Nous doublons le cabo Frio de nuit avec une mer assez levée par le vent de NE qui a soufflé force 6 toute la journée en étant particulièrement vigilants car l'endroit est très fréquenté: chalutiers et cargos sans parler des plateformes pétrolières (fixes ou remorquées!) qui sont légions dans cette zone. Heureusement tout ce beau monde est illuminé comme des sapins de noël ce qui aide grandement. Nous faisons notre approche vers la baie de Guanabara dans petit matin glacial avec bonnets, chaussettes et polaires (!?). Nous sommes sous spi et la mer est maintenant belle et bleue avec sur tribord un paysage de collines et montagnes embrumées, nous sommes aux anges. Nous entrons dans la baie sous un ciel menaçant qui nous laisse rapidement entrevoir les particularités de la baie de Rio: pain de sucre et le Christ de Corcovado dans le lointain avant d'éclater en orage furieux. Nous pointons notre museau devant le Clube Naval de Charitas (qui se trouve en face de la ville de Rio) sous un déluge d'eau et sous fortes rafales qui seront de courte durée mais la pluie ne nous quittera pas pendant tout notre séjour, à de rares éclaircies prés. Ciel plombé et pluie continue, nous prenons humidement nos marques au joli Clube Naval (restaurants, espaces verts et piscine) et visitons Rio tout en effectuant le circuit habituel des formalités (Policia Federale et Capitania dos Portos). La ville de Rio est en plein chantier de préparation pour le JO de 2016 et les déviations liées à l'aménagement du tram nous font beaucoup marcher et nous font chauffer les tongs. Après deux journées à arpenter les quartiers historiques du Centro et de Santa-Theresa nous concluons que même si le site géographique de la baie de Guanabara reste exceptionnel, la ville de Rio est assez quelconque pour ne pas dire moche et globalement assez déglinguée. Les quelques beaux monument historiques sont noyés et étouffés par un urbanisme sauvage, par une jungle d'immeubles tous plus hideux les uns que les autres. L'eau de la baie est affreusement sale et polluée; à cinq milles de l'entrée de la baie on note déjà le changement de couleur de l'eau et les détritus en tous genres qui flottent: un mythe qui s'écroule...Nous quittons donc Rio sans regrets aucuns sous un crachin digne d'un hiver Brestois en mettant la barre vers le sud, vers un mouillage que nous espérons plus proche de nos attentes du Brésil.
We pass Cabo Frio in the night with rather difficult sea conditions due to the northeasterlies that have been blowing constantly at Beaufort 6 for the whole day, staying particularly vigilant during the night watches due to the heavy marine traffic in this area: fish trawlers and freighters, and most of all the numerous oil and gas rigs (fixed or being towed!) which add to the notoriety of this sailing zone. Fortunately, this 'beautiful' world of lights from each and every participant illuminates the nights like dots and dots of Christmas trees, which helps, evidently, for our security.
We make our way into the Bay of Guanabara at the break of dawn, with a significant drop in temperature, resulting in us wrapping ourselves up with woollen bonnets and socks and sweaters! The sea is a beautiful blue, reflecting the bright clear sky as we pass the hills and mountains, slightly smouldered in fog. The famous landmarks of the Bay of Guanabara come into view (Sugar Loaf and the Christ of Corcovado). A magical entrance into mythical (to us) Rio de Janeiro? Not really, no. The colour of the water changes rapidly, to a polluted brown littered with floating rubbish of all sorts....The sky gets threateningly dark, lightning and thunder follows, and a furious storm breaks loose just as we enter the Bay. Wind gusts, and sheets and sheets of heavy rain soaking us through, not stopping at all even as we finally berth at the Clube Naval de Charitas (opposite Rio). This maddening weather, grey and wet, unfortunately, stays with us throughout our few days at Charitas and Rio, limiting our visits and dampening our spirits. Rio, up to its neck in its last minute tramway works for the upcoming summer Olympics, is .... in a mess. A BIG mess. Almost every street in the historical zones has been dug up, making it tiring to find our way (especially for the heavy administration paperwork) as well as to get to historical monuments and churches, which, apart from being covered and hidden by the dusty roadworks, are drowning and suffocating in a wild jungle of unsightly and minimally maintained urban concrete. A weather window opens for us to head south, and we leave Rio, in the rain (yes, still...) towards an anchorage which we hope may give us more positive reflections on Brazil.

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