13/11/2015

En route vers Salvador_Sailing to Salvador

Nous finissons notre transatlantique en faisant route vers Salvador avec des conditions globalement similaires (vents de SE et houle de travers qui nous fait rouler pendant quelques jours...) avant de finalement choper du NE et le fameux courant du Brésil qui nous portent avec un peu plus de confort et de vitesse vers l'entrée de la baie de tous les saints (Baia de Todos os Santos).

Rencontre improbable: durant notre transatlantique, nous nous interrogions sur la flotte des voiliers de la Jacques Vabres partie du Havre le 25 octobre. La première nuit de navigation en quittant Fernando de Noronha, Laurent note une lumière clignotante sur l'horizon qui se rapproche derrière nous. Nous identifions avec l'AIS la présence d'un IMOCA de la Jacques Vabres à deux milles qui fait route à 15 nœuds et va nous passer de très prés sur bâbord. Laurent les appelle sur VHF pour vérifier qu'ils nous voient bien. L'équipage est très surpris de l'appel et par le fait que nous les positionnions avec l'AIS. Ils nous expliquent qu'ils ont pratiquement cramé toute leur électronique et sont très contents d'appendre que leur transpondeur AIS fonctionne; au moins on les voit. Apres cinq minutes de discussion Laurent réalise qu'il est en train de converser avec Marc Guillemot avec lequel il a eu l'occasion de travailler ponctuellement sur l'ancien IMOCA Safran. Rencontre totalement improbable. Nous apprenons que la flotte a pris deux sérieuses "cartouches" et qu'il ne reste que neuf bateaux en course. Nous nous souhaitons bon vent et Marc nous indique également que Bureau Vallée suit derrière à 50 milles. Nous le voyons passer sur notre bâbord quelques heures plus tard.

Exocet presque assassin: Nous sommes dans le cockpit, en fin de troisième soirée et il fait déjà sombre. Nous commençons notre diner quand Laurent entraperçois un objet volant qui lui passe a dix centimètres de la tète et vient impacter l'arceau de bimini dans un magistral "Bing" et tombe sur le banc de cockpit. Un exocet (poisson volant) de la taille d'un beau maquereau est à coté de nous, raide mort. Nous nous regardons hagards avant de reprendre rapidement le chemin de la réalité pratique et de tailler deux jolis filets que nous prendrons le lendemain matin en snack (l'exocet est aussi bon que le meilleur des harengs!).

This journey constitutes the second part of the transatlantic, with similar conditions (Southeasterlies, swells rocking the boat over a few days...) before we finally hop on the train of the northeasterlies nearing Salvador.  Just a highlight on some significant 'events' of this journey:  

Incredible meeting: We have been wondering during our transatlantic if we would come across the race boats of the Jacques Vabres Transat sailing race which left the French port of Le Havre on the 25th of October. On the first evening leaving Noronha, Laurent sights the navigation lights of a sailboat not far behind us. Calling them on the VHF to make sure that they see us (these monster sailboats speed 3 times faster than us, we don't want to be in their way), we identify them as one of the IMOCA category competitors, and 5 minutes into the conversation, we realise that we have Marc Guillemot on the line - the ex-skipper of IMOCA SAFRAN sponsored by Laurent's company, and with whom Laurent has had the opportunity to work with briefly on a technical issue! Incredible coincidence, in this vast ocean, especially when we are told that a significant number of the competitors did not make the crossing, due to rough conditions far up north!

Almost murderous flying fish: Starting our dinner on the third evening, Laurent vaguely sees (it is already dark) an object flying towards him in the cockpit...it misses him by inches, and 'THUD', it hits the bimini (leaving a huge patch of fish scales) and lands motionless on the cockpit bench. A flying fish, large enough (20 cm long). Usually, missed landings on the boat decks result in a trail of fish scales, with the fish flipping vigorously to get itself back into the water. This unfortunate individual lies stone dead.  We stare at each other in disbelief, before picking it up and putting it into a tupperware, ready to be turned into fish filets for a small but delightful snack!


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