Tous les manuels de navigation le précisent, la traversée du pot-au-noir (la ZIC: Zone de Convergence Intertropicale) est surtout une affaire de chance compte tenu de la rapidité de son évolution et nous n'en n'avons pas eu beaucoup à vrai dire. Nous avons quitté Praia tôt le matin du 20 octobre sous des alizés de NE assez faibles avec la stratégie de faire du sud le long du 23eme méridien de longitude Ouest jusqu'à la sortie de la ZIC, normalement vers 4 ou 5 degrés Nord, de manière à avoir un bon angle au vent et pouvoir ainsi passer impérativement à l'Est des rochers St-Pierre et St-Paul qui constituent la limite Est à ne pas dépasser, si on ne veut pas se faire dépaler vers l'estuaire de l'Amazone par le courant Sud-Équatorial... Première malchance: une dépression tropicale se forme au sud du Cap-Vert, à l'entrée de la ZIC, et nous envoie du vent du SSW alternant entre petit temps et grains sérieux qui, sous deux ris et trinquette, nous font mettre les passavants dans l'eau et nous font battre des records de lenteur. Nos moyennes journalières ne dépassent pas 75-80 miles! Cinq jours de navigation plus tard, nous entrons de manière assez peu marquée vers 7N dans la ZIC en vivant une expérience particulière de vents variables de grains et de déluges d'eau impressionnants. Nous essayons de jouer les grains à la voile pour conserver notre réserve de gazole que les jours précédents ont mis à mal, aidés par des nuits de pleine lune qui nous permettent de bien visualiser les masses nuageuses et les monstres qui passent. Deuxième malchance: une dépression tropicale se creuse au sud de la ZIC et nous en refuse la sortie en nous envoyant du vent du Sud et une mer levée dans laquelle Galatée cogne dur, très dur. Nous sortons finalement de la ZIC vers 5N après huit jours de navigation difficiles et rencontrons enfin le début des alizés SSE dans lesquels nous progressons au prés bon plein vers le Brésil. Nous passons enfin avec soulagement les rochers St-Pierre et St-Paul et gagnons avec mérite notre ticket d'accès au Brésil sud! Dans notre peine nous n'oublions pas pour autant les traditions et fêtons le 01/11 notre premier passage de la ligne sous les bons auspices de Neptune qui s'est invité à bord pour l'occasion! Le 04/11 au petit matin, nous apercevons les lumières de Fernando do Noronha et progressons avec prudence dans la zone de mouillage très encombrée par les bateaux locaux sur coffres et jetons l'ancre dans 15 mètres d'eau en filant 50 mètres de mouillage. Après ces 15 jours de traversée nous prenons un bon petit déjeuner et une sieste réparateurs et nous voici prêts pour aller rejoindre les terriens et accomplir les formalités administratives.
Doing this particular transatlantic in a fast pace is a very much a matter of luck, due to the ever changing positioning and width of the Inter Tropical Convergence Zone (ITCZ). Luck, it seems, isn't with us this time. Strategy wise, we know we must first head south as far as 5 degrees latitude, as heading too early south-west risks letting the south-equatorial currents carry us off to the Amazon... Leaving Praia in the early morning of 20 October, we head south with fairly weak northeast tradewinds which unfortunately do not sustain even into the first night. A tropical low just south of the Cabo Verde islands complicates our descent, sending us winds in the nose. Alternating between squalls (heavy rain with gusts that last up to 45 minutes) and windless periods, we make our southbound journey in a miserably slow pace. Record breaking for us and for Galatée indeed... as we manage only a pitiful average of 75-80 nautical miles daily. We cross into ITCZ around 7 degrees N latitude, experiencing the typical doldrums (no wind, or variable wind directions...), with several impressive downpours drenching us and washing the entire boat of its accumulated dust and sand and salt. A second tropical low again complicates our exit of the ITCZ, sending us southwest winds, and more uncomfortably, in a sea agitated and rough. A tough ride, Galatée courageously hitting and hitting hard into the swells. Even as we finally catch on the southeast trade winds on exiting the ITCZ, the winds are either weak, or stubbornly south before finally veering east-southeast at around 5 degrees N latitude, allowing us to turn towards Brazil. Frustrating though it is, we try our best to keep our spirits up, with a couple of catches (dolphinfish, tuna), enjoying the sashimi and cooking (an acrobatic feat...). We watch several sea birds display spectacular flights and dives around the boat, and one even spends 2 consecutive nights resting on the deck. Not forgetting of course, our first crossing of the equator, in the late afternoon of 1st November. This, we celebrate, following marine traditions, with the blessings of Neptune, a 'baptism' by pouring a bucket of sea water down each other's heads! We sight the lights of Fernando de Norohna in the early dawn of 4 November, dropping our anchor in the bay that is not only deep (15 metres, thus requiring 50 metres of anchorage!) but also crowded with local boats moored on buoys after 15 days at sea. Breakfast and a short nap before we head towards shore for the administration formalities...

Bom dia,
RépondreSupprimerNous ne comprenons pas tous les termes techniques, mais dans tous les cas nous avons bien compris que la traversée ne fut pas "un long fleuve tranquille"! Heureusement que Neptune était avec vous !
Bonne continuation sur ces îles et plages paradisiaques.
Après la Morna capverdienne de Césaria Evora vive la Samba du Brésil.
Ravis de vous avoir rencontré
Les Agenais