Nous avons pris la
décision d'inclure l'Indonésie dans notre route juste avant notre départ de NZ après
notre rencontre avec la délégation Indonésienne du Sail indonesia Rally au
Yacht Club de Opua et la découverte des nouvelles règles applicables et des possibilités
offertes aux voiliers, en particulier la possibilité de faire son entrée administrative
dans le port de Saumlaki sur Pulau Yemdena juste après le détroit de Torres.
Non seulement nous sommes heureux de pouvoir éviter l'escale de Darwin qui est
très contraignante en terme de biosécurité, chère et peux dépaysante, mais nous
sommes aussi très enthousiastes à l'idée de pouvoir découvrir les îles les
moins connues de la province des Moluques puis de naviguer le long des
magnifiques îles de Flores, Komodo, Sumbawa et Lombok en finissant notre
parcours à Bali.
Our decision to sail Indonesia was made just before our departure from
NZ when we met Indonesia's delegation of representatives for 2017's Sail
Indonesia Rally, informing us of the possibility to make landfall at the entry
port of Saumlaki on Paulau Yamdena after the Torres Strait. Not only do we
happily opt out Australia's Darwin due to their expensive and strict
biosecurity measures, the passage westwards from Saumlaki moreover allows us to
discover the lesser-known islands in the Maluku province, passing through the
beautiful islands of Flores, Komodo, Sumbawa and Lombok, and completing our
Indonesian journey at Bali.
La politique
touristique de l'Indonésie a radicalement évolué depuis 2016 et une nouvelle
volonté de développer l'activité de croisière à vu le jour. L'ancien permis de
navigation CAIT, compliqué, très lourd dans l'usage et dont la difficile
obtention requérait les services d'un agent agréé, est maintenant
définitivement remplacé par le simple enregistrement sur le site internet des
douanes indonésiennes. Nous avons utilisé ce nouveau système et nous avons été
surpris que tout fonctionne si bien. Il reste cependant encore quelques points
mineurs à régler: Saumlaki n'a pas de bureau des douanes ce qui oblige les
voiliers en entrée d'attendre que les officiers des douanes viennent de Tual
(sur l'île de Pulau Kai Kai) par avion. De plus, il n'est pas possible de
prendre un visa payant de 30 jours extensible (VOA) à l'arrivée à Saumlaki. Ce
dernier point fut pour nous le point le plus contraignant car nous avons du
parcourir les 1000 milles nous séparant de Bali en 25 jours chronos avant que
notre visa expire! Vers la fin de notre parcours, nous avons eu l'opportunité
de faire un retour ne notre expérience aux organisateurs des rallies
Indonésiens lors de notre séjour à la marina Medana à Lombok et nous espérons
que cela aidera les prochains voiliers qui emprunterons la même route que nous.
Motivated to develop their country as an attractive yachting
destination, Indonesia's new 'Yacht Registration' system via self-inscription
on the internet aims to completely replace the previous cumbersome and
troublesome customs clearance (in and out) procedures. We have used it, and it has proven to work
pretty well. Minor hiccups may still need to smoothened out : Saumlaki does not
have a Customs office, thus requiring arriving yachts to wait for Customs
officers to fly in from the neighbouring island from Tual. Furthermore, it is
currently not possible to pay for an extendable 30-day visa-on-arrival at
Saumlaki. These result in timing constraints for yachts like us who have to
make the long 1000+ nautical miles journey in less than 25 days to the port of
Bali before our Visas run out! Towards the end of our journey, we have had the
opportunity to highlight to representatives of the annual Rallies at Lombok's
Medana Bay Marina, and we hope to see improvements that should be helpful to
future yachties doing the same route.
Visiting Indonesia is not new to both of us, but sailing Indonesia is
really quite a different experience, mostly positive. The sincerity of the
welcome extended to us by folks and children of a remote village of West Wetar
(island east of Flores), the ease and spontaneity of our chanced encounter with
dozens of fishing boats all coming into the anchorage at Batu Boga (central
Flores) giving us fresh fish and giant clams for sashimi, enhanced by our
shared experience of being and living at sea. The fiery red and violet colours
of sunrises and sunsets are especially beautiful in this wild backdrop, and the
coastal views of the volcanic chains of each and every one of the islands by
which we sail are simply impressive. The anchorages that we manage to do are all
beautiful and well protected. Even though Labuan Bajo (west Flores) has gone
through a complete facelift from our previous visit in 2003, the stop at the
Ecolodge is calm and practical (for water refilling and a serious groceries
stock-up in Roxy's supermarket in town). Our stop at north Komodo is also
memorable with a trek up the knee-high grass hills with several glimpses of
wild deers, and we are lucky to see 3 sperm-whales surface near Galatee north
of Sumbawa.
Une note cependant
moins positive concernant la navigation, elle n'est pas très facile et reste assez
tactique. La même haute chaine volcanique qui nous émerveille tous les jours
bloque complètement les alizés de SE le long de sa cote Nord. Ceci ne nous
laisse pas d'autre choix que de jouer avec les brises thermiques (qui ne sont
malheureusement pas très fortes ni très stables) ou de faire du moteur, avec parfois
du courant à contre. Entre les îles, les chenaux, appelés 'Selat', sont le
siège de vents canalisés souvent forts qui peuvent produire avec les forts
courant de marées des mer dures et confuses. Enfin, au voisinage des Gunungs
(volcans) qui bordent la cote, certains dépassants les 3000 mètres, les zones
de dévente et de survente catabatique peuvent être d'une ampleur assez
surprenante. Bref, pour naviguer le long de cette route, ca prend du temps et
on fait beaucoup de manœuvres. Le corolaire est qu'il est difficile de choisir les
mouillages où l'on pourra s'arrêter (en arrivant de jour), de décider combien
de temps on s'autorise à y flâner et globalement de planifier le séjour. Nous
adaptons notre planning au mieux et nous réussissons à mouiller dans Medana Bay
sur l'île de Lombok le 4 aout pour une escale logistique sérieuse. Bien que
l'endroit soit parfois un peu rouleur, nous recommandons chaleureusement cette
petite infrastructure gérée par Peter Cranfield et sa femme Ace qui offre dans
un cadre superbe tous les services dont un croiseur a besoin. Nous laissons
Galatée en toute sécurité au mouillage de Medana et nous nous offrons pendant 3
jours une séjour de semi terrien à Bali, de l'autre cote du Selat Lombok qui
est régulièrement desservie par des ferries rapides, destination Tulamben (cote
Nord) pour plonger sur l'épave du Liberty!
On a less positive note, the sailing itself is not easy and rather
tactical. The same volcanic chains block off the South-East tradewinds as we
are in the lee of the islands (on the north coast), leaving us no choice but to
either wait out the alternating sea and land breezes (which are unfortunately
not too stable nor strong enough), or to motor on, at times with the current
against us. Then, between the islands, the channels (called 'Selats') produce
funnelling strong winds accompanied by often confused and rough seas. Already
facing time constraints due to our limited 30-day visa, these sailing
conditions do not enable precise planning of when (during daylight) and where
and for how long we may wish to stop. We
make and change our planning as best we can, achieving our objective of
arriving in Lombok's Medana Bay on 4 August for a practical logistics stop of
laundry, cooking gas, diesel and water. Despite it being potentially very
rolly, we give a big thumbs-up to Peter and Ace Cranfield's small but very
welcoming Marina as a place to rest, eat well, and also to leave the boat for a
few day's visit (by fast ferry across Lombok Strait - notorious for its very
strong southwards currents and potential rough seas) to Bali's northern coast
for some great diving at Tulamben's Liberty wreck with Dive Concepts.
Nous récupérons
Galatée à Medana le 9 aout and faisons aussitôt route vers la 'marina' de Bali à
Benoa (port de Denpasar) où nous arrivons le lendemain, le 10 aout, avec un
seul jour de marge avant l'expiration de notre visa! Nous effectuons les
formalités de sortie très rapidement, le nouveau système étant bien compris et
bien appliqué et les différents bureaux des officiels (Customs, Immigration,
Quarantine et Port - CIQP) étant tous situés à 10-15 minutes de marche de la 'marina'
et juste à coté des banques et de quelques warungs qui servent de bons plats
Indonésiens. Nous avions entendu beaucoup de choses très négative sur l'eau
polluée et les infrastructures délabrées de la 'marina' de Bali. En fait, à
l'exception des tarifs disproportionnés pour l'Indonésie, nous avons trouvé
l'endroit assez agréable, le personnel très efficace et le restaurant tout à
fait convenable. La 'marina' est cependant excentrée des supermarchés Carrefour
et Lottemart ce qui rend l'approvisionnement un peux pénible compte tenu des
embouteillages infernaux de Kuta.
We retrieve Galatee from Medana on 9 August,
and sail into Bali's Benoa Marina on 10 August, with just one day (Friday 11
August - our visas ending on that coming Sunday! Whew!) to complete our
clearing out formalities. Again, the new
system turns out to be smooth and efficient for checking out of Indonesia, the
Marina being only 10-15 minutes' walk to the various offices (Customs,
Immigration, Quarantine and Port - CIQP) and just next to the banks with a good
'warung' for delicious Indonesian dishes. We have heard some negative feedback
on the polluted waters and poorly maintained pontoons of the Marina, but we
actually find it pretty ok for our 2-day stop, with a nice restaurant and
efficient and friendly staff, ignoring the fact that the marina is very pricey
for Asian standards. A little far to get
into town for provisioning at Carrefour and Lottemart, but we manage to stock
up enough (including delicious mangoes, and packs of very good Bali 'kopi
bubuk'...) for the first stretch of the Indian Ocean to Australia's Cocos
Keeling.
Le 12
aout, la cambuse pleine à craquer, nous embouquons le canal de Benoa qui
déborde d'activité entre les cargos de 200m de long qui chenalent accompagnés
de leurs remorqueurs et les nuées de parasailers tractés qui nous coupent la
route et dont les suspentes passent parfois trop près de notre mat! Ouf, ça y
est nous sommes en eaux claires, l'agitation est derrière nous. Le courant du
Selat Lombok nous pousse gentiment vers le Sud et nous nous élançons dans la
première partie de la traversée de l'océan Indien, traversée qui risque d'être,
si l'on en croit les autres récits, un moment assez fort de notre voyage.
On 12 August, we sail out of Benoa's overly crowded channel (200m-long
freighters with their pilots and lots of tourist-packed parasailing motor boats
cutting our paths while trailing their suspended clients on the parasails too
close to our mast for comfort!!!), and we turn yet another page on our journey
to face the challenges of the Indian - which, if we rely on what we have read
up on to-date, will be something to remember by.
















Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire