Nous quittons
St-Laurent en descendant le fleuve pendant quelques miles puis nous pénétrons
dans les criques, petits affluents du Maroni, qui serpentent dans la foret
primaire amazonienne en zone amérindienne. Nous passons trois jours à naviguer
au moteur, au petit ralenti, dans cette espace de rêve au milieu de la foret,
avec le mât qui frôle parfois les branches des arbres qui surplombent les
criques, émerveillés par l'exubérante de la vie, les cris et les vols des
perroquets qui reviennent sur leur arbre en soirée, les cris des singes
hurleurs, les papillons de tailles gigantesques...
Au bout de la crique Coswine, à un demi mile de notre mouillage dans le "lac", nous réussissons, grâce aux informations que Denis (Chuity-Liba tours) nous a gentiment passées, à trouver le site de l'ancien camp des balatistes, ou camp Coswine. Aujourd'hui il ne reste plus, perdus au milieu de la foret, que quelques piliers en briques d'une habitation disparue, un four à pain et un puits, également maçonnés en briques (les omniprésentes briques de l'AP), de ce camp forestier où les bagnards étaient envoyés pour collecter le balata rouge, sève de l'hévéa local. Ce camp, utilisé entre 1900 et 1918 et à ranger avec les autres fameux camps de l'AP: Charvein, km24...
Au bout de la crique Coswine, à un demi mile de notre mouillage dans le "lac", nous réussissons, grâce aux informations que Denis (Chuity-Liba tours) nous a gentiment passées, à trouver le site de l'ancien camp des balatistes, ou camp Coswine. Aujourd'hui il ne reste plus, perdus au milieu de la foret, que quelques piliers en briques d'une habitation disparue, un four à pain et un puits, également maçonnés en briques (les omniprésentes briques de l'AP), de ce camp forestier où les bagnards étaient envoyés pour collecter le balata rouge, sève de l'hévéa local. Ce camp, utilisé entre 1900 et 1918 et à ranger avec les autres fameux camps de l'AP: Charvein, km24...
Nous reprenons la
crique Coswine en direction du fleuve et mouillons devant le petit village
amérindien kali'na d'Ayawande où nous sommes très bien accueillis par les deux
familles qui vivent ici. Nous discutons longtemps, des histoires que les
grands-parents racontaient sur le camp Coswine, de la préparation de la cassave
et de la pirogue en bois angélique que Gaëtan est en train de construire
patiemment à l'herminette.
Nous
quittons la Guyane française le 9/3, ce merveilleux pays de forets, de fleuves
et d'aventure avec de beaux souvenirs et une certaine envie d'y revenir pour
découvrir plus en profondeur les amonts des fleuves et en particulier le sud de
la Guyane. Notre sortie du Maroni sera très pénible et inconfortable de part le
NE fort qui s'oppose au courant de jusant et qui crée un méchant clapot dans
lequel Galatée plante des pieux. Nous passons la bouée M1 juste à l'étale de
basse-mer avec le début du flot qui, à son tour nous ralenti. A quelques
encablures de la bouée M1, nous envoyons le solent et tirons un long bord de
prés, vers le Nord, pour aller chercher un peu plus de profondeur avant
d'abattre un peu, direction les Caraïbes vers St-Louis de Marie-Galante
(Guadeloupe).
Our journey on river Maroni and its Amazonian rainforest is completed
with a 3-day trip, motoring serenely on Galatee, into the creeks on our way out
back towards the Atlantic. Here we experience the wilderness and the peace and
quiet of these waterways, with gigantic blue or yellow butterflies zipping
around the boat. We are surrounded by mangroves and forests full of wildlife,
which we hear but are unfortunately not easy to see - parrots, woodpeckers,
toucans (maybe...), and monkeys.
We manage to find as well the ruins of the forest camp (Camp des
balatistes or Camp Coswine) upriver on the Coswine creek, not far by dinghy from
the very calm anchorage at the 'lake' (not really a lake, but the river is
exceptionally wide here) thanks to detailed directions given to us by Denis of
Chuity-Liba tours. The camp, we understand, was one of the handful of places
where the worst-punished convicts were sent to collect sap from the local hevea
(rubber) trees. What remains of the camp, are parts of the brick foundations of
a habitation, a well, and a brick-oven, again, giving a 'creepy' reminder of
the isolation of the prisoners.
We continue our journey out on the Coswine
creek, mooring for a night in front of the Amerindien kali'na village Ayawande, where very
welcoming folks of two familities, share with us their grandparents' stories
about these camps, their pirogue-building project, as well as their traditional
method of preparing tapioca flour, soup base (tapioca juice is toxic uncooked,
but delicious as a soup base!) and of course, cassave bread.
Leaving French Guiana with fond memories and a desire to return, our stay having
been too short to explore the rivers and especially the south of Guiana, we exit the Maroni in the afternoon of 9/3
with the last 2+ hours of the outgoing tide, reaching buoy M1 after a terribly
bumpy ride, just as the low tide slack passes and the incoming tide starts to
slow us down. The way out of a river is almost always tough and uncomfortable
with the wind in the nose and against the outgoing current creating a choppy
sea. We head leewards as soon as we clear the buoy M1 in search of deeper
waters, direction Carribeans, towards the island of Marie-Galante (Guadeloupe)
over 730 nautical miles away.






Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire