06/11/2017

Madagascar - Côte Ouest / West Coast



Passé la cote Nord-Ouest de Madagascar, passé le cap Saint-André, la navigation devient un peu plus aventureuse. Les nombreux estuaires qui bordent la cote Ouest offrent probablement beaucoup de possibilités de mouillage mais en l'absence de description, ceux-ci restent à explorer ce qui demande beaucoup de prudence et donc beaucoup de temps. Nous décidons donc, notre temps à Madagascar étant malgré tout compté, de limiter nos escales aux îles Barren, à Morombe et enfin à Ifaty, au Nord de Tuléar qui sera notre dernière escale à Madagascar.  

Nous descendons vers le Sud le long de cette longue cote Ouest sous un ciel et une lumière magnifiques mais notre progression est d'une lenteur extrême. Nous ne couvrons sous voiles que 60 milles par jours. Nous avons bon vent de 11h00 à 20h00  puis ensuite pas grand-chose et parfois nous avons le courant à contre qui nous fait repartir vers le Nord et rend notre route, de fait, très éloignée de la route directe...

Nous passons quatre jours au mouillage de l'île de Maroantaly, une des îles du groupe Barren, bien protégés d'un passage venteux de secteur Sud-Ouest . Nous y achetons du poisson aux pécheurs, dont les grandes pirogues sont méticuleusement tirées et alignées au dessus de l'estran, qui nous rendent de courtoises visites et sont toujours très demandeurs d'informations sur les conditions météorologiques à venir pour planifier leurs allers-retours vers la grande terre. Apres une séance de deux heures passée dans l'eau à caréner, quel n'est pas notre étonnement de découvrir dans nos maillots de bain et partout sur nos corps, des milliers de minuscules crevettes de 2mm de long que nous retirons par poignées entières mais dont les plus tenaces s'accrochent comme des diablesses. Nous comprenons maintenant pourquoi cette zone à l'écosystème si prolifique est constamment  patrouillée par la flotte de crevettiers de Mahajunga. 
 


Sailing down the west and southwest coast of Madagascar, once we pass the Cap Saint-André, becomes more adventurous. The numerous estuaries that dot this coast should probably provide many possibilities of anchorage. However, lacking descriptions and detailed maps, exploring these areas would require a lot of time and prudence. With time catching up on us, we decide thus to limit our stops to the Barren islands, Morombe and finally at Ifaty, the last being just north of Tulear. 

Despite the magnificence of the bright sunny days, we progress south at an extremely slow pace, covering, under sails, only 60 nautical miles per day. Winds are good between 11 a.m. and 8 p.m., but there is almost always no wind at night. We even find ourselves drifting back northwards when the currents are against us, making our journey a rather frustrating zig-zagging route, lengthy compared to the direct route south.

We reach Nosy Maroantaly (part of the Barren islands) on 18/10 before yet another south-west blow. Well protected from winds from the western sector, the anchorage is comfortable enough, in front of a fairly huge and very animated fishing village. We watch sailing canoes cruising in and out every day, offloading gigantic catches of fish and rays. Some of the fishermen come to see us, selling us fresh reef fish, and asking us for information on the winds forecasts. We make use of the time to clean the hull, spending almost 2 hours scrubbing Galatee of seaweeds and grime.  Whilst coming out of the waters, we are astonished to find hundreds (or thousands?) of microscopic shrimps of 2 mm in length clinging stubbornly to our swimwear and to our bodies! It is no wonder that the coast is constantly visited by prawn trawlers!
  





