06/11 – 07/11: Dakar – Djifer ; 07/11 : Djifer – Mar Lodj.; 08/11 – 09/11: Mar Lodj; 09/11: Djirnda; 10/11: Thialane; 11/11: Diogane; 12/11: Jackonsa
Navigation de rêve ! Mer plate avec une brise de NE de trois à quatre Beauforts qui nous pousse comme une caresse à six nœuds de moyenne de Gorée vers le Sine Saloum sous un ciel étoilé. La température est douce et les quarts passent de contrainte à plaisir.
Nous entrons dans la passe de Djifer au petit matin du 07 /11 avec Lunéo qui vient de nous rejoindre et nous longeons la côte à cinquante mètre pour trouver le maximum de profondeur. Nous croisons la migration impressionnante des dizaines de grandes pirogues de pêche qui partent de Djifer pour le large.
Nous faisons une petite halte le temps de rentrer la route (sinueuse) que nous devons suivre dans le bolong (bras de rivière) peu profond de Ndangane pour atteindre Mar Lodj et nous relevons le safran et une bonne partie de la dérive de manière à ne pas caler plus de un mètre ; ça devrait le faire...
Mar Lodj, sur l'île du même nom, est un petit village à majorité catholique connu pour son accueil et sa messe à tam-tam du dimanche matin. Nous loupons la messe, mais pas l'accueil que nous trouvons d'ailleurs – rançon du succès auprès des voiliers de passage - un peu convenu pour ne pas dire franchement lourdingue. Mais bon, avec ses plages de sable et l'immensité de la mangrove souveraine dans laquelle serpentent les bolongs, l'île est belle (grande aussi). Après une deuxième nuit au mouillage devant le campement de Jean-Claude et Denise (deux navigateurs Bordelais tombés amoureux du coin et semi-sédentarisés), un demi-Mile en amont du village, nous faisons route inverse et piquons vers le cœur du Sine Saloum pour rejoindre la rivière Diomboss. Nous suivrons avec le catamaran Delphis (Pascal, Maryse et les enfants) la route de Lunéo dans les villages où Laurent et Cécile doivent accomplir leur mission de soutien scolaire dans le cadre de VSF.
Nous passons la nuit à Djirnda, en face de la petite jetée en bois a l'entrée du bolong où nous achetons le lendemain matin aux pêcheurs un kilo de grosses crevettes fraiches et un beau mérou que nous dégusterons dans le bolong devant Thialane. Thialane, en voilà une escale du bout du monde !
Un tout petit bolong - où à la renverse de courant on a presque les fesses dans les palétuviers - et un joli petit bout de village dans la savane avec ses vaches, ses chèvres, ses baobabs et sa nuée de gamins adorables qui vous agrippent un doigt et qui accompagnent, tous fiers, leur nouvelle rencontre. Nous profitons vraiment du calme et du charme de ce mouillage au milieu de nul part et de la douceur de la vie sur l'eau des bolongs; eau de mer à 29 degrés - à la surface miroir ou tout juste ridée par une brise légère - où nous nageons quotidiennement en ayant la chance d'observer, cet après-midi là, un petit singe fauve, qui curieux, s'est approché sur les branches basses de la mangrove à quelques mètres de Galatée.
Nous continuons nos sauts de puces vers du sud et faisons escale pour une journée à Diogane, le dernier village sur la route ou nous trouvons, ici aussi, un accueil formidable.
Une jolie brise de NE s'établit et nous glissons sous génois seul le long du bolong qui nous mène a la pointe de Jackonsa, estuaire de la rivière Diomboss et sortie du Sine Saloum sur l'Atlantique. Nous mouillons dans cinq mètres d'eau devant une très belle plage de sable fin bordée de savane où nous y faisons, en fin d'après-midi, une escale culinaire à la Robinson en faisant griller à l'ombre d'un baobab les huitres de palétuviers ramassées la veille à Diogane et en goutant un « pain de singe », fruit du baobab, que des pécheurs, à qui nous avons donner un peu d'eau douce en dépannage, nous offrent.
Leaving Gorée around 9 pm, we set our sails for a very comfortable journey south towards the Sine Saloum. Arriving just after dawn, we cross the paths of dozens of the local fishing pirogues all setting out to sea. Quite a memorable sight and experience, as these pirogues are huge and colorful, even in the faint light of the rising sun. Just a quick stop at Djifer: to take the time necessary to lunch and to enter the numerous waypoints into our portable GPS for the route towards Mar Lodj. Sailing on the river requires quite a bit of care, as some parts of the river and its meandering branches are really shallow.
Mar Lodj, a village located on an islet of the same name, is further upriver from Djifer in the Marigot de Ndangane. The village, mainly catholic, has been recommended for its Sunday ‘tam-tam’ (traditional drumming) mass and the warm reception that the village extends to travelers and passing sailboats. We arrive too late for the Sunday mass, but are literally taken ‘hostage’, unfortunately, for a guided tour of the village with incessant requests for money, leaving an unpleasant after-taste. Well, with the white sands, palm and coconut trees and mangroves, a couple of bed-and-breakfasts where the reception is sincere, Mar Lodj is still a very pretty place. We spend a second night half a Mile further from the village, in front of the encampment of a couple from Bordeaux – Jean-Claude and Denise, who fell in love with the place a couple of years ago.
Following the path of 2 families we met at the CVD : Lunéo (Laurent and Cécile) and the catamaran Delphis (Pascal and Maryse), we journey south, deep into the heart of the Sine Saloum on its narrow and shallow river branches, passing by several small villages (Djirnda, Thialane and Diogane).
Djirnda, where children dive and play around the wooden jetty whilst waiting the arrival of Pirogues, bringing returning villagers with their luggage and provisions. Once the Pirogues are in sight, the children hasten to bring their donkey carts to the jetty, loading and transporting in order to earn a few extra coins. Here on the jetty the fishermen return early each morning with their catch, and from whom we purchase 1 kilo of fresh prawns and a grouper (of substantial size) before heading towards Thialane. ‘Lost’ in the middle of nowhere, the mooring at Thialane on a narrow river branch provided a backdrop of tranquility in its absolute wilderness. We spend the afternoon enjoying the freshly cooked prawns with garlic mayonnaise, and the grouper, simply grilled. After which, a dip in the river with its waters at 29 ºC, and Laurent has the luck to sight a wild monkey, peeping out curiously from the mangroves and venturing near Galatée to investigate Laurent with his snorkel and mask
Continuing southwards, we make a final village stop at Diogane, where, right in the midst of the preparations for the coming Muslim festival ‘Tabaski’ (which falls on 17th November), the village women welcome us warmly, showing us the rhythmic and rigorous process of pounding corn and spices that will be used for the festival.
With a constant and stable northeasterly, we manage to sail, just with the genoa, all the way for our final stretch of our journey in the Sine Saloum before exiting onto the River Diomboss, towards the final mooring at Jackonsa that opens westwards into the Atlantic. Here, we are moored in waters 5 meters deep in front of a long stretch of white sands beach. With Pascal, we set up a little fire to grill the wild oysters that Laurent and I had gathered the day before in the mangroves of Diogane, and complete the meal tasting the fruit of the baobab tree, known as ‘monkey’s bread’ (literal translation from the French name “Pain de Singe”).
非洲北岸Sine Saloum河流
离开大城市,南下寻找大自然。这里的河流河湾多,周围的小村庄并不多。村民靠渔业生活。我们在其中的一个小村庄,买了1公斤多的鲜虾,两个人一口气一餐内吃完了!我们也在河湾的两岸采取新鲜的野牡蛎,在海边的沙滩上,生火烧烤来吃,很不错!
