12/08/2017

Indonésie_Indonesia

Nous avons pris la décision d'inclure l'Indonésie dans notre route juste avant notre départ de NZ après notre rencontre avec la délégation Indonésienne du Sail indonesia Rally au Yacht Club de Opua et la découverte des nouvelles règles applicables et des possibilités offertes aux voiliers, en particulier la possibilité de faire son entrée administrative dans le port de Saumlaki sur Pulau Yemdena juste après le détroit de Torres. Non seulement nous sommes heureux de pouvoir éviter l'escale de Darwin qui est très contraignante en terme de biosécurité, chère et peux dépaysante, mais nous sommes aussi très enthousiastes à l'idée de pouvoir découvrir les îles les moins connues de la province des Moluques puis de naviguer le long des magnifiques îles de Flores, Komodo, Sumbawa et Lombok en finissant notre parcours à Bali.

Our decision to sail Indonesia was made just before our departure from NZ when we met Indonesia's delegation of representatives for 2017's Sail Indonesia Rally, informing us of the possibility to make landfall at the entry port of Saumlaki on Paulau Yamdena after the Torres Strait. Not only do we happily opt out Australia's Darwin due to their expensive and strict biosecurity measures, the passage westwards from Saumlaki moreover allows us to discover the lesser-known islands in the Maluku province, passing through the beautiful islands of Flores, Komodo, Sumbawa and Lombok, and completing our Indonesian journey at Bali.




La politique touristique de l'Indonésie a radicalement évolué depuis 2016 et une nouvelle volonté de développer l'activité de croisière à vu le jour. L'ancien permis de navigation CAIT, compliqué, très lourd dans l'usage et dont la difficile obtention requérait les services d'un agent agréé, est maintenant définitivement remplacé par le simple enregistrement sur le site internet des douanes indonésiennes. Nous avons utilisé ce nouveau système et nous avons été surpris que tout fonctionne si bien. Il reste cependant encore quelques points mineurs à régler: Saumlaki n'a pas de bureau des douanes ce qui oblige les voiliers en entrée d'attendre que les officiers des douanes viennent de Tual (sur l'île de Pulau Kai Kai) par avion. De plus, il n'est pas possible de prendre un visa payant de 30 jours extensible (VOA) à l'arrivée à Saumlaki. Ce dernier point fut pour nous le point le plus contraignant car nous avons du parcourir les 1000 milles nous séparant de Bali en 25 jours chronos avant que notre visa expire! Vers la fin de notre parcours, nous avons eu l'opportunité de faire un retour ne notre expérience aux organisateurs des rallies Indonésiens lors de notre séjour à la marina Medana à Lombok et nous espérons que cela aidera les prochains voiliers qui emprunterons la même route que nous.  


Motivated to develop their country as an attractive yachting destination, Indonesia's new 'Yacht Registration' system via self-inscription on the internet aims to completely replace the previous cumbersome and troublesome customs clearance (in and out) procedures.  We have used it, and it has proven to work pretty well. Minor hiccups may still need to smoothened out : Saumlaki does not have a Customs office, thus requiring arriving yachts to wait for Customs officers to fly in from the neighbouring island from Tual. Furthermore, it is currently not possible to pay for an extendable 30-day visa-on-arrival at Saumlaki. These result in timing constraints for yachts like us who have to make the long 1000+ nautical miles journey in less than 25 days to the port of Bali before our Visas run out! Towards the end of our journey, we have had the opportunity to highlight to representatives of the annual Rallies at Lombok's Medana Bay Marina, and we hope to see improvements that should be helpful to future yachties doing the same route.



