Le lendemain matin,
devant cette jolie plage des trois-ilets qui se découvre, Laurent fait un petit
tour en tête de mât pour enfin récupérer cette maudite balancine, dont la
manille en extrémité de bôme s'était ouverte au début de la traversée et qui
s'était enroulée bien serrée a mi-hauteur du pataras et nous narguait depuis
quatre jour.
Nous voici donc de
retour dans les Caraïbes, sept années ont passé... Les eaux sont ici toujours
aussi bleues et aussi claires; c'est d'ailleurs-là une très bonne occasion de
vérifier notre carène qui doit être couverte d'anatifes et dans un état de saleté
horrible depuis le dernier nettoyage effectué à St-Hélène. Et là, miracle!
Jamais, depuis la remise à l'eau en NZ, nous n'avons eu une carène aussi
propre: pas un bernique, pas un anatife, pas de barbe verte ni de couche
gluante. Une carène toute nettoyée des opercules des berniques du Pacifique et
d'un blanc absolument parfait! La raison? Notre séjour de trois semaines en eau
douce en Guyane, puis de nouveau en eau de mer et probablement aussi l'effet
légèrement abrasif du frottement des sargasses au niveau de la ligne de
flottaison dont nous entendions le chuintement. Quoiqu'il en soit, au vu de
l'état de la carène, même si une bonne
couche d'antifouling serait appréciable, nous décidons de ne pas mettre à sec
pour caréner ici aux Antilles car étant donné le tarif de levage et la difficulté
de trouver notre antifouling Trilux33 en blanc, il nous apparait plus simple et
plus sage d'attendre tout bonnement notre prochain retour en France pour faire
ça sans se presser et avec le bon produit.
Marie-Galante
est une escale idéale, un petit paradis, les Antilles d'il y a longtemps nous
disent les guadeloupéens. Champs de canne, anciens moulins à vent, charrettes à
bœufs et distilleries artisanales donnant le fameux rhum agricole titrant 59°et, le plus important, la
gentillesse des habitants. Une ile très tranquille, encore préservée du grand tourisme
de masse et de la horde furieuse et bruyante des voiliers de location qui
encombrent les autres mouillages plus accessibles et plus réputés des Antilles,
comme les Saintes, nous en reparlerons...
Nous
retrouvons Gil du voilier Cholgas, cet oiseau du large qui nous avait donné
l'idée de cette escale et qui est arrivé ici à Saint-Louis il y a déjà quelques
semaines, sans avoir oublier de nous laisser un petit message accroché sur une
des bouées de St-Helene, que, malheureusement, nous n'avons pas découvert et
qui prépare maintenant tranquillement son prochain projet: le passage du
Nord-Ouest.
After a night's rest, Laurent climbs the mast to retrieve the boom lift
which had detached and twisted itself around the back-stay during the entire
passage from French Guiana. We move Galatée to the pretty anchorage of Saint-Louis. Yes we are back
in the Carribeans (after 7 years)... back to the warm and crystal clear waters
at last. Impatient to inspect the hull, which we fear to be covered with
barnacles, weedy 'beards' and grime since our last attempt to careen at Sainte
Helena, we are pleasantly surprised to find it extremely clean, as white as if
it has just been repainted! The 3 weeks in the fresh waters of French Guiana's
rivers have done wonders, and it is possible that the great patches of gulfweed
that rubbed against the hull (the 'noise' of which is quite loud actually,
sounding like a long 'shoooosh' as the gulfweeds pass under the boat) during
our journey from French Guiana have also helped. All barnacles and remaining shell or weed growth
from the Pacific, Indian and South Atlantic are gone without a trace! All
Galatée needs now is a new coat or two of antifouling, but given the high costs
of hauling out here in the Carribeans, plus the seemingly unavailability of
Trilux 33 antifouling in white colour, we may very well postpone the careening
job to be able to do a proper, stress-less and complete one only when we return
to France.
Marie-Galante is a perfect stop, a little paradise with wonderfully
friendly people, beautifully scenic with its sugar cane fields, traditional
chariots pulled by magnificent bulls, habitations (cane plantations and sugar
refineries which were prosperous during the colonial days before the abolition
of slavery) restored into museums, windmills (remnants) and the rum
distilleries of Bellevue, Bielle and Père-Labat, not forgetting the white sand
beaches and the ocean in various shades of blue, reminiscent of south pacific. The island is still relatively free from mass
tourism and the anchorages are not (yet) overly-visited by charter yachts,
unlike some other islands in Guadeloupe (especially Terre de Haut in the
Saintes). We spend more than a week here exploring, relaxing, with local créole
cuisine, delicious coconut sorbet and,
of course, homemade ti-punch (with local 59° white rhum).
We
reunite as well with Gilbert (Swiss single-handed, S/Y Cholgas, whose path we
have crossed since New Zealand), it is he who recommended the island as a
stopover and who tells us that he (having left Cape Town on the same day as us)
had left us a written message on Mooring buoy # 5 at Sainte Helena's Jamestown,
which we unfortunately did not read! A jolly get-together, before Gil embarks
on his next big journey, north-west.














Marie-Galante sounds like a perfect destination for a beach vacation!!
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