这里大多数的村庄都很贫穷,小孩子们一见到我们,不免伸手要糖果。不过,他们的生活简单平静,回教徒和基督教徒一起生活,治安完全不成问题。况且,我们和两艘法国帆船一起,他们各自一家五口,总共6个小孩,每到小村庄,都会有很多非洲小朋友热烈欢迎,气氛的确很特别!
Nous entrons dans la passe de Djifer au petit matin du 07 /11 avec Lunéo qui vient de nous rejoindre et nous longeons la côte à cinquante mètre pour trouver le maximum de profondeur. Nous croisons la migration impressionnante des dizaines de grandes pirogues de pêche qui partent de Djifer pour le large.
Nous faisons une petite halte le temps de rentrer la route (sinueuse) que nous devons suivre dans le bolong (bras de rivière) peu profond de Ndangane pour atteindre Mar Lodj et nous relevons le safran et une bonne partie de la dérive de manière à ne pas caler plus de un mètre ; ça devrait le faire...
Mar Lodj, sur l'île du même nom, est un petit village à majorité catholique connu pour son accueil et sa messe à tam-tam du dimanche matin. Nous loupons la messe, mais pas l'accueil que nous trouvons d'ailleurs – rançon du succès auprès des voiliers de passage - un peu convenu pour ne pas dire franchement lourdingue. Mais bon, avec ses plages de sable et l'immensité de la mangrove souveraine dans laquelle serpentent les bolongs, l'île est belle (grande aussi). Après une deuxième nuit au mouillage devant le campement de Jean-Claude et Denise (deux navigateurs Bordelais tombés amoureux du coin et semi-sédentarisés), un demi-Mile en amont du village, nous faisons route inverse et piquons vers le cœur du Sine Saloum pour rejoindre la rivière Diomboss. Nous suivrons avec le catamaran Delphis (Pascal, Maryse et les enfants) la route de Lunéo dans les villages où Laurent et Cécile doivent accomplir leur mission de soutien scolaire dans le cadre de VSF.
Nous passons la nuit à Djirnda, en face de la petite jetée en bois a l'entrée du bolong où nous achetons le lendemain matin aux pêcheurs un kilo de grosses crevettes fraiches et un beau mérou que nous dégusterons dans le bolong devant Thialane. Thialane, en voilà une escale du bout du monde !
Un tout petit bolong - où à la renverse de courant on a presque les fesses dans les palétuviers - et un joli petit bout de village dans la savane avec ses vaches, ses chèvres, ses baobabs et sa nuée de gamins adorables qui vous agrippent un doigt et qui accompagnent, tous fiers, leur nouvelle rencontre. Nous profitons vraiment du calme et du charme de ce mouillage au milieu de nul part et de la douceur de la vie sur l'eau des bolongs; eau de mer à 29 degrés - à la surface miroir ou tout juste ridée par une brise légère - où nous nageons quotidiennement en ayant la chance d'observer, cet après-midi là, un petit singe fauve, qui curieux, s'est approché sur les branches basses de la mangrove à quelques mètres de Galatée.
Nous continuons nos sauts de puces vers du sud et faisons escale pour une journée à Diogane, le dernier village sur la route ou nous trouvons, ici aussi, un accueil formidable.
Une jolie brise de NE s'établit et nous glissons sous génois seul le long du bolong qui nous mène a la pointe de Jackonsa, estuaire de la rivière Diomboss et sortie du Sine Saloum sur l'Atlantique. Nous mouillons dans cinq mètres d'eau devant une très belle plage de sable fin bordée de savane où nous y faisons, en fin d'après-midi, une escale culinaire à la Robinson en faisant griller à l'ombre d'un baobab les huitres de palétuviers ramassées la veille à Diogane et en goutant un « pain de singe », fruit du baobab, que des pécheurs, à qui nous avons donner un peu d'eau douce en dépannage, nous offrent.