Passé Morombe, où nous ne relâchons que quelques heures car du vent fort du Sud est prévu dans les prochains jours, nous continuons vers le lagon d'Ifaty, au Nord de Tulear, qui est bien protégé par une grande barrière ouverte par deux passes.  Il n'existe pas de cartographie utilisable de cette zone et nous planifions notre navigation à l'aide d'images satellites qui permettent d'identifier assez clairement les passes. Nous entrons par la passe Sud le 26/10 une heure après l'étale de basse-mer avec encore peu de courant sortant. Le mascaret est raisonnable mais le franchissement de la passe reste très impressionnant car la houle brise en force sur le récif de part et d'autre. Une fois la passe Sud franchie, nous zigzaguons au petit ralenti vers le mouillage devant le Bamboo Club, safran et dérive relevés dans 2m d'eau, en maintenant une vigie tres attentive car les nombreuses grosses patates à fleur d'eau situées entre la passe et le mouillage ne sont pas du genre à pardonner...

Enfin nous y sommes. Nous voici maintenant bien installés devant la plage d'Ifaty où le27/10 nous retrouvons nos amis Jean-Marie et Christiana qui sont venus nous rejoindre au Bamboo Club et nous ont gentiment apporté  un plein panier de légumes et de fruits frais! 
 


Sailing into Morombe's anchorage in the early hours of 25/10, we set off again only after a couple of hours, having obtained a fresh forecast and knowing that another south-southwest blow is on its way. We make our way to Ifaty's lagoon, protected by a huge reef barrier through which 2 (north and south) passes open the way into and out of the lagoon. Thanks to satellite images from Google, we are able to clearly (sufficiently) identify the south pass, entering it on 26/10 one hour after low-tide, with a manageable outgoing current that is not too bothersome. The tide rips are thus reasonably mild, though the breaking of the swells on the edges of the reefs remains very impressive. Once through the south pass, we zig-zag into the lagoon at low speed, with both the rudder and the centreboard lifted, as the depth of the waters in the lagoon are around 2 to 3 metres, with quite a number of coral rocks (brommies) along the way towards the anchoring area in front of the Bamboo Club (bungalows and restaurant). A stressful passage, but with the good lighting and much vigilance, we pass.

Finally we are at our 'destination', well anchored at the beach of Ifaty where we meet up the next day (on 27/10) with our friends Jean-Marie and Christiana, who in their usual generosity turn up with a huge basket of fresh fruits and vegetables knowing that we have almost exhausted our stock since leaving Katsepy on 15/10. 


Nous laissons Galatée en sécurité au mouillage pour partager pendant quelques jours l'hospitalité de Jean-Marie et de Christiana dans leur agréable villégiature de Tuléar. Promenades, restaurants puis retour à Ifaty où nous partageons encore quelques bons déjeuners au Bamboo Club et chez Daniel (un piroguier Vezo). Ifaty est un endroit très plaisant. Un actif village de pécheurs dont la plage abrite quelques petits hôtels de bungalows et de restaurants de plage très discrets. Nous y passons un excellent séjour en compagnie de nos amis. Mais toutes les bonnes choses ont une fin et nous devons nous préparer pour notre départ car nous sommes déjà en novembre et la saison cyclonique approchant à grands pas, nous commençons à ressentir un peu de pression sur la planification de notre prochaine traversée vers l'Afrique du Sud qui doit être méticuleuse si l'on ne veut pas se prendre de très mauvais coups.


Leaving Galatee securely at the anchorage we leave for a few days with our friends to Tulear, enjoying land time in this very busy town (with its many trishaws and bicycles as the main means of transport). Whilst back at Ifaty to await an appropriate weather window for our passage to South Africa, we spend a few more wonderful days lunching at the restaurants of Bamboo Club as well as Chez Daniel (a Vezo fisherman with his family proposing fresh sea urchins and great seafood). Ifaty is indeed a 'must-do' for yachts willing to come south on Madagascar's west coast, as it is not overwhelmed by tourists, and its restaurants and bungalows are fairly discrete and nicely decorated. Well, all good things must come to an end. We are already in the first week of November, and the cyclonic season of southwest Indian Ocean is fast approaching. Even if statistics show that the first cyclones are usually starting in December or even January, we start to feel the pressure in the planning of this next important passage which has to be meticulous if we are not to get ourselves into any uncomfortable and dangerous situations. 



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire