Entrée difficile et à la
limite de la manœuvrabilité dans le port de Povoa compte tenu de l’exiguïté du
chenal de profondeur acceptable et de la forte brise qui soufflait cet
après-midi là; brise qui mettait Galatée sur la tranche et nous a mis à deux
doigts du carton rouge... Pour autant, Povoa est toujours une escale agréable,
sympathique et accessoirement très économique avec une petite touche contrastée
de technologie eu égard à l'état de certains pontons : la reconnaissance
digitale pour les ouvertures des portes des pontons et servitudes!
Route maussade vers les îles Berlengas situées au large de la ville de Peniche. Vingt huit heures de
traversée, sans vent dans la brume par un jour gris sans ciel. Une nuit noire opaque
sans horizon qui nous englobe dans une sphère d'encre dans laquelle nous
progressons sans repère; ambiance surréaliste digne des descriptions les plus
sombres de Conrad. Surréalisme encore appuyé par l'incroyable activité du
plancton luminescent dans ces eaux et l'émerveillement de voir surgir de cette
opacité les traces luminescentes d'un groupe de dauphins ondulants le long du
voilier. Nageurs fantômes, enrobés dans un halo vert, dont on distingue tous
les détails de leurs corps fuselés. Eux non plus ne dorment pas.
Nous mouillons avec orin
devant le fort Sao Joao Batista dans douze mètres d'eau sur fond de roches et
de sable. Exploration (touristique) en annexe des grottes et tunnels naturels
dont ce caillou est percé et baignade revigorante dans une eau encore sacrément fraîche (16 degrés...).
(*) Fort du 17ème siècle converti en auberge de jeunesse; une des deux bases logistiques pour la visite de cette réserve naturelle (l'autre étant le très petit village de Mosteiro).
The strong northeast winds along the Portuguese coast made our entry into Povoa de Varzim yet another experience to remember by for a long time: gusts at 30 knots, exactly at the moment when we enter the marina, with little depth and moreover little space with a yacht berthed at the end of the first main pontoon practically reducing the channel's width by half; finger pontoons a little short in length... well. Nevertheless Povoa is well worth the stopover, with the marina very reasonably priced despite its high-tech digital recognition security system, and it being just 10 minutes' walk into town.
A pleasant stay and revisit of Povoa, marketing, cooking and a 'ratatouille' lunch before heading to the Berlengas island on a 28 hour trip...a windless and dark and misty journey. The one huge compensation is that in this fanthom darkness, the luminescent plankton (strangely dense here this night) produce a magical greenish trace in the waters with each and every disturbance, from the ship's wake to the crests of each wave. AND thus imagine the delight and wonder, of seeing a group of dolphins gracefully sliding alongside Galatée, their bodies entirely illuminated in a fluorescent hue... (Unfortunately, no photos though!)
Berlengas, we decide to try the main mooring in front of the Fort Sao Joao Batista* despite the depth of the mooring being significant at 12m. Due to the rocky-sandy bottom (we assume), the use of our bright orange buoy-rope comes in handy to dislodge our anchor should the need arise. We play our part as 'tourists' this time round, going on a 45 minute walk on the designated tracking path (beyond which, the island is a nesting ground for flocks of seagulls), as well as zipping in and out of the numerous coves and tunnels in our dinghy.

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