L'Indonésie n'est pas pour nous une nouvelle destination, mais naviguer en Indonésie fut réellement une nouvelle expérience. La simplicité et la sincérité de l'accueil par les villageois de Wetar (île à l'E de Flores), le contact avec les dizaines de petits bateaux de pêche venant chercher le même mouillage dans la baie de Batu-Boga (centre de Flores) qui nous offrent poissons et bénitier géant pour le sashimi du soir et avec lesquels nous échangeons dans notre Bahasa très rudimentaire notre expérience commune de gens qui vivent en mer. Les rouges et violets éclatants des levés et couchés de soleil et bien sûr ce paysage continu et magnifique de la chaine volcanique qui s'étire de Papouasie jusqu'à Java le long de laquelle nous avons navigué depuis Yemdena jusqu'à Bali. Les mouillages le long de cette chaine d'îles sont tous superbes et bien protégés. Même à Labuan-Bajo (ouest de Flores) qui a touristiquement explosé depuis notre dernière visite en 2003 et est devenue une ville infernale, nous avons trouvé une retraite paisible et agréable devant le Komodo Eco Lodge où nous avons profité du cadre somptueux du jardin paysagé et des services de l'hôtel, qui là aussi aiment bien les voiliers de passage. Nous gardons aussi parmi nos meilleurs souvenirs nos longues  balades dans les herbes hautes des collines de Komodo où nous avons parfois surpris au détour de bosquets des biches et des cerfs sauvages et les eaux de Sumbawa où les cachalots sont venus par curiosité (surement) nager autour de Galatée.


Visiting Indonesia is not new to both of us, but sailing Indonesia is really quite a different experience, mostly positive. The sincerity of the welcome extended to us by folks and children of a remote village of West Wetar (island east of Flores), the ease and spontaneity of our chanced encounter with dozens of fishing boats all coming into the anchorage at Batu Boga (central Flores) giving us fresh fish and giant clams for sashimi, enhanced by our shared experience of being and living at sea. The fiery red and violet colours of sunrises and sunsets are especially beautiful in this wild backdrop, and the coastal views of the volcanic chains of each and every one of the islands by which we sail are simply impressive. The anchorages that we manage to do are all beautiful and well protected. Even though Labuan Bajo (west Flores) has gone through a complete facelift from our previous visit in 2003, the stop at the Ecolodge is calm and practical (for water refilling and a serious groceries stock-up in Roxy's supermarket in town). Our stop at north Komodo is also memorable with a trek up the knee-high grass hills with several glimpses of wild deers, and we are lucky to see 3 sperm-whales surface near Galatee north of Sumbawa. 



Une note cependant moins positive concernant la navigation, elle n'est pas très facile et reste assez tactique. La même haute chaine volcanique qui nous émerveille tous les jours bloque complètement les alizés de SE le long de sa cote Nord. Ceci ne nous laisse pas d'autre choix que de jouer avec les brises thermiques (qui ne sont malheureusement pas très fortes ni très stables) ou de faire du moteur, avec parfois du courant à contre. Entre les îles, les chenaux, appelés 'Selat', sont le siège de vents canalisés souvent forts qui peuvent produire avec les forts courant de marées des mer dures et confuses. Enfin, au voisinage des Gunungs (volcans) qui bordent la cote, certains dépassants les 3000 mètres, les zones de dévente et de survente catabatique peuvent être d'une ampleur assez surprenante. Bref, pour naviguer le long de cette route, ca prend du temps et on fait beaucoup de manœuvres. Le corolaire est qu'il est difficile de choisir les mouillages où l'on pourra s'arrêter (en arrivant de jour), de décider combien de temps on s'autorise à y flâner et globalement de planifier le séjour. Nous adaptons notre planning au mieux et nous réussissons à mouiller dans Medana Bay sur l'île de Lombok le 4 aout pour une escale logistique sérieuse. Bien que l'endroit soit parfois un peu rouleur, nous recommandons chaleureusement cette petite infrastructure gérée par Peter Cranfield et sa femme Ace qui offre dans un cadre superbe tous les services dont un croiseur a besoin. Nous laissons Galatée en toute sécurité au mouillage de Medana et nous nous offrons pendant 3 jours une séjour de semi terrien à Bali, de l'autre cote du Selat Lombok qui est régulièrement desservie par des ferries rapides, destination Tulamben (cote Nord) pour plonger sur l'épave du Liberty!

On a less positive note, the sailing itself is not easy and rather tactical. The same volcanic chains block off the South-East tradewinds as we are in the lee of the islands (on the north coast), leaving us no choice but to either wait out the alternating sea and land breezes (which are unfortunately not too stable nor strong enough), or to motor on, at times with the current against us. Then, between the islands, the channels (called 'Selats') produce funnelling strong winds accompanied by often confused and rough seas. Already facing time constraints due to our limited 30-day visa, these sailing conditions do not enable precise planning of when (during daylight) and where and for how long we may wish to stop.  We make and change our planning as best we can, achieving our objective of arriving in Lombok's Medana Bay on 4 August for a practical logistics stop of laundry, cooking gas, diesel and water. Despite it being potentially very rolly, we give a big thumbs-up to Peter and Ace Cranfield's small but very welcoming Marina as a place to rest, eat well, and also to leave the boat for a few day's visit (by fast ferry across Lombok Strait - notorious for its very strong southwards currents and potential rough seas) to Bali's northern coast for some great diving at Tulamben's Liberty wreck  with Dive Concepts. 




Nous récupérons Galatée à Medana le 9 aout and faisons aussitôt route vers la 'marina' de Bali à Benoa (port de Denpasar) où nous arrivons le lendemain, le 10 aout, avec un seul jour de marge avant l'expiration de notre visa! Nous effectuons les formalités de sortie très rapidement, le nouveau système étant bien compris et bien appliqué et les différents bureaux des officiels (Customs, Immigration, Quarantine et Port - CIQP) étant tous situés à 10-15 minutes de marche de la 'marina' et juste à coté des banques et de quelques warungs qui servent de bons plats Indonésiens. Nous avions entendu beaucoup de choses très négative sur l'eau polluée et les infrastructures délabrées de la 'marina' de Bali. En fait, à l'exception des tarifs disproportionnés pour l'Indonésie, nous avons trouvé l'endroit assez agréable, le personnel très efficace et le restaurant tout à fait convenable. La 'marina' est cependant excentrée des supermarchés Carrefour et Lottemart ce qui rend l'approvisionnement un peux pénible compte tenu des embouteillages infernaux de Kuta.
 
We retrieve Galatee from Medana on 9 August, and sail into Bali's Benoa Marina on 10 August, with just one day (Friday 11 August - our visas ending on that coming Sunday! Whew!) to complete our clearing out formalities.  Again, the new system turns out to be smooth and efficient for checking out of Indonesia, the Marina being only 10-15 minutes' walk to the various offices (Customs, Immigration, Quarantine and Port - CIQP) and just next to the banks with a good 'warung' for delicious Indonesian dishes. We have heard some negative feedback on the polluted waters and poorly maintained pontoons of the Marina, but we actually find it pretty ok for our 2-day stop, with a nice restaurant and efficient and friendly staff, ignoring the fact that the marina is very pricey for Asian standards.  A little far to get into town for provisioning at Carrefour and Lottemart, but we manage to stock up enough (including delicious mangoes, and packs of very good Bali 'kopi bubuk'...) for the first stretch of the Indian Ocean to Australia's Cocos Keeling. 



Le 12 aout, la cambuse pleine à craquer, nous embouquons le canal de Benoa qui déborde d'activité entre les cargos de 200m de long qui chenalent accompagnés de leurs remorqueurs et les nuées de parasailers tractés qui nous coupent la route et dont les suspentes passent parfois trop près de notre mat! Ouf, ça y est nous sommes en eaux claires, l'agitation est derrière nous. Le courant du Selat Lombok nous pousse gentiment vers le Sud et nous nous élançons dans la première partie de la traversée de l'océan Indien, traversée qui risque d'être, si l'on en croit les autres récits, un moment assez fort de notre voyage.


On 12 August, we sail out of Benoa's overly crowded channel (200m-long freighters with their pilots and lots of tourist-packed parasailing motor boats cutting our paths while trailing their suspended clients on the parasails too close to our mast for comfort!!!), and we turn yet another page on our journey to face the challenges of the Indian - which, if we rely on what we have read up on to-date, will be something to remember by. 




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