Leaving Gorée around 9 pm, we set our sails for a very comfortable journey south towards the Sine Saloum. Arriving just after dawn, we cross the paths of dozens of the local fishing pirogues all setting out to sea. Quite a memorable sight and experience, as these pirogues are huge and colorful, even in the faint light of the rising sun. Just a quick stop at Djifer: to take the time necessary to lunch and to enter the numerous waypoints into our portable GPS for the route towards Mar Lodj. Sailing on the river requires quite a bit of care, as some parts of the river and its meandering branches are really shallow.
Mar Lodj, a village located on an islet of the same name, is further upriver from Djifer in the Marigot de Ndangane. The village, mainly catholic, has been recommended for its Sunday ‘tam-tam’ (traditional drumming) mass and the warm reception that the village extends to travelers and passing sailboats. We arrive too late for the Sunday mass, but are literally taken ‘hostage’, unfortunately, for a guided tour of the village with incessant requests for money, leaving an unpleasant after-taste. Well, with the white sands, palm and coconut trees and mangroves, a couple of bed-and-breakfasts where the reception is sincere, Mar Lodj is still a very pretty place. We spend a second night half a Mile further from the village, in front of the encampment of a couple from Bordeaux – Jean-Claude and Denise, who fell in love with the place a couple of years ago.
Following the path of 2 families we met at the CVD : Lunéo (Laurent and Cécile) and the catamaran Delphis (Pascal and Maryse), we journey south, deep into the heart of the Sine Saloum on its narrow and shallow river branches, passing by several small villages (Djirnda, Thialane and Diogane).
Djirnda, where children dive and play around the wooden jetty whilst waiting the arrival of Pirogues, bringing returning villagers with their luggage and provisions. Once the Pirogues are in sight, the children hasten to bring their donkey carts to the jetty, loading and transporting in order to earn a few extra coins. Here on the jetty the fishermen return early each morning with their catch, and from whom we purchase 1 kilo of fresh prawns and a grouper (of substantial size) before heading towards Thialane. ‘Lost’ in the middle of nowhere, the mooring at Thialane on a narrow river branch provided a backdrop of tranquility in its absolute wilderness. We spend the afternoon enjoying the freshly cooked prawns with garlic mayonnaise, and the grouper, simply grilled. After which, a dip in the river with its waters at 29 ºC, and Laurent has the luck to sight a wild monkey, peeping out curiously from the mangroves and venturing near Galatée to investigate Laurent with his snorkel and mask
Continuing southwards, we make a final village stop at Diogane, where, right in the midst of the preparations for the coming Muslim festival ‘Tabaski’ (which falls on 17th November), the village women welcome us warmly, showing us the rhythmic and rigorous process of pounding corn and spices that will be used for the festival.
With a constant and stable northeasterly, we manage to sail, just with the genoa, all the way for our final stretch of our journey in the Sine Saloum before exiting onto the River Diomboss, towards the final mooring at Jackonsa that opens westwards into the Atlantic. Here, we are moored in waters 5 meters deep in front of a long stretch of white sands beach. With Pascal, we set up a little fire to grill the wild oysters that Laurent and I had gathered the day before in the mangroves of Diogane, and complete the meal tasting the fruit of the baobab tree, known as ‘monkey’s bread’ (literal translation from the French name “Pain de Singe”).
非洲北岸Sine Saloum河流
离开大城市,南下寻找大自然。这里的河流河湾多,周围的小村庄并不多。村民靠渔业生活。我们在其中的一个小村庄,买了1公斤多的鲜虾,两个人一口气一餐内吃完了!我们也在河湾的两岸采取新鲜的野牡蛎,在海边的沙滩上,生火烧烤来吃,很不错!
这里大多数的村庄都很贫穷,小孩子们一见到我们,不免伸手要糖果。不过,他们的生活简单平静,回教徒和基督教徒一起生活,治安完全不成问题。况且,我们和两艘法国帆船一起,他们各自一家五口,总共6个小孩,每到小村庄,都会有很多非洲小朋友热烈欢迎,气氛的确很特别!
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire