. With Mossel Bay's yacht club (40 nautical miles further west) fully booked by local sailboats for the annual holiday season, obliging visiting yachts to either anchor at Santos Beach outside the breakwaters - probably exposed to swell and wind, or berth alongside fishing trawlers within the commercial harbour, we take the decision to join S/Y Chrisaloha and Kisbar (Swiss sailors Jean-Marie and Aldo) to attempt the entry into Knysna at slack water of high tide timed for late morning of 11/12. This means leaving PE early on Sunday 10/12 around 8:30 a.m., with a weather forecast announcing good (perhaps light) winds.


We wake up at 5 a.m. so that before we hoist our sails, Laurent can climb up the mast to painstakingly clean the riggings of the manganese dust, metre by metre with a sponge, with Shu-In hoisting buckets of sea water up and down with the spinnaker haleyard. All bad things have perhaps a hidden 'blessing', as Laurent finds the axis of the chaine plate of our main forestay partially dislodged, the split pin that held the axis having been broken! The forestay has held on, miraculously. We unpin the forestay from its lower base on the deck, and with help from Marcel of S/Y Chrisaloha to lift the furler and forestay sufficiently high, Laurent manages to hammer the axis out, reposition it and replace the split pin, getting Galatee ready to leave by 9:30 a.m.. By then however we are obliged to wait for the entrance of a freighter into the port, thus it is another half-hour's delay before we actually leave.



With light winds, we manage to sail for around 8 hours. Then the winds drop, and we know that our Perkins has to help to make the timing into the lagoon. By late afternoon, the first sign of an engine issue: the oscillation speed of the engine suddenly varies on its own accord... then it speeds up suddenly before stalling.  Laurent recognises the symptoms of possible air bubbles in the diesel circuit and after inspecting and purging the circuit (which is a weakness of the Perkins 4108) we manage to restart the engine. Unfortunately the stalling happens several more times, each time after a few hours of proper functioning. At dawn, Laurent spends an hour in the cockpit locker accessing the diesel tank, dismantling the tap and pre-filter, finding the diesel feed completely blocked by dirt particles and unidentifiable debris, resulting therefore in the 'suction' of air into the diesel circuit. Though we cannot figure out how this could have happened, as we filter all our diesel, at least the problem is resolved! Cleaning up the litres of diesel that had flowed during the cleaning process, we put the Perkins finally back en-route, listening with relief the familiar 'purring' of the engine as we make it into the Kynsna Heads two hours after high tide, trailing behind S/Y Kisbar and Chrisaloha. 


The conditions for entry are ideal, the sea being calm and winds outside the entrance mild... and we have a functioning engine! However, funnelled by the hills, the winds inside the lagoon are blowing at 25-30 knots... we pick up a swing mooring (though impossible without Marcel's help in his dinghy) and after a late lunch, fall asleep exhausted till 7 pm, wake up for a light snack, and sleep the whole night through...  

Knysna is indeed very pretty, but too touristic and bourgeois for our taste, which is in fact in line with Gee's point of view which he shared at PE. Nevertheless we enjoy a half-day walk from the Knysna Waterfront to The Heads on a beautiful sunny day, beer, wine or coffee at Cafe Mario, and a wonderful dinner (well doused with lots of good South African wine!) at the Yacht Club's restaurant, all in great company with the crew of S/Y Chrisaloha and Kisbar.  We are indeed impressed with the South African's pride in the quality of their cuisine, the refined and tasteful style and presentation of each and every dish. A real 'bonheur'.



The webcam of The Heads showing quite a bit of rolling whites (waves and swell) at slack time of low tide in the early morning of 14/12, we delay our exit of the Heads till around 1 p.m. with still some incoming tide (which ties is with the advice given by the Rescue Station). In theory these are the best conditions : swell, winds and currents in the same direction with more water depth at the passage. However, here we experience one of our scariest moments in navigation, one which we do not ever want to repeat. Approaching the exit, the conditions seem acceptable, but once in the passage, we see 3 metres waves (generated by the still considerable southwest swells) coming at us successively in short intervals. Galatee riding up the wave 'walls' at nearly 45 degrees, then plunging beyond the foaming white crest into the trough with a violent 'wham'.... Instinctively we look up, the mast and rigging hold (thank goodness!!!), the bow gets washed over by the waves, the anchor is dislodged and hangs by its security attachment line but our dear Galatee holds on with Laurent steering firm. Impossible to turn back, we hold on for the next 2 crests, maintaining Galatee absolutely perpendicular to the incoming wave walls.  We get through, the sea being much calmer just 200 metres away. A speedboat transporting tourists to 'experience' the passage waits for us to pass, and gives us the 'thumbs up' for our  exit which in our state of mind, is difficult to appreciate. Somewhat (very) shaken, we are definitely convinced that Knysna is better visited by land than to take the risk of ever again confronting such an entry or exit. The absolute rule to go by where need (or desire) dictates: when there is more than 2 metres of swells, it is definitely wiser to wait at the anchorage in the lagoon! 
 


10/12/2017

Port Elizabeth





Nous quittons East London vers midi le 04 décembre et naviguons SSE pour accrocher le courant, qui d'après les instructions nautiques devrait atteindre son maximum le long de cette côte. Nous rencontrons rapidement le courant qui effectivement atteint ici entre 4 et 5 nœuds ce qui rend, compte tenu du vent faible et de notre vitesse de surface qui ne dépasse pas 2 nœuds, très difficile de contrôler notre route; le courant est le maître et nous sommes assez peu manœuvrant. Vers 22 heures, le gigantesque cargo Patara (chargé de 5000 Mercedes de l'usine de East London) modifie sa route pour éviter la collision. Un coup de stress étant suffisant pour la nuit, nous décidons de sacrifier à la vitesse et de sortir de la veine de courant pour regagner en manœuvrabilité. Nous empannons donc et faisons route vers la côte en empruntant le très beau passage entre la côte et Bird Island.  
Nous prenons une place au Algoa Yacht Club à PE et faisons la connaissance des navigateurs locaux en particulier Guy et Mickey. Le restaurant et le bar du club sont splendides et PE est aussi une base pratique pour visiter le Addo Elephant Park et pour accéder aux randonnées offertes par la région de la Zuurberg Mountain et le long de la côte près de Sardinia Bay. 

Une escale qui aurait tout pour nous satisfaire si seulement le port (et donc la petite marina) ne se trouvait pas à proximité d'un gigantesque terminal minéralier qui charge quotidiennement des milliers de tonnes d'oxyde de manganèse dans les vraquiers qui se succèdent. Quand le vent tourne secteur Est, toute la marina se retrouve alors sous le vent du terminal; en 24 heures le gréement, le pont et toute la sellerie sont peints en noir par cette poussière grasse, d'un noir d'encre qui s'accumule jusqu'à former une croûte. Et le pire est que nous n'avons pas d'eau pour tenter de laver le bateau car ici à PE, comme dans la plupart des régions occidentales de l'Afrique du Sud, une sécheresse récurrente sévit depuis 3 années et des mesures drastiques de restriction de consommation d'eau sont en vigueur. Malgré le chaleureux accueil du YC et les deux journées de belles balades en compagnie de Marcel et Carole, nous sommes donc soulagés de pouvoir quitter PE et son terminal qui pollue la ville, salope le bateau et nous fait aussi probablement perdre un peu d'espérance de vie... 




We leave East London around noon of 4/12, again sailing south southeast to catch the current, which is supposedly at its strongest along the coast. Indeed, it reaches 4 - 5 knots at a point when the wind is really weak, such that we are not able to really steer Galatee whose surface speed is only at 2+ knots! Past 22h, once we see that the gigantic freighter 'Patara' (loaded with 5000 new Mercedes Benz from East London's factory) has altered its course to avoid colliding into us, we gybe to move out of the main current stream, opting to head west towards the coast, taking eventually the Bird Island passage between the coast and the island (where there is less or no freighter traffic, thus less stressful), even if it means being at a slower speed. 

Berthing at the Algoa Bay Yacht Club, we meet friendly local yacht owners especially Gee and Mikey. The restaurant 'Chartroom' at the club has a good bar and serves great food. Port Elizabeth is also a convenient base for visits to the Addo Elephant Park and hikes in the Zuurberg mountain area, or at Sardinia Bay on the sand dune coasts. 

However, the port (and thus the yacht club) is situated just next to a monstrous Manganese Ore Terminal which loads freighters every few days. In easterlies, it is a most terrible place to be with the yacht's rigging, deck, sails and exposed equipment covered in black dust within 24 hours. And when the winds turn west, whatever particles remaining in the air get swept back from the town to the yachts... Worse of all, PE (and many western parts of South Africa) has been facing a severe drought crisis, so hosing down the boat is out of the question! Despite the super hospitality and a wonderful 2-day visit with Marcel and Carole of Chrisaloha we are quite relieved to be able to leave for the sake of Galatee and our own health!